FAIVRE Roger

Par Paul Boulland

Né le 19 août 1939 à Loisy (Saône-et-Loire) ; ouvrier métallurgiste, dessinateur puis journaliste ; dirigeant communiste de Courbevoie (Seine, Hauts-de-Seine) ; conseiller municipal de Courbevoie (1991-1997).

Son père, Marcel Faivre, fut cultivateur puis artisan maçon ; sa mère Marie née Gaudillère, fut servante, cuisinière puis sans profession. Aucun d’eux n’était militant et, catholiques, ils se montraient hostiles au Parti communiste. L’engagement de Roger Faivre fut influencé par l’exemple de son frère aîné, André Faivre, né en 1923, secrétaire fédéral communiste de Saône-et-Loire, membre du comité central et proche collaborateur de Waldeck Rochet*.

Élève de l’école publique puis breveté des ENP, Roger Faivre entra dans la vie professionnelle en 1957, comme ouvrier métallurgiste (mécanicien outilleur) dans une fabrique de ressorts à Courbevoie. En octobre de la même année, il donna son adhésion au Parti communiste à l’occasion d’une journée d’action contre la guerre d’Algérie. Peu après, en 1958, il entra également aux Jeunesses communistes. Selon son témoignage, il se chargea en particulier du travail « clandestin » en direction des jeunes appelés : introduction de tracts dans la caserne de Courbevoie, envoi de tracts aux soldats en Algérie. Arrêté à l’occasion d’un collage d’affiche lors de la campagne contre l’arrivée au pouvoir de de Gaulle, il fut licencié avec plusieurs militants de la JC, en juin 1958. Il retrouva du travail comme fraiseur dans l’entreprise Pizay et Bourget, à Courbevoie, où il assura le secrétariat de la cellule communiste et de la section syndicale CGT de 1958 à 1961. Il quitta ensuite cette entreprise pour une entreprise d’électronique de Colombes, où il travailla comme dessinateur.

Ayant suivi les cours d’une école centrale de journalistes du PCF, il devint, en 1962, rédacteur en chef du journal hebdomadaire L’Éveil, comme permanent. Devenu secrétaire de la section communiste de Courbevoie, il quitta la rédaction du journal en 1968 pour entrer au comité fédéral des Hauts-de-Seine où il était chargé du suivi des cinq hebdomadaires communistes du département. Il suivit les cours de l’école centrale de quatre mois du PCF en 1972.

Roger Faivre fut journaliste à l’Humanité à partir de 1973 et quitta alors ses responsabilités fédérales. A sa demande, il suivit durant deux ans les cours du soir du centre de formation des journalistes, à l’école de la rue du Louvre, et sortit premier de sa promotion. Au sein du journal, il débuta à la rubrique "Faits de société" et devint rapidement, et pour une dizaine d’années, accompagnateur du secrétaire général, Georges Marchais*, et chargé du suivi de l’activité du parti. A ce titre, il siégea à la commission nationale d’organisation du PCF. Il prit ensuite la responsabilité de la rubrique sociale. Il fut membre du comité d’entreprise de l’Humanité (1991-1995) et quitta le journal en septembre 1999, lors de son départ en retraite.

Roger Faivre fut conseiller municipal de Courbevoie de 1991 à 1997. Il était également un responsable associatif de la MJC de Courbevoie.

Son épouse, institutrice, milita à l’UJFF, au PCF et au SNI.

Roger Faivre était père de quatre enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24037, notice FAIVRE Roger par Paul Boulland, version mise en ligne le 30 décembre 2008, dernière modification le 23 janvier 2014.

Par Paul Boulland

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Réponse à un questionnaire, août 1999. — Entretien avec Paul Boulland, mars 2000.

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