COLLAS André

Par Louis Botella

Né le 9 novembre 1929 à Tours (Indre-et-Loire), mort le 15 janvier 2011 à Tours ; ajusteur puis conducteur puis chef de dépôt ; responsable de l’Union nationale des agents de conduite ; secrétaire général de l’Union régionale de Tours (1972-1982) ; secrétaire général adjoint de la Fédération FO des cheminots (1982-1984) ; membre du conseil fédéral (1972-1982) puis secrétaire fédéral (1985-1995) du Parti socialiste ; conseiller municipal puis adjoint au maire de Tours (1992-2002).

Fils d’un ouvrier qui travailla aux ateliers de réparations de la CIMT (devenue Cadoux par la suite et intégrée à la SNCF en 1983) à Saint-Pierre-des-Corps (Indre et Loire) ayant une femme au foyer, André Collas passa son certificat d’études à l’âge de douze ans, puis fit une année scolaire en classe pratique. Il fut admis en 1944 au centre d’apprentissage de la SNCF à Tours. Titulaire du CAP d’ajusteur, il fut nommé mineur-ouvrier puis effectua son service militaire dans la marine nationale de 1950 à 1951. Il fut repris à la SNCF en 1951 au dépôt de Bordeaux où il fit son stage de conduite. Muté en juin 1953 à Saint-Pierre-des-Corps, il y devint successivement élève-conducteur, conducteur électricien, chef de traction puis chef de dépôt.

Il adhéra en 1956 à Force ouvrière et participa les 29 et 30 mars 1960 à Paris à la conférence nationale des agents de conduite et en février 1961 au congrès de l’Union nationale des agents de conduite (UNAC). En février 1964, il fut élu conseiller national puis membre du bureau de cette structure. Il remplaça Michel Desmars au poste de secrétaire du secteur de Tours en 1969, puis fut élu en 1972 secrétaire général de l’Union régionale de Tours, fonction qu’il conserva jusqu’en mai 1982. Chef de traction, il fut élu en 1973 au bureau national de l’Union nationale des cadres et agents de maîtrise (UNCM), au sein de laquelle il représenta le personnel d’encadrement de la Traction.

En mai 1982, le conseil national, chargé de remplacer Serge Peinaud, mort en juillet 1981, le désigna à une très large majorité au poste de secrétaire général adjoint, malgré la présence d’un candidat soutenu par le secrétariat fédéral. Il partit en retraite en novembre 1984, respectant scrupuleusement la règle des cinquante-cinq ans.

Il avait appartenu également pendant de nombreuses années au bureau de l’Union départementale d’Indre-et-Loire.

Adhérant de la SFIO de 1958 à 1969, il prit une part active à la création du Parti socialiste dans son département. Membre de son conseil fédéral de 1972 à mai 1982, il abandonna cette fonction pour se consacrer exclusivement à sa responsabilité de secrétaire général adjoint de la Fédération des cheminots. Il reprit ses activités politiques au moment de la retraite et fut désigné comme secrétaire fédéral de 1985 à 1995. Candidat aux élections cantonales les 23 et 30 septembre 1988 à Tours-Val-de-Cher, il obtint 34,92 % des voix au 1er tour et 43,48 % au second, face à une adjointe de Jean Royer, alors maire de Tours. Le PS le représenta aux élections municipales de mars 1989. Il devint conseiller municipal à la suite de la démission d’un colistier en 1992 puis, réélu en 1995, devint adjoint au maire chargé de la circulation et des transports. Il ne se représenta pas en mars 2001.

Sa femme, auteur d’une thèse de doctorat d’histoire moderne en 1998, publia plusieurs ouvrages d’histoire locale. Ils ont un fils, proviseur d’un lycée public.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2416, notice COLLAS André par Louis Botella, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 24 janvier 2011.

Par Louis Botella

SOURCES : Arch. Fédération CGT-FO des cheminots, dont fonds André Mourlanne. — Le Rail syndicaliste. — Le Monde, 25 septembre et 2 octobre 1988. — Informations transmises par André Collas.

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