COLLANGE Maurice, Félix

Né le 31 août 1878 à Saint-Privat-d’Allier (Haute-Loire), mort le 1er décembre 1944 à Buchenwald (Allemagne) ; cheminot à Langeac (Haute-Loire) ; syndicaliste CGT et communiste.

Fils d’un propriétaire et d’une ménagère, Maurice Collange fut arrêté le 26 février 1941 à la veille de la venue de Pétain au Puy (Haute-Loire) à cause de son opposition au régime de Vichy. Il fut interné au camp de Saint-Paul-d’Eyjeaux (Haute-Vienne) où sa conduite fut exemplaire. Lors d’une réunion à Langeac, Yves Tiberat (commandant Marc) raconta, qu’interné à Saint-Paul-d’Eyjeaux avec Collange, celui-ci lui donnait souvent une partie de son repas : « Tiens, tu es jeune, tu t’en sortiras. La France et le Parti auront besoin de garçons comme toi. Moi, je suis trop vieux. »
Collange était membre de l’organisation clandestine du Parti communiste dans le camp. En 1943, il fut transféré à Eysses où il participa à la révolte des patriotes pour tenter de se libérer. Après l’échec du mouvement, il fut déporté à Buchenwald, où il devait mourir.
À Buchenwald, comme il l’avait fait à Saint-Paul-d’Eyjeaux et à Eysses, malade, épuisé, il donnait une partie de sa maigre pitance à Roger Gordien, militant communiste au Puy, plus jeune et capable de revenir pour continuer la lutte.
Maurice Collange s’était marié en juillet 1912 à Brioude (Haute-Loire) avec Françoise Médan.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2415, notice COLLANGE Maurice, Félix, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 28 décembre 2020.

SOURCES : Renseignements réunis par Jean Souchal. — État civil.

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