CHAUVIN Simone, née HANNECART Simone, Françoise, Maria

Par Andre Delestre

Née le 27 février 1911 à Mont-Saint-Aignan (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), morte le 6 janvier 1989 à Rouen (Seine-Maritime) ; commerçante ; résistante FTPF, groupe Lorraine ; déportée.

Mariée à Robert Chauvin, le couple habita au 36 rue Méridienne à Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) et eurent deux enfants. Elle géra un café au rez-de-chaussée du meublé où la famille habitait.
Dès le 20 juin 1940, elle entra dans l’action clandestine avec son mari, Robert Chauvin, militant communiste. Le 17 juin 1942, il fut arrêté par l’inspecteur de police Alie pour ses activités au sein des FTP et fusillé le 15 août 1942 à Grand-Quevilly, laissant sa veuve avec deux enfants à élever.
De son côté, Simone Chauvin eut pour tâche d’héberger et de nourrir les Francs tireurs et partisans français (FTPF) de passage ou de mission à Rouen. À l’été 1943, elle prépara des repas destinés à ravitailler les clandestins du groupe Lorraine. Son établissement servit également de lieu de réunion à ses membres.
Arrêtée par l’inspecteur Alie le 31 juillet 1943 dans son café, celle-ci fut interrogée avant d’être remise à la Gestapo pour subir de nouveaux interrogatoires. Simone Chauvin ne délivra aucune des informations en sa possession.
Internée à la prison de Rouen, du 31 juillet 1943 au 6 février 1944, elle fut transférée le 7 février au camp de Romainville (Seine, Seine-St-Denis) puis déportée le 28 mars 1944 au camp de Ravensbrück (Allemagne) avant d’être transférée vers celui de Mauthausen. Voir maquis de Barneville-sur-Seine (Eure), le 24 août 1943
Libérée par la Croix rouge internationale (CRI) le 22 avril 1945, elle arriva en Suisse le 24 avril puis fut rapatriée par Annecy le 26 avril avant de retrouver Rouen le 28 avril 1945. Comme beaucoup de déportés, son état général se manifesta, notamment, par des œdèmes de carence. La dégradation de sa santé liée à ses conditions d’internement lui valut l’attribution d’une pension militaire d’invalidité de 100% pour maladies contractées en déportation
Elle eut le grade de soldat, titre de déporté résistant (DIR), homologuée au titre de la Résistance intérieure française (RIF), Médaille militaire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article240581, notice CHAUVIN Simone, née HANNECART Simone, Françoise, Maria par Andre Delestre, version mise en ligne le 26 mai 2021, dernière modification le 26 mai 2021.

Par Andre Delestre

SOURCES : Direction des archives des victimes des conflits contemporains (DAVCC). — Archives départementales de la Seine-Maritime. — Michel Croguennec, 1943, le maquis de Barneville, Editions L’Écho des vagues.

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