MISSEREY Just [MISSEREY Ernest, Just]

Par Jean Belin

Né le 22 avril 1889 à Prémeaux (Côte-d’Or), mort le 14 novembre 1979 à Alise-Sainte-Reine (Côte-d’Or) ; employé des PTT à Dijon ; syndicaliste CGT confédéré de Côte-d’Or ; militant socialiste

Fils de Pierre Jean-Baptiste Jacques Joseph et de Claudine Bonnardot, parents vignerons à Prémeaux, Just Misserey travailla dans le domaine de ses parents après la fin de sa scolarité. Il s’installa à Dijon après son admission aux PTT dans l’emploi de commis des Postes. Engagé à la CGT avant la guerre de 1914-1918, il fut membre de la commission administrative de l’Union Départementale CGT confédérée de Côte-d’Or après la scission en 1922. Just Misserey fut secrétaire de la section fédérale des PTT de Côte-d’Or, secrétaire régional du syndicat confédéré des agents des PTT (Côte-d’Or, Jura, Doubs, Haute-Saône, Yonne et Saône-et-Loire) et élu membre de la commission exécutive de la Fédération Nationale CGT des travailleurs des PTT en 1921. Il était délégué pour son syndicat au 1er congrès après la scission de sa Fédération en avril 1922 à Paris. Entre les deux guerres, il fut membre de la section socialiste de Dijon.
Reçu au concours de contrôleur de la Poste, Misserey fut nommé au centre de tri postal de Dijon gare. Il fut suspendu avec Louis Dupin, le secrétaire du syndicat unitaire, par le ministre des PTT, Georges Mandel à la suite d’une grève du personnel de son établissement le 12 janvier 1935. La totalité des agents grévistes du centre de tri furent frappés de la sanction d’un jour de mise à pied. Le 16 janvier 1935, Misserey participa à une délégation conduite par les dirigeants nationaux des deux Fédérations des PTT (CGT-CGTU) qui rencontra le ministre des PTT. L’entrevue fut houleuse, mais le ministre recula en annulant les sanctions. L’annonce de cette victoire qui était acquise grâce à une démarche unitaire se répandit dans tous les services avec une rapidité étonnante. Elle fut le prélude à la réunification entre la Fédération postale confédérée et la Fédération unitaire.
Just Misserey se maria le 12 avril 1913 à Prémeaux avec Marguerite Brocheret, avec laquelle il eut trois enfants nés à Dijon. Retraité en 1949, il quitta Dijon pour s’établir à Alise-Sainte-Reine jusqu’à son décès.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239856, notice MISSEREY Just [MISSEREY Ernest, Just] par Jean Belin, version mise en ligne le 6 avril 2021, dernière modification le 6 avril 2021.

Par Jean Belin

SOURCES : L’Eclaireur socialiste, mai-août-septembre 1922. — Histoire de la Fédération CGT des PTT, Georges Frischmann, éditions sociales, 1967. — Arch. Dép. de Côte-d’Or, état civil, recensement de la population et fiche de recrutement militaire.

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