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DANNIÉLOU Marius, René

Né le 22 septembre 1910 à Toulon (Var), tué le 15 août 1944 à Tréon (Eure-et-Loir) ; ouvrier ; victime civile.

Marius Danniélou (écrit aussi par erreur Daniélou) était le fils de Joseph Marie, né à Brest, quartier maître mécanicien, alors âgé de 34 ans, et de son épouse Marie Josèphe née Corre, âgée de 25 ans, domiciliés à Toulon, 6 route du Cap Brun.
Il fut mobilisé en 1940 et il échappa à la captivité. En 1944, il travaillait comme ouvrier dans l’entreprise Lenoir à Tréon.
Selon un article (non daté) du quotidien “Le populaire d’Eure-et-Loir”, il fut tué dans les circonstances suivantes :
"Le 15 août [1944], à 14 heures, les boches (sic) qui ne s’attendaient pas si vite à l’arrivée de nos Alliés, avaient fait leurs préparatifs de départ pour le soir. Réquisitionnant chevaux, voitures et personnel, leur chargement était prêt ; l’arrivée foudroyante de la reconnaissance américaine vint les surprendre et, refusant tout combat, ils s’enfuirent à travers bois. Après le passage de nos amis, quelques-uns d’entre eux revinrent le soir et demandèrent au maire d’assurer le départ des voitures par traction hippomobile. Dommage que la résistance dans notre pays n’ait pas été mieux organisée. Toujours est-il qu’un de nos jeunes compatriotes, Marius Daniélou (sic), fut chargé de la conduite d’une des voitures. Au retour, en compagnie de M. Bourgeois, cultivateur, ils essuyèrent de la part des Allemands, une rafale de mitrailleuse envoyée à leur adresse. Daniélou, la poitrine trouée, tomba à terre pendant que son compagnon de route était blessé au bras. Depuis, qu’est-il devenu ? D’aucuns assurent qu’une ambulance américaine de passage l’aurait emmené. Quoi qu’il en soit, depuis ce moment, aucune nouvelle de lui n’est parvenue. Nous demandons à la municipalité de provoquer des recherches par voie administrative pour tenter de retrouver la trace de notre infortuné concitoyen."

Son nom, orthographié Daniélou, est inscrit sur le monument aux Morts de Tréon. Il n’est pas recensé dans la base des victimes civiles 1939-1945 du site Mémoire des Hommes.

Par Dominique Tantin

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