GITENET Octave

Par Michaël Boudard

Né le 17 août 1853 à Saint-Amand-en-Puisaye (Nièvre), mort le 22 novembre 1911 à Paris (IXe arr.) ; gardien-chef au musée du Louvre ; militant du groupe socialiste des originaires de la Nièvre à Paris.

Fils d’un sabotier, Octave Gitenet partit à Paris dès la décennie 1880 où il était l’un des militants actifs de la Fédération des travailleurs socialistes de la Nièvre dans la capitale : il en fut l’un des membres fondateurs et le trésorier dès 1883 aux côtés notamment de Claude Régnier et de Jules Caumeau. Ami de Ferdinand Gambon, il participa à la propagande en sa faveur lors de diverses élections dans la Nièvre.
À Paris, Octave Gitenet était rentré dans l’administration comme gardien des Musées nationaux avec l’aide et les conseils d’Alfred Massé, sénateur de la Nièvre entre 1879 et 1888. Il écrira d’ailleurs, à la mort de ce dernier qu’il « fut pour moi, avec Gambon mon premier professeur politique et plus tard, ce fut lui qui me dirigea vers l’Administration ».
À son décès, le journal l’Humanité précisa qu’il fut « l’un des fondateurs de la Fédération socialiste de la Nièvre », ce que n’écrit pas Hubert Rouger dans son Encyclopédie socialiste.
Devenu gardien-chef au musée du Louvre, Octave Gitenet fut une victime collatérale du vol de La Joconde le 22 août 1911. Accusé de « négligence continue », il fut remplacé et mis à la retraite d’office. Déjà malade, cette sanction disciplinaire l’affecta particulièrement et il mourut en novembre.
Quelques jours plus tard, à la Chambre des députés, Louis-Henri Roblin, député de la Nièvre, plaida la cause d’Octave Gitenet qui fut, selon lui, un fonctionnaire modèle.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article240316, notice GITENET Octave par Michaël Boudard, version mise en ligne le 2 mai 2021, dernière modification le 2 mai 2021.

Par Michaël Boudard

SOURCES : Arch. de Paris : état civil du 1er arrondissement. — Arch. Dép. Nièvre : état civil de Saint-Amand-en-Puisaye. — Journaux Le Patriote du Centre et L’Observateur du Centre. — Site BnF Gallica : journaux l’Humanité et La Lanterne.

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