ANGELI Ange, Michel

Par Frédéric Stévenot

Né le 4 février 1876 à Sartène (Sartè, Corse, auj. Corse-du-Sud), tué le 22 septembre 1944 à Antibes (Alpes-Maritimes) ; victime civile

Fils de Philippe François Angeli, natif de Carrano (canton de Valle-d’Alesani), alors muletier âgé de trente-neuf ans demeurant à Sartène, et son épouse Marie Pasca née Micheloni, alors ménagère âgée de vingt-six ans, Ange Angeli naquit au domicile de ses parents. Aucune mention figure en marge de son acte de naissance.

Au moment de son recensement militaire, Ange Angeli demeurait à Sartène. Aucune profession ne fut mentionnée sur le registre matricules. Il s’engagea volontairement pour quatre ans à la marie d’Ajaccio, et fut incorporé au 9e régiment de chasseurs à cheval le 1er mai 1895. Il passa dans la réserve le 1er mai 1899, obtenant un certificat de bonne conduite.
Il changea de domicile pour s’établir à Conakri (Guinée française), ce qui lui valut d’être « inscrit à la liste matricule de Dakar sous le n° 245 du 28 décembre 1907 ». Il y exercé la profession d’employé de commerce à la maison Baynis.
Ange Angeli fut mobilisé le 2 août 1914, jusqu’au 25 février 1919. Il fut d’abord affecté au 373e régiment d’infanterie, puis au 51e régiment d’infanterie territoriale le 25 décembre 1915. Une mention rayée indique qu’il ne rentra pas de permission en Corse le 13 octobre 1916, ce qui lui valut d’être déclaré déserteur le 12 novembre suivant. On ne sait rien d’autre sur cette affaire. Quoi qu’il en soit, Ange Angeli fut affecté à la 14e section d’inf[illisible : infirmiers ?] militaires le 18 janvier 1917, puis au 35e régiment d’infanterie le 30 avril suivant. Détaché agrcole à Sotta-di-Sartène (auj. Corse-du-Sud) le 12 septembre 1917, il fut ensuite affecté au 173e régiment d’infanterie (en 1917 : date illisible). À sa démobilisation, il déclara s’établir à Sotta.

Démobilisé le 25 février 1919, Ange Angeli fut libéré du service militaire le 1er mai 1922. Il avait alors cinq enfants. L’acte de naissance de sa fille Angelina mentionne qu’il était l’époux de Lucie Susini.

Tué « par méprise » avec sa fille Angelina par des FTP, à Antibes (Alpes-Maritimes), en 1944, Ange Angeli fut reconnu « mort pour la France » (assertion non confirmée dans la base de Mémoire des hommes). L’éventuelle homologation de ses services au sein de la Résistance n’a pas pu être établie. Il obtint a posteriori le statut de victime civile (AC 21 P 306621).
Son nom n’apparaît pas sur un monument commémoratif.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article241290, notice ANGELI Ange, Michel par Frédéric Stévenot, version mise en ligne le 27 juin 2021, dernière modification le 18 juillet 2021.

Par Frédéric Stévenot

SOURCES. SHD Caen, AC 21 P 306621 (n.c.). Arch. de Corse, reg. matr. 9 NUM 37/514. — Sites Internet : Les Corses morts pendant la deuxième guerre mondiale ; Mémoire des hommes. — État civil de Sartène (acte n° 26), Arch. de Corse, 6 MI 272/56.

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