D’HOEDT Etienne.

Par José Gotovitch

Gand (Gent, pr. Flandre orientale, arr. Gand), 9 mai 1914 – 28 octobre 2000. Employé, membre de la Jeune garde socialiste unifiée, militant communiste, cadre militant d’Amsterdam-Pleyel et du Rassemblement universel pour la paix, résistant, membre du Cabinet du ministre de la Reconstruction après la guerre, époux d’Yvonne Geerts.

Etienne D’Hoedt, qui a deux frères, Marcel et Raoul nait au sein d’une famille libérale progressiste. Le père est musicien, compositeur, chef d’orchestre et directeur des conservatoires de musique de Gand puis de Louvain (Leuven, aujourd’hui pr. Brabant flamand, arr. Louvain). Sa mère est ménagère.

Etienne D’Hoedt fait ses études moyennes à l’athénée de Gand puis celui de Schaerbeek (pr. Brabant, arr. Bruxelles ; aujourd’hui Région de Bruxelles-Capitale). Il suit les cours de l’École d’ergologie. Il adhère aux Jeunes gardes socialistes (JGS) de Schaerbeek, une section favorable à l’unité avec les Jeunesses communistes (JC) et hostile au « Plan de Man ». Exclu de la section des JGS, D’Hoedt adhère à la JC et y assure plusieurs responsabilités nationales, notamment à la section belge du Mouvement Amsterdam-Pleyel, au Mouvement contre la guerre et le fascisme, au Rassemblement universel pour la Paix (RUP). La famille D’Hoedt accueille des réfugiés allemands et autrichiens. Il suit également des cours de l’Université ouvrière de Bruxelles (UOB) et a des rapports réguliers avec divers dirigeants du Parti communiste de Belgique (PCB).

En 1939, Etienne D’Hoedt épouse Yvonne Geerts, qui s’engage au PCB pendant la Seconde Guerre mondiale. Il participe à la campagne de mai 1940 au sein du 14e régiment d’artillerie. Libéré en juin 1940, il entre comme employé à l’Office national du placement et du chômage (ONPC) où il participe la section très active du Front de I’indépendance. Il sera ensuite successivement engagé à Sarma et aux magasins de la Bourse.
Ayant adhéré au PCB à l’instigation de Max Franck*, D’Hoedt s’occupe de la diffusion de matériel clandestin. Arrêté le 2 avril 1943, il est emprisonné à Breendonk (commune de Willebroeck ; pr. Anvers-Antwerpen, arr. Malines-Mechelen), ensuite à Huy (pr. Liège, arr. Huy) pendant six mois. Libéré en septembre 1943, il est engagé comme chef de division à la Confédération nationale de l’agriculture et de l’alimentation (CNAA).

En 1946, Etienne D’Hoedt est recruté comme inspecteur au cabinet du ministre de la Reconstruction, le communiste Jean Terfve*. Refusant toute gratification sociale, il entre comme technicien chez Philips, où il reste jusqu’à sa retraite, tout en assurant en soirée des tâches d’ingénieur du son à l’Institut national de la radio (INR), sans plus vouloir assumer une quelconque activité politique.

Avec son frère, Raoul, et sa belle-sœur, Etienne D’Hoedt fait partie du petit cercle d’intellectuels de gauche bruxellois qui séjournent régulièrement à Coxyde (Koksijde, pr. Flandre occidentale, arr. Furnes-Veurne) où il s’installera pour y finir la vie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article241569, notice D'HOEDT Etienne. par José Gotovitch, version mise en ligne le 16 juillet 2021, dernière modification le 16 juillet 2021.

Par José Gotovitch

SOURCES : Interviews de la fille d’Etienne D’Hoedt, Danielle D’Hoedt, et de de son frère, Raoul D’Hoedt– CArCoB, dossier CCP – RGASPI, archives KIM. 

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément