PISETTA Louis

Par Eric Panthou

Né le 14 juillet 1905 à Albiano (Italie), mort en 1968 ; chauffeur ; militant du Parti communiste (PCF) ; volontaire de l’Espagne républicaine ; résistant ; déporté.

Fils de Giuseppe Pisetta, Louis Pisetta est né dans la région du Trentin-Haut-Adige (Italie). Il est arrivé en France en 1922, fuyant le régime fasciste. Il continua son engagement militant dans les organisations antifascistes françaises et italiennes. En 1936, il rejoignit les Brigades internationales en Espagne et combattit dans les rangs du bataillon Garibaldi.
Il adhéra au Parti communiste en 1925 à La Chataigneraie (Vendée). Il devint le compagnon de Jeanne Couteau. Il exerçait la profession de chauffeur et elle cuisinière. En 1940 il travaillait sur la base aérienne de Parçay-Meslay (Indre-et-Loire) et commença alors à saboter le matériel allemand. En 1941 il parvint à faire évader des prisonnier français et leur fournit des habits.
Sous l’Occupation, le couple habitait rue du Champ-de-Mars à Tours (Indre-et-Loire).
Le soir, ils assuraient des tâches clandestines en faveur du Parti communiste : collage d’affiches, distribution de tracts.
Le 4 août 1942, à 3 heures du matin, ils sont arrêtés à leur domicile, alors qu’ils viennent juste de rentrer de leur activité clandestine nocturne. Il fut interné jusqu’au 15 septembre 1943. Louis Pisetta est déporté depuis Compiègne le 16 septembre 1943 au KL Buchenwald sous le matricule n° 40588. Les archives Arolsen indiquent qu’il a été interné le 19 janvier 44 à Buchenwald, à la demande de la direction de la Sipo et du SD de Paris. Motif : italien politisé. On ignore sa situation entre le 16 septembre 1943 et le 19 janvier 1944.
Sa compagne était morte du typhus, au Revier de Birkenau, au début d’avril 1943.
À son retour de déportation, en avril 1945, il était tellement faible qu’il ne put alors reprendre le travail et subvenir à ses besoins. Il garda une santé très fragile jusqu’à sa mort en 1968.
Il a été reconnu déporté et interné de la résistance (DIR), Forces françaises de l’intérieur (FFI). Il a obtenu en 1961 la carte de déporté résistant.
Il habitait encore à Tours. Il s’était remarié après guerre et appartenait à l’association Les garibaldiens, association française d’anciens combattants volontaires et résistants garibaldiens. Il resta militant du PCF mais sans aucune responsabilité en raison de sa santé fragile.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article240717, notice PISETTA Louis par Eric Panthou, version mise en ligne le 3 juin 2021, dernière modification le 4 juin 2021.

Par Eric Panthou

SOURCES : SHD Vincennes GR 16 P 480320, dossier Louis Pisetta (nc). — AVCC Caen, AC 21 P 661874, dossier déporté pour Louis Pisetta (nc). — Notice biographique sur Jeanne Couteau. Site Mémoire vive. — Attestation de Roger Tuhau pour Louis Pisetta, 22 janvier 1959 (archives Laura Artusi). — Lettre sur le parcours militant de Louis Pisetta. Signée Paul Delanoue, Tours. Les garibaldiens, association française d’anciens combattants volontaires et résistants garibaldiens (archives Laura Artusi). — Carte du PCF pour Louis Pisetta, fédération d’Indre-et-Loire (archives Laura Artusi). — Buchenwald Dora et leurs commandos, n°72, janvier 1968. — Archives Arolsen

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