SEPRÉ Alfred, Gabriel

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 31 mai 1921 à Saint-Jean-d’Assé ( Sarthe), guillotiné suite à une condamnation à mort le 12 février 1945 à Wolfenbüttel (Allemagne) ; cheminot.

Alfred Sepré était le fils d’Alexandre, journalier et de Émilienne Brossard. Il était célibataire et domicilié chez ses parents au lieu-dit Les Gaulardières, à La Bazoge (Sarthe).
Il fut embauché à la SNCF comme manœuvre auxiliaire au dépôt du Mans et fut détaché le 23 août 1943 à la Deutsche Reichsbahn en gare de Geisecke-über-Schwerte (Ruhr).
Avec ses camarades Abel Grison et Abel Richer, il se livra au sabotage et au vol à l’intérieur de colis postaux destinés aux soldats allemands sur le front de l’Ouest. Il fut arrêté le 24 juin 1944 ainsi que ses deux camarades dans son camp d’habitation lors d’une fouille à la suite du vol d’un colis contenant plusieurs centaines de briquets. Ils avaient commis l’imprudence d’en conserver quelques-uns et furent immédiatement mis en cause. Ils furent écroués à la prison de Hagen puis à celle de Dortmund le 20 novembre 1944 pour y être jugés. Ils furent condamnés à mort par le Tribunal le 20 décembre 1944 et transférés le 12 janvier 1945 à la prison de Wolfenbüttel. Alfred Sepré fut guillotiné le 12 février 1945 à 12h25, à Wolfenbüttel (Basse-Saxe).
Son nom figure sur le monument commémoratif du dépôt et la plaque commémorative SNCF en gare, au Mans (Sarthe).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article240658, notice SEPRÉ Alfred, Gabriel par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 5 juin 2021, dernière modification le 5 juin 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : dossier AVCC-SHD Caen, AC 21 P 538391.— Arnaud Boulligny dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, Perrin/SNCF, Paris, 2017, page 1360.— Mémorial genweb.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément