CARBONNEL ou Inconnu de Saint-Flour

Par Eric Panthou

Exécuté sommairement le 10 août 1944 à Saint-Flour (Cantal) ; victime civile ?

Le 13 août 1944 deux cadavres furent découverts au lieu dit Pont de Frayssinet, commune de Saint-Flour. L’un des deux était le gendarme Gaston Thomassin, FFI, après qu’il ait été arrêté au combat et qu’il fut pansé à Saint-Flour le 8 août en compagnie d’un autre prisonnier non identifié. Les deux hommes restèrent le 9 à l’Institution Notre-Dame où Thomassin avait été soigné, puis ils furent emmenés la nuit du 9 au 10 août pour être fusillé dans le bois, le visage férocement mutilé. Selon un autre témoignage, le meurtre aurait eu lieu le matin du 9 août. Le second mort, inconnu, également appelé Carbonnel portait un complet civil, il était défiguré et avait des impacts de balles. La mention "circoncis" pourrait laisser présager qu’il s’agit d’une victime juive. Il n’avait pas l’uniforme FFI comme Thomassin et les chefs de Thomassin ne l’identifièrent pas. Ce n’était donc pas nécessairement un FFI.

Un Pierre Jean Carbonnel, né à Calvès, commune de Carlat (Cantal) le 13 août 1908, fils de Marc Carbonnel, cultivateur à Calvès, marié le 5 mai 1886 à Labrousse (Cantal) avec Marie Charmes, était bien résistant FFI (GR 16 P 105975) mais aucune mention de son décès a été trouvée. Il s’était marié à Labesserette (Cantal) le 23 août 1933 avec Jeanne Justine Figeac.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239704, notice CARBONNEL ou Inconnu de Saint-Flour par Eric Panthou, version mise en ligne le 31 mars 2021, dernière modification le 4 avril 2021.

Par Eric Panthou

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 61 : crimes de guerre, Saint-Flour, exécution de 2 résistants. — État-civil Saint-Flour.

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