NIANE Djibril Tamsir

Par Bachir Tamsir Niane

Né en 1932, décédé en 2021 ; professeur, écrivain, dramaturge ; ancien proviseur du lycée de Donka de Conakry, ancien Doyen de la Faculté des Sciences sociales de l’Institut Polytechnique National, premier Directeur Général de la Fondation Léopold Sedar Senghor (Sénégal), Conseiller technique au Ministère Sénégalais de l’Education Nationale, Commissaire National aux Expositions d’Art à l’Étranger du Sénégal, Directeur des Archives culturelles du Sénégal, premier éditeur privé de Guinée….

Djibril Tamsir Niane est né le 09 janvier 1932 à Conakry en Guinée. Il est le fils de Daouda Tamsir Niane, qui vint s’établir en Guinée comme cheminot du Conakry Niger dans les années 1920, pour rejoindre son frère ainé, Lieutenant et Aide-Médecin dans l’armée coloniale française qui avait travaillé à la construction de l’hôpital colonial Noel Ballay, actuel hôpital national Ignace Deen de Conakry. Sa mère s’appelait Aïssata Sam et avait vu le jour à Youkounkoun, dans la région de Koundara au nord-ouest du Fouta-Djalon, suivant les nombreux déplacements de son père Amadou Diawando Sam, grand interprète colonial sorti de l’Ecole des Otages de Saint Louis. Aïssata Sam avait des origines Maliennes du côté de sa mère Yèbé Diarra, elle-même née à Dinguiraye d’une mère mandingue Saran Keita, originaire de Niagassola dans Siguiri et d’un père originaire de Ségou, nommé Kembou Diarra, guerrier farouche et Général des troupes Omariennes, venu s’établir à Dinguiraye.

Dès sa naissance, il était ainsi placé sous le signe de l’unité africaine, lui né en Guinée d’un citoyen des Quatre Communes Sénégalaises et d’une Malienne. Il fera son enfance tout d’abord à Conakry à côté de son père qui décédera en 1947, il avait alors 15 ans. Il sera couvé par sa grande sœur Fatou, dont l’époux Mamady Cissé, grand instituteur colonial, parcourait la Guinée profonde pour ouvrir et diriger des écoles. Il connaitra ainsi le village de Baro, en Haute Guinée, dans la préfecture de Kouroussa ou l’instituteur vint s’installer au début des années 1950. Rapidement, ce lieu devint le village de Djibril Tamsir. Il dira des décennies plus tard lors d’une interview, que « son âme mandingue naquit à Baro ». Il effectuera ses études secondaires à Conakry et continuera à l’Université de Dakar, avant de s’inscrire à l’université de Bordeaux où il obtiendra un diplôme d’Etudes Supérieures. Il sera vite rappelé en Guinée avec la brutale proclamation de la République.

Il fera ainsi partie des premiers intellectuels africains ayant répondu à l’appel de la Première République. Tout gagné par l’enthousiasme et le patriotisme, il côtoiera des Africains comme son homologue historien Joseph Ki-Zerbo.
A l’époque, la France était confrontée à la guerre d’Algérie, et comme tout Français, Djibril Tamsir Niane fut appelé sous les drapeaux. C’était impensable pour lui de faire la guerre au peuple algérien en lutte pour son autonomie, lui qui était diplômé en histoire et farouche militant de l’indépendance. Il se cacha donc et réussi à quitter la France avec les papiers de son ami Maitre Ciré Mouké Yansané, pour rejoindre Conakry ou il alla offrir ses services à la jeune administration. En 1960 il était proviseur du lycée de Donka. Tout semble alors possible à la poignée d’intellectuels tiers-mondistes venus au secours de la Guinée !!! La revendication de la fierté africaine battait son plein, et sur les conseils de son ainé et ami Cheikh Anta Diop, Tamsir Niane entreprit de traduire L’Avare de Molière dans une langue africaine, le malinké en l’occurrence. Ce fut un succès total et la pièce fut jouée devant les dignitaires du régime avec la prestation des propres élèves du professeur. Période de grande inspiration et d’exaltation, le professeur se lance à fond dans le théâtre et crée les fiançailles tragiques, l’histoire du Wagadou Bida mise en scène par Gérard Chenet. Le succès est fulgurant et rend le président Sékou Touré jaloux de la célébrité grandissante du professeur. Le régime commence alors à se durcir peu à peu et en 1961, soit trois ans après l’éclatante indépendance, il y a le premier clash. Les enseignants de Guinée dont la situation est difficile, se réunissent lors d’un congrès et élisent 12 congressistes chargés de rédiger un mémorandum de revendication adressé au Président Sékou Touré, qui auparavant avait gelé leurs indemnités. La réaction du pouvoir sera brutale. Les signataires sont arrêtés et le Professeur Niane séjournera trois ans au camp Boiro dans la cellule 4. Quelque chose va alors se briser en lui, sans jamais parvenir à détruire son amour inconditionnel de la Guinée. Mais les illusions sont à présent finies. Le pouvoir a montré son vrai visage. La réaction des élèves et étudiants est alors inattendue : Des milliers d’élèves et d’étudiants bravent les forces de l’ordre et réclament la libération de leurs professeurs et érigent des barricades dans la ville. Les écoles sont fermées par décision politique de novembre à février. On renvoie alors les élèves dans leurs familles respectives. Le monde s’émeut de la situation, et la résistance mondiale s’organise. Des interventions ont alors lieu pour la libération du Professeur Niane, notamment le président Senghor. La Pologne qui avait signé des accords culturels avec la Guinée, monte alors une campagne de fouilles archéologiques sous la direction de Wladislaw Fillipowiack. Il faut bien un homologue du côté Guinéen : le seul est en prison et c’est le Professeur Niane !!!! On le libère donc… les restes de Niani, la capitale de l’empire du Mali sont ainsi exhumés en territoire Guinéen, à la frontière avec le Mali. A son retour à Conakry, il sera nommé professeur à l’Institut Polytechnique, future université de Conakry. Il y gravira les échelons et en 1968, il sera nommé Doyen de la Faculté des Sciences Sociales. D’autres campagnes de fouilles continuent à avoir lieu. Elles donneront plus de connaissances sur les ruines de la capitale impériale des Keita. Il sera tellement bien reçu par les autochtones que le chef du village de Niani lui confiera son fils Kanséré Keita, qu’il adopta. Ce dernier vit à présent à Dakar et est père de deux enfants.

Durant toutes ces années, même s’il se méfiait du régime, le Professeur s’adonnait à ses recherches et entreprit des études culturelles sur différentes populations guinéennes dont les Peulhs et les Baga. La quasi-totalité des villages de cette ethnie sera ainsi visitée par le professeur Niane et ses étudiants : Binari, Monchon, Siboti. Des masques et des peintures furent ramenées à Conakry en grande quantité. Différentes facettes culturelles de ces populations furent étudiées et consignées dans des travaux de recherche par ses étudiants. Cette campagne fut sans doute la campagne de fouille la plus riche de l’histoire des campagnes scientifiques guinéennes. Les résultats étaient nombreux et variés. Les fresques sont montrées sous leurs plus beaux jours, on les présente au Premier Magistrat mais hélas, comme il n’y avait pas de tradition de sauvegarde de la mémoire de la nation, ces précieux témoins du passé disparaissent à tout jamais. Il semble bien que rien de cette campagne fabuleuse n’ait été sauvegardé. La question culturelle ne semblait pas être la priorité dans ces années révolutionnaires où tout était assujetti à la politique. Les relations étaient d’ailleurs tendues entre le Professeur Niane et le pouvoir, car l’une de ses pièces phare Sikasso ou la dernière citadelle avait été interdite par le pouvoir. Il était donc sur la liste des intellectuels que l’on surveillait de très près.

Peu à peu l’engrenage révolutionnaire se met en place et comme toute révolution, la guinéenne tue ses enfants un à un. Beaucoup de cadres dont des intimes, des amis d’enfance sont jugés et condamnés à mort en 1971. Le doute n’existe plus. Le démon a montré son visage. Pour le professeur Niane c’est alors la terrible confrontation avec la réalité. Elle est si horrible qu’il en fera une dépression. Il aura la chance de bénéficier d’une bourse médicale pour aller se soigner en Roumanie. Ce sera pour lui l’occasion de quitter la Révolution avec sa famille. L’histoire retiendra qu’il avait préparé un coup de maitre avec son épouse Hadja Aïssatou Diallo, fille d’un imam et Secrétaire dans la haute administration de l’époque. En effet, sachant qu’il allait avoir la possibilité de quitter le pays, il entreprit de créer un code que lui seul et son épouse pouvait comprendre. Il fut ainsi décidé entre eux qu’il n’allait pas rentrer en Guinée, mais rejoindre le Sénégal ou son frère ainé était installé. Son épouse était chargée de quitter le pays à une date précise avec leur deuxième enfant, Raliatou dite Fifi, pour le retrouver à Dakar. Ce fut ainsi qu’après ses soins, il prit le prétexte de partir à Paris à l’UNESCO dont il était un consultant au lieu de rentrer directement sur Conakry. Arrivé à Paris, il fut informé par son oncle Boubacar Gamby de Bamako, que son épouse et Raliatou avaient réussi à sortir de Guinée par la Sierra Leone, et allaient le rejoindre à Dakar en passant par Banjul. Le reste de la famille, les deux derniers Fatou, qui avait six ans et Bachir âgé de quatre ans, étaient sous la protection de leur grands-parents, qui les feront sortir de Guinée par le Mali, vers le Sénégal. Les deux ainés, Daouda et Katoucha étaient quant à eux, déjà arrivés au Mali, chez l’oncle maternel du Pr Niane d’où ils rejoindront le Sénégal. Voilà comment le professeur Niane quitta la Guinée révolutionnaire.

Séjour au Sénégal 1973/1990

Arrivé au Sénégal, il y fut bien reçu par le Président Senghor qui s’opposait à Sékou Touré. Très vite, il fut nommé Conseiller Technique du Ministre de l’Education Nationale Assane Seck. Il fut ensuite nommé Directeur de la Fondation portant le nom du président sénégalais. Il y restera quelques années avant de se retrouver Commissaire national aux Expositions d’Art à l’Etranger. Ce poste lui permit de faire le tour du monde avec les créateurs sénégalais qui allaient d’expositions en expositions. Parallèlement à cela, il était très occupé par la rédaction du volume 4 de L’histoire générale de l’Afrique dont il était le coordinateur avec son ami le Professeur Joseph Ki-Zerbo. Au cours de ces années le Professeur Niane continua également à écrire et il publia en 1989 Histoire des mandingues de l’ouest chez Karthala. Tout en travaillant pour le Sénégal, le Professeur Niane réunissait autour de lui la quasi-totalité des intellectuels guinéens qui vivaient à Dakar. C’est ainsi qu’il créa le comité des cadres originaires de Guinée vivant au Sénégal. Ce comité se réunissait fréquemment à son domicile de l’Avenue Bourguiba et préparait le retour vers la Guinée.

Retour en Guinée : 1990/2021

A la faveur du changement de pouvoir en 1984, ce retour parut possible. Le comité fut reçu par le pouvoir militaire. Il fournit des cadres important comme l’ancien ministre de la Justice Salifou Sylla. En 1990, le Pr fonde à Conakry la SAEC, la société africaine d’édition et de communication. Il s’agit de la première maison d’édition privée de Guinée. L’euphorie est de retour. L’espoir est grand avec les militaires au pouvoir. Le Pr Niane sera sollicité par la jeune société civile naissante, et il apparaitra bien vite comme une sorte de doyen, à équidistance des tendances opposées. Dans une excellente étude sur le sauvetage des archives sonores du Pr Niane, l’universitaire américain David Conrad, relate le rôle important joué par le Pr Niane lors des crises sociales qui ont secoué la Guinée sous le pouvoir du président Lansana Conté.

De 1990 aux années 2000, le Pr Niane restera dans la postérité comme un éditeur et un intellectuel qui prenait part à des colloques, et qui organisait des conférences. Il eut ainsi à organiser dans le cadre du projet de l’UNESCO « la route de l’esclave, » une table ronde sur les trouvailles faites dans le Rio Pongo, ancienne zone negrière dont les vestiges archéologiques n’étaient pas entretenus quand ils n’étaient pas simplement détruits. La période dont parle David Conrad (2005/2007), porte vraiment sur les débuts de la crise politique en Guinée. Le mauvais état de santé du Général Conté ajouté a l’impunité pour les crimes économiques effarants commis par certains cadres de l’Etat, avait poussé la population à réagir et à demander certains changements. L’opposition qui avait senti tout ce qu’elle pouvait tirer de la situation, s’était engouffrée dans la brèche. Le mois de janvier 2007 fut très dur. Durant plus de deux semaines, le pays était en quasi insurrection, des violences de toutes sortes, partout, des arrestations extra judiciaires, des morts non déclarées et non élucidées. Le pouvoir était attendu. Il fallait annoncer un changement de cap. Le Président décida de nommer un Premier ministre pour redonner du souffle à la machine usée. Malheureusement pour lui, il jeta son dévolu sur Eugene Camara qui fut immédiatement décrié par la voix populaire. A ce moment, le Professeur Niane il faut le signaler ici, était très impliqué dans la situation politique nationale. En effet, il agissait en sa qualité de président du comité de pilotage, dont la mission était d’harmoniser les positions et de mettre tout le monde autour de la table. A ce titre, il eut à rencontrer à plusieurs reprises le General Lansana Conté pour le conseiller sur des pistes permettant la sortie de crise. Ses journées et ses soirées étaient longues et consacrées à des réunions politiques où l’on tentait de désamorcer la bombe sociale. Il en fut ainsi jusqu’au 22 décembre 2008, date du décès du Président Lansana Conté qui était malade depuis longtemps. Il s’ensuivit une période d’hésitation d’une semaine jusqu’à la prise du pouvoir par une junte militaire qui porta à sa tête le Capitaine Moussa Dadis Camara.

Mais le Professeur Niane allait etre éprouvé par une perte cruelle en février de cette année 2008. Sa première fille Katoucha, top model internationale qui avait défilé pour Yves Saint Laurent, Christian Dior, et les plus grands couturiers du monde, après une disparition d’un mois, fut retrouvée morte dans la Seine à Paris. Cette affaire fut un temps, suivie par la police française, mais la famille choisit de laisser tomber la plainte qui avait été introduite au Parquet de Paris. Durant les années 2010, le Professeur Niane se consacra de plus en plus à sa bibliothèque qui malheureusement subit en 2012, un incendie dont on ne connait toujours pas l’origine. Cette bibliothèque était connue dans toute la Guinée et même en dehors du pays, car riche de plusieurs milliers d’ouvrages rares, elle servait de centre de lecture aux universitaires et enseignants chercheurs qui venaient s’y documenter. Elle avait été constituée sur plus de soixante ans de recherche dans toute l’aire sénégambienne et était constituée d’archives sonores tirées des interviews avec les griots traditionnels et des notes de travail, des manuscrits en chantier, des projets d’écriture du Professeur. L’émoi fut grand dans le pays et le Président Alpha Condé reçut le Professeur Niane et une partie de sa famille pour lui offrir son appui. En effet, il fut décidé par le chef de l’Etat Guinéen que le bâtiment qui abritait l’ancienne bibliothèque allait être rasé pour laisser la place à un bâtiment à deux étages que l’Etat allait construire et équiper avec des milliers de livres et d’outils informatiques. Cela fut fait et la Bibliothèque Djibril Tamsir Niane (BDTN) fut inaugurée le 22 avril 2018 sous la direction effective du Président Alpha Condé. Depuis lors, elle a été ouverte au public, mais la survenue de la pandémie mondiale du coronavirus a fragilisé son lectorat, et il est envisagé un redéploiement de ses activités en intégrant la donne sanitaire en vigueur.

Durant la dernière décennie écoulée, le Professeur Niane partagea son temps entre le Sénégal et la Guinée. Les deux dernières années de sa vie, il les passa à Dakar, ou il eut à s’occuper de sa maison secondaire à Yenne sur la Petite Cote a quarante kilomètres de Dakar, qu’il acheva et agrandit. Il possédait ce terrain depuis les années 1974. Il rendit son dernier soupir à Dakar le 08 mars 2021 vers 22 heures, alors que sa sœur jumelle Yayé Debo Niane, épouse Thiam s’était éteinte quelques heures avant lui à Conakry !!!! Les deux jumeaux étaient âgés de 89 ans. Ils reposent maintenant l’un à côté de l’autre dans le cimetière de Camayenne à Conakry.

Vie privée du Professeur Djibril Tamsir Niane :

Le Professeur Niane était l’époux d’Hadja Aïssatou Diallo, fille de l’Imam de la mosquée de Dixinn, notable originaire de Diari dans le Fouta Djallon. Il l’épousa le 04 octobre 1958 et la légende familiale dit qu’il s’agit du premier mariage enregistré dans le nouveau registre de l’Etat civil Guinéen. Il eut avec elle cinq enfants dans l’ordre suivant :

-  Daouda Tamsir Niane, homonyme de son père. Il est journaliste de formation et actuel Directeur de la Bibliothèque Djibril Tamsir Niane.

-  Kadiatou Tamsir Niane, dite Katoucha. Premier mannequin noir ayant connu une célébrité planétaire pour avoir défilé pour les plus grands couturiers du monde. Perdit la vie dans des conditions non encore élucidées à Paris en 2008.

-  Raliatou Tamsir Niane dite Fifi, actrice de son état. Elle se rendit célèbre avec sa pièce Bac ou mariage et surtout sa participation à la fameuse pièce le Mahabarata montée par Peter Brook. Peintre et plasticienne, elle a ouvert un centre culturel à Conakry qui s’appelle le Petit Musée, qui contribue à l’essor culturel de la ville. Elle vit actuellement à Ndjamena aux côtés de son époux, Ambassadeur de France.

-  Fatou Tamsir Niane sa jeune sœur est la troisième fille de la famille. Elle est éditrice et a travaillé vingt ans durant aux Nouvelles Editions Ivoiriennes. Elle s’est aussi occupé de la SAEC, la Société Africaine d’Edition et de Communication fondée en 1990 par son père.

-  Bachir Tamsir Niane est le benjamin de la fratrie. Professeur de Lettres, il enseigne la littérature africaine à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia en Guinée. Il est également écrivain, ayant publié des romans et un ouvrage de critique littéraire.

Honneurs et distinctions :

Le Professeur Niane obtint beaucoup de distinctions au cours de sa riche carrière. Nous pouvons ici citer quelques-unes.

-  Chevalier de l’Ordre National du Lion (Sénégal)
-  Officier de l’Ordre National du Lion (Sénégal)
-  Grand Officier de l’Ordre National du Lion (Sénégal)
-  Commandeur de l’Ordre National du Lion (Sénégal)
-  Chevalier de la Légion d’Honneur (France)
-  Docteur Honoris Causa de Tufts University Boston (Etats Unis d’Amérique)
-  Certificat de reconnaissance délivré par L’ambassade Américaine à Conakry, pour sa contribution remarquable au raffermissement des liens entre les Etats Unis d’Amérique et la République de Guinée (Etats Unis d’Amérique)
-  Professeur Honoraire de l’Université Meiji (Japon)
-  Professeur Honoraire de l’Université Howard à Washington (Etats Unis d’Amérique)
-  Professeur Honoraire de l’Université de Sao Paolo (Brésil)
-  Inscription sur la liste des 2000 intellectuels les plus importants du 20éme siècle, par le Cambridge Biographical Heritage Institute (Royaume Uni de Grande-Bretagne)
-  Médaille Avicenne de l’UNESCO décernée à Tripoli pour services extraordinaires rendue à l’Histoire Générale de l’Afrique
-  Prix Yasser Arafat pour la Paix pour l’ensemble de son œuvre, décerné par l’Association des Ecrivains du Sénégal dont il était membre.

La bibliographie du Professeur est riche et touche a beaucoup de genres littéraires

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article241340, notice NIANE Djibril Tamsir par Bachir Tamsir Niane, version mise en ligne le 30 juin 2021, dernière modification le 7 juillet 2021.

Par Bachir Tamsir Niane

Bibliographie
Histoire :
-  Soundjata ou l’épopée mandingue, Présence Africaine, 1960
-  Le Soudan occidental à l’époque des grands empires, en collaboration avec Jean Suret-Canale, Présence Africaine , 1975
-  Histoire des mandingues de l’ouest, Karthala, 1989
-  Recherches sur l’Empire du Mali au Moyen-âge, suivi de Mise en place des populations de la Haute Guinée, Présence africaine, 2018
-  Histoire de l’Afrique occidentale
-  Volume 4 de L’Histoire Générale de l’Afrique, sous la commande et la supervision de l’UNESCO, UNESCO, 1997
-  La République de Guinée, SAEC, 1999
Littérature :
-  Mery, recueil de nouvelles, NEA, 1975
-  Contes d’hier et d’aujourd’hui, SAEC, 2000
-  Sikasso ou la dernière citadelle suivi de Chaka, L’Harmattan, 1971
-  Kouroukan fouga ou l’assemblée des peuples : la charte du Mandé (théâtre), NEI, 2010
-  Les fiançailles tragiques
-  L’Avare de Molière (traduction en malinké)
Livres scolaires :
-  Histoire, Cours moyen, Nouvelles Editions Ivoiriennes, 1989
-  Géographie, 5 et 6eme année primaire, Nathan, 1986
-  Histoire de la Guinée, 3 et 4eme années, NEA, 1986
-  Le bibliobus n 24 CM, avec Jacques Pasquier, Minh Than, Pascal Dupont ; Hachette, 2007
-  Education civique, 7, 8, 9 et 10eme années, SAEC, 1999

Sources :
-  Entretien entre Lylian Kesteloot et Djibril Tamsir Niane : De Baro à Boiro
-  Le sauvetage des archives sonores du Professeur Djibril Tamsir Niane par David Conrad
-  Wikipédia (données corrigées et augmentées par la famille Niane)
-  Présence Africaine (bibliographie)
-  Association des Ecrivains du Sénégal

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