GUILBAUD André

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 18 juin 1896 à Talence (Gironde), guillotiné suite à une condamnation à mort le 31 août 1943 à Cologne (Allemagne) ; cheminot ; résistant des Forces françaises combattantes (FFC).

André Guilbaud était le fils de Louis et de Jeanne Lagoutte. Il se maria le 23 septembre 1919 avec Clémentine Cancel, dont il eut deux enfants. Il entra au chemin de fer le même mois comme employé principal au service Voie et Bâtiments du 9e arrondissement, à Bordeaux (Gironde).
Dès le début de l’Occupation, il entra dans la Résistance au groupe de l’Armée des volontaires et CND-Castille. L’organisation fut démantelée par les Allemands et il fut arrêté à son domicile le 22 janvier 1942. Il fut interné au fort du Hâ, à Bordeaux puis transféré à Fresnes. L’affaire fut classée dans le cadre de la procédure "Nacht und Nebel" (Nuit et Brouillard) et il fut déporté le 9 octobre dans le plus grand secret avec 44 membres de l’Armée des volontaires vers le camp spécial SS d’Hinzert. Le 28 mai 1943, il fut présenté devant le Volksgerichtshof (Tribunal du peuple), à Trèves. Avec 19 de ses camarades, il fut condamné à mort pour "menées de résistance contre l’occupant, aide à l’ennemi et espionnage". Interné à la prison de Rheinbach (Rhénanie-du-Nord), il fut envoyé dans celle de Klingelpütz, à Cologne où il fut guillotiné le 31 août 1943.
Il obtint la mention « Mort pour la France » apposée sur son acte de décès et le titre de "Déporté et interné résistant" attribué en 1965. Il fut homologué au grade de sous-lieutenant des Forces françaises combattantes (FFC) et reçut à titre posthume la Légion d’honneur et la Croix de guerre 1939-1945.
Il obtint la mention « Mort en déportation » par arrêté du 6 mai 1994.
Son nom figure sur le monument commémoratif de la SNCF en gare de Bordeaux-Saint-Jean, à Bordeaux (Gironde).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article240624, notice GUILBAUD André par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 31 mai 2021, dernière modification le 1er juin 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : dossiers AVCC-SHD Caen, AC 21 P 460053 et Vincennes, GR 16 P 277369 (nc).— Thomas Fontaine, Guillaume Quesnée dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, Perrin/SNCF, Paris, 2017, page 733.— Mémorial genweb.

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