PISSAVIN Pierre, Marcel alias Piston dans la résistance

Né le 11 décembre 1912 à Arlanc (Puy-de-Dôme), mort le 2 mars 1997 à Ambert (Puy-de-Dôme) ; cultivateur ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP) ; militant au Parti communiste (PCF) ; exclu ; membre du Parti socialiste.

Fils de Jean Pissavin, 25 ans, cultivateur à Arlanc, et d’Analie Isaline Guyon, 24 ans, ménagère, Pierre Pissavin était cultivateur en 1936 à Arlanc. Il s’était marié le 6 janvier 1934 à Novacelles (Puy-de-Dôme) avec Simone Portail (?), mariage dissous le 16 mai 1944 par divorce. Il eut deux filles.
Il fut mobilisé le 3 septembre 1939 et envoyé aux armées à l’est. Le 15 mai 1940, il dit avoir été assommé par deux hommes de son régiment "truffé de fascistes". Hospitalisé, il fut ensuite démobilisé. L’État n’a jamais voulu reconnaître ses blessures qui l’handicapèrent assez lourdement le reste de sa vie. Il rejoignit ensuite la Résistance au sein des FTP du camp Guy Moquet dans le Puy-de-Dôme à partir du 9 juin 1944 au-dessus de Fournols (Puy-de-Dôme). Son chef aurait été Roger Beligat alias Alain Derval qui selon Pissavin était autoritaire et l’aurait frappé pour une maladresse. Se considérant comme le souffre douleur et menacé d’être fusillé, il quitta le camp pour rejoindre ses deux filles à Arlanc. Il fut bientôt rattrapé et reçut une nouvelle correction avant de retourner au camp. C’est là qu’il fit la connaissance de Philomen Mioch. Il a notamment participé aux combats du Brugeron où son camarade Raymond Laprononcière fut tué, le 22 août 1944. Le surlendemain, il participa à la libération de la ville de Thiers par les FTP et dit avoir été en tête avec son FM dans la colonne avançant dans la ville aux mains des Allemands. Étant le plus âgé du groupe, il dit avoir été désigné responsable. Leur chef, Rossignol, alias Pigeon, reçut la reddition de l’officier allemand.
c Sa durée des services homologuées va du 8 juin au 28 août 1944.
Membre du Parti communiste sans doute avant-guerre, il en fut exclu en 1958 pour avoir contesté la ligne de la fédération aux législatives qui a maintenu ses candidats alors que selon lui des candidats socialistes auraient pu être élus. Au final ce sont uniquement des candidats gaullistes et giscardiens qui le furent. Il prit ensuite sa carte au Parti socialiste, estimant que les militants étaient encore à cette époque combattifs, notamment contre le poujadisme.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article240548, notice PISSAVIN Pierre, Marcel alias Piston dans la résistance, version mise en ligne le 21 mai 2021, dernière modification le 9 juin 2021.

SOURCES : SHD Vincennes, 19 P 63/6, dossier homologation du camp FTP Guy Moquet comme unité combattante. — Lettres de Pierre Pissavin à Philomen Mioch, 3 et 12 septembre 1973 et une non datée, circa 1973. Copie transmise par Rose Blin-Mioch. — SHD Vincennes, GR 16 P 480360, dossier résistant pour Pierre Pissavin (nc). — Généanet. — État civil Arlanc (en ligne).

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