CIPIÈRE Fernand

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 28 septembre 1920 à Ingrandes-sur-Loire (Maine-et-Loire), victime civile des combats de la Libération morte le 17 août 1944 à Chartres (Eure-et-Loir) des suites de blessures ; cheminot ; résistant non homologué.

Fernand Cipière était fils de cheminot. Il fit ses études à l’école Eugène Livet à Nantes de 1933-1938 puis à celle des Arts et Métiers d’Angers dans la promotion 1938, d’où il ressortit avec le titre d’ingénieur. Il suivit alors les traces de son père en entrant à la SNCF le 13 octobre 1941. Il fut nommé chef de district à Maintenon (Eure-et-Loir). Il se maria et était père d’une petite fille.
Il entra sans doute dans la résistance au moment des combats de la Libération car il est mentionné FFI sur MdH et MGW mais il n’est pas homologué au SHD Vincennes.
Dans la nuit du 15 au 16 août 1944, les Allemands minèrent et firent sauter un pont stratégique pouvant permettre aux Américains de franchir l’Eure à Maintenon et de rallier rapidement Paris. Le lendemain matin, le maire de Maintenon organisa la réparation et fit appel à Fernand Cipière afin de profiter de ses compétences. Le travail commença en utilisant des traverses de chemin de fer mais vers dix heures du matin, un camion bâché arriva de Chartres avec à son bord des soldats allemands. L’un d’eux jeta une grenade sur le groupe de travailleurs bénévoles. Fernand Cipière fut touché et grièvement blessé. Conduit à l’hôpital de Chartres, il y décéda le 17 août de ses blessures.
Il est inhumé au cimetière communal, à Auray (Morbihan).
Il obtint la mention « Mort pour la France » (dossier SHD Caen AC 21 P 45583).
Son nom figure sur le monument aux morts et la plaque commémorative de la SNCF en gare, à Maintenon (Eure-et-Loir), sur les plaques commémoratives de l’école Eugène Livet, à Nantes (Loire-Atlantique) et le monument commémoratif dans la cour de l’École des Arts et Métiers et la publication de la Société des Ingénieurs Arts et Métiers, à Angers (Maine-et-Loire).
Son nom a été donné au pont qui traverse l’Eure, à Maintenon (Eure-et-Loir) et à la promotion spéciale de l’école des chefs de districts au centre Voie et Bâtiments de La Folie, à Nanterre (Hauts-de-Seine).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239798, notice CIPIÈRE Fernand par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 4 avril 2021, dernière modification le 4 avril 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Notice sans auteur dans Cheminots victimes de la répression Mémorial 1940-1945, sous la direction de Thomas Fontaine, Perrin/SNCF, Paris, 2017, page 1604.— Mémoire des Hommes.— Mémorial genweb.

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