ROCHAS Claude

Par Jean-Luc Marquer

Né le 4 octobre 1899 à Morestel (Isère), mort au combat le 23 août 1944 à Bourgoin (aujourd’hui, Bourgoin-Jallieu, Isère) ; agriculteur ; résistant de l’Armée secrète, homologué sous-lieutenant des Forces françaises de l’Intérieur.

Claude Rochas était le fils d’Émile, François Rochas, industriel, et de Marie, Benoîte Cavet.
Les trois enfants du couple furent légitimés par le mariage de leurs parents en 1901. La famille demeurait à Morestel (Isère).
Il fut appelé sous les drapeaux et incorporé à partir du 19 avril 1918 au 158e RI. Il passa au 412e RI à partir d’avril 1920 et servit en Palestine et Syrie. Une citation à l’ordre du Régiment pour son attitude lors de combats qui eurent lieu entre le 20 et le 24 novembre 1920 indique qu’il était alors sous-officier.
Il fut rendu à la vie civile le 23 mars 1921 et revint à Morestel. Il déclarait alors être agriculteur. Il y épousa Marie Guéry le 25 mai 1929.
Il fut rappelé à l’activité le 24 janvier 1940 et fut affecté au 142e puis au 141e RR (Régiment régional). Il fut démobilisé le 17 juillet 1940.
En novembre 1941, il fut condamné par un tribunal militaire pour atteinte à la sureté extérieure de l’État au motif qu’il avait pavoisé sa maison aux couleurs francaises, anglaises et américaines le 11 novembre 1941.
Selon le dossier d’homologation de l’unité, il s’engagea dans la Résistance dès la fin de 1941 et rejoignit les rangs du maquis d’Ambléon-Morestel, secteur 7 de l’AS-Isère, dont il était l’intendant.
Claude Rochas fut tué lors des combats pour la libération de Bourgoin (aujourd’hui, Bourgoin-Jallieu, Isère), le 23 août 1944.
Il tomba lors des combats qui se déroulèrent autour des silos des magasins généraux à proximité de la gare ferroviaire.
Gardés par des soldats de la Kriegsmarine, ceux-ci renfermaient plusieurs centaines de tonnes de marchandises diverses destinées à la marine de guerre allemande.
Il fut enterré dans le caveau familial au cimetière communal de Morestel, emplacement 362.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué résistant, sous-lieutenant des Forces françaises de l’Intérieur. Ses services sont homologués à partir du 1er juin 1944.
Il fut décoré de la Médaille de la Résistance à titre posthume.

Son nom figure sur une stèle érigée érigée à l’entrée des magasins généraux, 2 route de Saint-Jean-de-Bournay à Bourgoin-Jallieu, sur le monument aux morts de Morestel, sur celui de Bourgoin-Jallieu : « Les résistants du secteur 7 à leurs camarades... » et sur le monument commémoratif du maquis d’Ambléon à Ambléon (Ain).
Une rue de Morestel porte son nom.


Notice provisoire


Voir : Bourgoin et Jallieu

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article241158, notice ROCHAS Claude par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 22 juin 2021, dernière modification le 3 août 2021.

Par Jean-Luc Marquer

SOURCES : Arch. Dép. Isère, RMM : 11NUM/1R1603_02, p ; 13. — SHD Vincennes, GR 16 P 515816 (nc) ; GR 19 P 38/14. — AVCC, Caen, AC 21 P 38330 (nc) — Rullière Maurice, Résistance en Bas-Dauphiné, Histoire du secteur VII Libérateur de Bourgoin et de Jallieu, Élie Bellier éditeur, Lyon 1982 — Mémorial GenWeb.— FranceGenWeb. — Mémoire des hommes. — Geneanet. — Vivre à Chirens — État civil.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément