MARTIN-GARIN Joseph, Jean, Baptiste

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 14 mai 1910 à Saint-Alban-des-Villards (Savoie), victime civile des combats de la Libération morte à l’hôpital le 23 août 1944 à La Tronche (Isère) ; cheminot ; victime civile.

Joseph Martin-Garin était le fils de Jean Baptiste et de Françoise Cartier Lange. Il était employé à la SNCF, à Tencin (Isère). Il était célibataire et domicilié à la ferme familiale.
Le 23 août 1944, il récoltait des mûres dans un champ à proximité. Des résistants prirent ce jour-là en embuscade sur la route nationale 523, entre Tencin et Froges, un groupe d’Allemands revenant de Grenoble. Joseph Martin-Garin fut touché d’une balle dans les reins en traversant la route pour regagner la ferme. Il réussit à ramper jusqu’à un fossé, où sa mère se porta à son secours tandis que les tirs se poursuivaient. Sa sœur tenta de s’approcher en brandissant un linge blanc. Le médecin de Tencin, Henri Lalande, âgé de 70 ans, arriva quelques minutes plus tard mais fut retenu par des soldats allemands qui le prenant pour un terroriste, le plaquèrent contre un mur et le tinrent en joue avant de l’autoriser à porter les premiers soins au blessé. Celui-ci fut transporté mortellement blessé à l’hôpital hospice de La Tronche, près de Grenoble, où il succomba le soir même à ses blessures.
Il obtint la mention « Mort pour la France » apposée en 1945 sur son acte de décès.
Son nom figure sur le monument aux morts, à Tencin et la plaque commémorative des agents de la SNCF en gare, à Grenoble (Isère).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239869, notice MARTIN-GARIN Joseph, Jean, Baptiste par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 7 avril 2021, dernière modification le 7 avril 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Notice sans auteur dans Cheminots victimes de la répression Mémorial 1940-1945, sous la direction de Thomas Fontaine, Perrin/SNCF, Paris, 2017, page 1618.— Mémorial genweb.

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