BOUSSIQUET Huguette, née FEAU

Par Jacques Trégaro

Née le 8 juillet 1933 à Tours (Indre-et-Loire), syndiquée CGT, militante du Parti Socialiste, militante de l’ACO, présidente du Comité tourangeau de l’Association « France-Palestine-Solidarité ».

Huguette Feau était fille d’un père employé à la compagnie du gaz (GDF), s elon son témoignage militant communiste sectaire et anti-clérical et d’une mère au foyer. Huguette est l’aînée d’une fratrie de six enfants. La Seconde guerre mondiale bouleversa son enseignement scolaire en 1940 et c’est grâce à une voisine de ses parents (femme chrétienne) qu’Huguette apprit à lire, à compter et le tricot.
Pouvant enfin retourner à l’école avec le désir de faire des études secondaires, Huguette arriva en classe de certificat d’étude à douze ans mais est trop jeune pour le passer, elle passa avec succès l’examen d’entrée en 6e. Elle entra au collège Michelet à Tours où elle fit sa 6e, 5e, et deux trimestres de sa 4e où elle se montra bonne élève, mais ses parents voulaient qu’elle travaille et cherche à son insu une place en apprentissage pour toucher les allocations familiales.
Huguette Feau entra alors dans une imprimerie, où elle dit avoir beaucoup souffert de ses collègues de travail parfois peu sympathiques. Elle adhéra à la CGT du Livre à seize ans et devint déléguée du personnel à vingt ans. Elle se maria à vingt-et-un ans avec un autre militant de la CGT, Henri Boussiquet, et décida de démissionner de son travail, sa chef de service devenue « presque agréable » refusa sa démission lui disant toute l’estime qu’elle avait pour elle.
Néanmoins Huguette Boussiquet se consacra à son foyer et aux six enfants qu’elle eut avec Henri, trois filles et trois garçons dont deux décédèrent à douze et vingt-trois ans. Huguette ne renonça pas pour autant à son engagement militant, elle adhéra en 1966 à l’ACO (action catholique ouvrière) et en 1967 au Parti socialiste au sein duquel elle occupa plusieurs responsabilités et fut candidate aux élections pour son Parti aux élections municipales et aux élections cantonales et régionales. Elle fut élue conseillère municipale en 1971 sur une liste d’union de la Gauche à Saint-Pierre-des-Corps et réélue en 1977, cette fois-ci adjointe au maire et cela jusqu’en 1995.
Militante associative infatigable, Huguette fut présidente des parents d’élève (FCPE) au collège Stalingrad à Saint-Pierre-des-Corps, puis présidente de l’APRI (association pour le recul de l’illettrisme) et présidente du Comité Tourangeau « France-Palestine-Solidarité » et membre du Conseil National de cette même association pendant huit ans.
Huguette Boussiquet s’occupait de son mari handicapé en 2021.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article239984, notice BOUSSIQUET Huguette, née FEAU par Jacques Trégaro, version mise en ligne le 12 avril 2021, dernière modification le 12 avril 2021.

Par Jacques Trégaro

SOURCES  : IHS-CGT de l’UD-CGT d’Indre et Loire

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