SERRA Marcelle, Maximine, Thérèse, épouse FOURMOND

Née le 7 juin 1911 à Aubervilliers (Seine, Seine-Saint-Denis), morte le 28 janvier 1992 à Saint-Mandé (Seine, Val-de-Marne) ; sans profession ; Résistante FFI/CDLR de Stains (Seine, Seine-Saint-Denis) ; déportée à Ravensbrück (Allemagne).

Fille de Jean Serra et de Marie Thérèse Avondoglio, mariée le 26 mai 1928 à Stains avec Paul Alexandre Fourmond né le 18 juin 1904 à Athis-Mons (Seine-et-Oise, Essonne ). Deux enfants naquirent, Jean né en 1929, Georges né en 1931.
Depuis 1928, la famille demeurait 22 rue des Parouzets à Stains (Seine, Seine-Saint-Denis).
Elle appartenait aux Forces Françaises de I ’Intérieur (FFI), mouvement Ceux de la Résistance (CDLR) de Stains, sous les ordres du Capitaine FFI de Stains, Jacques Bouillant. Elle affirma dans son dossier militaire, « s’être consacrée depuis 1941 à une intense propagande en faveur des Alliés, avoir apporté son aide aux réfractaires du STO de Stains et à des prisonniers évadés. Elle avait rejoint le groupe de résistance "Henri dit Papa" [Henri Manigard] d’Aubervilliers en mai 1943, au sein duquel elle était agent de liaison ; elle fut nommée le 6 juin 1944, au grade de lieutenant FFI par ses supérieurs. Incorporée dans le corps-francs CDLR comme infirmière, elle participa à des coups de mains dans la région de Stains et Pierrefitte, conserva chez elle des armes et des munitions. Du 1er juillet au 11 août 1944, elle hébergea à son domicile l’État-Major CDLR de Stains, dont les directives partaient de chez elle ».
Elle fut arrêtée par les Allemands le 11 août 1944, internée à Fresnes (Seine, Val-de-Marne), déportée le 15 août suivant à Ravensbrück (Allemagne) dans le convoi I.264, reçut le matricule 57761. Libérée par l’Armée Rouge, elle fut envoyée en Suède où elle subit une opération, puis fut rapatriée le 29 juin 1945 par la Croix Rouge dont elle devint Vice-Présidente de la section de Stains à son retour.
Marcelle Fourmond fut homologuée FFI/CDLR au grade fictif d’adjudant le 9 mai 1947. Elle reçut la Croix d’Honneur Franco-Britannique et la médaille de la Résistance.
Elle déclara en 1947, qu’elle était restée en correspondance avec plusieurs de ses compagnes d’internement en Allemagne, notamment Lise Corjon à Nogent-sur-Vernisson (Loiret) et Mady Aylmer 15 rue Chaudron à Paris (Xe arr.), desquelles elle produisit diverses lettres relatant des souvenirs de captivité.
En 1949, selon les Renseignements Généraux « elle n’avait aucune activité rémunérée et vivait du produit du travail de son mari ajusteur-soudeur chez Pantz, 56 boulevard de Picpus Paris (XIIe arr.) ».
Le 14 novembre 1950, Jean de Vogüé, Président-liquidateur du mouvement CDLR, décerna une attestation à Marcelle Fourmond, dans laquelle il témoigna que « son activité lui avait valu d’être arrêtée sur dénonciation d’un agent-double nommé G.., qui s’était infiltré dans son groupe … »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article240756, notice SERRA Marcelle, Maximine, Thérèse, épouse FOURMOND, version mise en ligne le 4 juin 2021, dernière modification le 4 juin 2021.

SOURCES : Arch PPo. 77 W 2848-457772. – SHD RG 16P 57956 et 16 P 545879. – Livre-Mémorial, Fondation pour la Mémoire de la Déportation, Éd. Tirésias, 2004, Partie I liste N°264. – Dictionnaire de la Résistance, Sous la direction de François Marcot avec la collaboration de Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé, Ceux de la Résistance, Guillaume Piketty, Éd. Robert Laffont, 2006, p 135-138. – Arch. Départementale du Loiret. – Archives municipales de Stains, fiche FNDIRP, dénombrements 1936, listes électorales. – État-civil de Stains et d’Aubervilliers.

Gérard Larue

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