POTEL Jean-Yves, dit Jean-Yves TOUVAIS, dit Jo VIAL

Par Bernard Thiéry

Né le 13 février 1948 à Château-Gontier (aujourd’hui Château-Gontier-sur-Mayenne) (Mayenne) ; écrivain, historien, politiste, un des dirigeants du mouvement étudiant en Mai 68 à Nice, co-fondateur de la JCR-LC-LCR à Cannes, Nice, Grenoble, Nancy, journaliste à Rouge quotidien, membre du CC et du BP, rompt avec le trotskisme en 1980. Il s’est ensuite consacré à l’Europe centrale en particulier à la Pologne ; rédacteur à la revue L’Alternative, enseignant à l’université de Paris VIII, chercheur indépendant, collaborateur de France culture, chargé de mission à la DATAR et Conseiller culturel à l’ambassade de France à Varsovie.

3e congrès de la LCR.

Jean-Yves Potel est né à Château-Gontier (aujourd’hui Château-Gontier-sur-Mayenne) dans l’Ouest de la France, d’une famille modeste, catholique et d’origine bretonne. Sa mère, née en 1923 a été couturière à domicile, petite commerçante puis employée au ministère de l’Équipement. Son père, né en 1922, orphelin à l’âge de quatorze ans, a été formé par des jésuites et a obtenu la première partie du baccalauréat juste avant la guerre. En 1939, il a cherché à s’engager, mais, trop jeune, il a dû attendre 1941 pour rejoindre les forces françaises au Maroc. Son unité a participé à la libération de la Corse, au débarquement en Provence, à la bataille de Strasbourg et à l’occupation de Baden-Baden. Sergent-chef il a été envoyé en Indochine où il a contracté la tuberculose. Rapatrié en 1946, il a fondé une famille à Château-Gontier. Employé de banque, il a commencé une activité politique et participé à la création d’un journal du CNIP, parti conservateur et républicain. En 1958, il a rallié De Gaulle tout en restant partisan de l’Algérie française. Sa tuberculose difficile à traiter, l’a conduit à s’installer avec toute sa famille dans le sud de la France, d’abord à Grasse (Alpes-Maritimes), en 1959. Pensionné militaire, il est mort « pour la France » l’année suivante, à l’âge de trente-huit ans. Ses enfants, trois garçons et une fille aînée, sont devenus pupilles de la Nation, sa femme veuve de guerre.
Grâce à des bourses, Jean-Yves Potel a pu faire des études secondaires et supérieures. À Cannes (Alpes-Maritimes), il a fréquenté le lycée Carnot de 1964 à 1967. C’est là qu’il est entré en contact, à l’automne 1964, avec un groupe de jeunes communistes récemment exclus du Parti et des JC. Ils étaient organisés autour d’un bulletin ronéoté animé par Jean-Jacques Samary et Clovis Versa (Philippe Sabathé), La Méthode, qu’ils diffusaient dans les lycées de la région ; d’inspiration marxiste révolutionnaire et libertaire ce bulletin publiait des articles hostiles au stalinisme, antiautoritaires et pour la libération sexuelle, il était ouvert sur les avant-gardes artistiques, la cinéphilie, le surréalisme, le jazz et la psychanalyse. La radicalisation s’effectuait surtout à propos de la guerre du Viet Nam et autour des lectures de Karl Marx, Ernesto Che Guevara, Léon Trotsky, André Breton, Jean-Paul Sartre, Sigmund Freud ou Hubert Marcuse. Ils se disaient « communistes révolutionnaires », un an avant la création de la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR) au niveau national.
Jean-Yves Potel a participé en avril 1966 à la Conférence nationale qui, avec cent-vingt représentants de onze villes universitaires de province, prépara la fondation de la JCR lors de son 1er congrès national, en mars 1967, auquel Jean-Yves Potel était délégué. Il a fondé et animé en 1966 et 1967 le Comité Vietnam national (CVN) de Cannes. Bien qu’il n’y ait pas participé, Jean-Yves Potel a préparé localement les manifestations internationales contre la guerre du Vietnam à Liège (Belgique) en 1967 et à Berlin (RFA) en 1968. Dans le même temps, il a commencé à voyager en Italie et en Yougoslavie (son premier pays de l’Est, jugé à l’époque, dissident). Il avait été invité, l’été 1967, au festival de Pula, comme membre du « Jury des jeunes » du festival de Cannes qui avait primé un film yougoslave.
En 1967, il a adhéré au Parti communiste internationaliste (PCI), section française de la IVe internationale, à l’initiative de Michel Lequenne alors en convalescence à Golfe-Juan (Alpes-Maritimes). Étudiant en lettres modernes, à la rentrée universitaire de 1967, il a rejoint l’UNEF ; il a été élu vice-président de la corpo lettres (tendance « gauche syndicale »).
En avril 1968, à l’occasion d’un rassemblement national à Nanterre organisé par le « Mouvement du 22 mars », il a participé à la manifestation (au quartier latin, à Paris) en réaction immédiate à l’attentat contre Rudi Dutschke, leader du mouvement étudiant allemand (SDS). Ce fut sa première expérience des violences policières.
Mai 68 a été pour Jean-Yves Potel comme pour de nombreux jeunes de sa génération, une expérience unique de liberté, de prises de parole et d’actions permanentes. De fêtes aussi. À Nice (Alpes-Maritimes) les grèves étudiantes et ouvrières étaient massives et créatives, les contacts entre étudiants, ouvriers et paysans fréquents. Elles se heurtaient, dans un contexte régional particulier, six ans après la fin de la guerre d’Algérie, à une forte présence de l’extrême droite, particulièrement d’anciens de l’OAS. Les affrontements étaient réguliers. Pour Jean-Yves Potel, ses responsabilités dans le mouvement, l’ampleur des mobilisations et les confrontations politiques au sein du mouvement, ont été une expérience décisive. Après la dissolution par le pouvoir gaulliste en juin 1968 des « groupuscules gauchistes », dont la JCR, il a continué à réunir des militants de Mai, en particulier pour protester contre l’invasion soviétique en Tchécoslovaquie le 20 août. Ils organisèrent à Antibes (Alpes-Maritimes) un grand meeting de protestation.
À l’automne, beaucoup se sont retrouvés dans des comités autour du journal Rouge, lancé à Paris par d’anciens dirigeants de la JCR, tout en continuant à militer dans les « comités d’action » issus du mouvement de Mai. Dès l’hiver 1969, des dissensions se sont affirmées avec ceux qui étaient tentés par le maoïsme, dont Alain Raybaud et Patrick Raynal, qui rejoignaient la Gauche prolétarienne (GP). Jean-Yves Potel et ses camarades ont consolidé un groupe autonome qui s’est rallié, à l’occasion de l’élection présidentielle de juin 1969, à la candidature d’Alain Krivine. Jean-Yves Potel a été délégué, au congrès semi-clandestin de fondation de la Ligue communiste à Mannheim (RFA), en avril 1969.
En septembre 1970, après une année de sanatorium pour tuberculose, Jean-Yves Potel s’est installé à Grenoble (Isére). Étudiant sur le campus de Saint-Martin-d’Hères il a contribué avec quelques camarades, à la fondation d’une section de la Ligue communiste qui a connu un développement rapide à l’université et dans plusieurs grandes entreprises.
Après avoir passé sa maîtrise de lettres modernes, il a enseigné le français dans des lycées pendant deux années scolaires (1971 à 1973) comme maître-auxiliaire de l’Éducation nationale. À l’automne 1973, il est devenu permanent de la LCR, et l’est resté sous diverses fonctions jusqu’en 1976. En mai 1971, lors du deuxième congrès de la LC, il a été élu au Comité central (CC), réélu en décembre 1972, puis lors de la fondation de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) en décembre 1974. La même année, il passa son diplôme de Sciences politiques à l’IEP de Grenoble.
De 1974 à 1976, il a été muté à Nancy (Meurthe-et-Moselle) pour prendre en charge le développement de la LCR et l’organisation du travail des militants incorporés dans les bases militaires de la région. Membre de « la commission armée » auprès du BP, il participait à la préparation clandestine dans l’armée française d’un mouvement des « comités de soldats » en défense de leurs droits. Il s’agissait également de prévenir toute utilisation de l’armée contre un mouvement social (la guerre d’Algérie, le coup d’État au Chili, la rencontre De Gaulle-Massu à Baden-Baden en mai 68, étaient encore dans toutes les têtes). Jean-Yves Potel a été arrêté en janvier 1976, menacé de la Cour de sûreté de l’État et d’une lourde peine de prison, puis relâché deux jours plus tard. Tandis que ce mouvement des soldats a secoué les casernes de 1975 à 1978, et donné lieu à plusieurs manifestations publiques de soldats d’abord à Draguignan (Var) en septembre 1974 puis en 1975 dans plusieurs autres villes de France et de RFA, il a fait paraître avec Alain Brossat, une anthologie de textes antimilitaristes ouvriers, de 1848 à 1939, Antimilitarisme et révolution. Deux volumes publiés en livre de poche qui ont contribué aux réflexions de la LCR sur la violence révolutionnaire.
Au cours de ces premières années post-68, passionné par les expériences chilienne (1973), italienne (1969-1976) et portugaise (1974-1975), Jean-Yves Potel s’inscrivait dans la réflexion qui animait les courants radicaux issus de Mai (trotskistes, maoïstes, anarchistes, tiers-mondistes). Il refusait les conceptions portées par les maoïstes de la GP qui présentaient le gaullisme comme un « nouveau fascisme » et appelaient à la guerre civile. Inversement, il dénonçait l’illusion des réformes par la seule voie électorale. Participant très attentif aux mouvements sociaux extra-parlementaires (grèves ouvrières, droits des soldats, féminisme, antinucléaire), aux formes de contrôle populaire et à l’autogestion des luttes (Larzac, Lip), il se refusait à suivre l’impasse de la violence minoritaire (ou symbolique) qu’avaient emprunté la GP ou la RAF en Allemagne et les Brigades rouges en Italie, et cherchait au contraire à prévenir les mouvements sociaux contre la répression de la police et de l’armée.
Autre grande préoccupation : le refus d’allégeance à un État quand bien même il se proclamerait révolutionnaire comme en Chine, à Cuba ou au Viet Nam, et une opposition totale au stalinisme. Celui-ci était déjà bien documenté, notamment dans les milieux issus des oppositions de gauche à Staline. Dès la fin des années soixante, Jean-Yves Potel avait lu la plupart des ouvrages de référence et diffusé dans son lycée de Cannes, la Lettre ouverte au POUP des polonais Jacek Kuron et Karol Modzelewski (1967). Paradoxalement, a-t-il noté plus tard, il ne percevait pas, alors, ces oppositions aux « régimes staliniens » comme des condamnations du « léninisme ». Au contraire, son adhésion à la Ligue correspondait à sa conviction que seul un outil collectif, un parti politique d’avant-garde de type léniniste, pouvait assurer les transformations souhaitées. C’est pourquoi il consacra tant d’efforts et de temps à construire des organisations révolutionnaires dans plusieurs régions. Non sans douter parfois.
En septembre 1976, il s’est installé à Paris et est devenu journaliste permanent à Rouge quotidien qui venait d’être créé. Il a été responsable de plusieurs rubriques dont la rubrique politique. Ce qui l’a rapproché des discussions sur les mobilisations en cours. Le vent tournait. Les impasses des guérillas en Amérique latine, la dégénérescence des victoires en Indochine, les réussites réformistes au Portugal, en Espagne et en Grèce et l’évolution des grands partis communistes européens (eurocommunisme), l’union de la gauche française, questionnaient bien des perspectives marxistes révolutionnaires. Proche de Denis Berger et d’Henri Weber, Jean-Yves Potel s’interrogeait, comme beaucoup de ses camarades de la Ligue, sur la place des mouvements sociaux, de l’État, la nature du pouvoir, dans ces transformations. Et au bout d’une quinzaine d’années de militantisme, il se rendait compte, dit-il, combien le petit parti de modèle léniniste, dont il était un des fondateurs et auquel il avait tant donné, singeait de plus en plus les fonctionnements des staliniens et des sociaux-démocrates. Quinze ans plus tard, dans un long texte autobiographique, il est revenu en détails sur cette époque en concluant par cette formule : « Nous avons échoué. Nous avons construit un petit appareil révolutionnaire, caricature de ses modèles bannis. Heureusement, nous n’avons pas pris le pouvoir. » Quand le soleil se couche à l’Est, (1995).
C’est dans cet esprit qu’il a participé, en 1978, à la formation d’une tendance d’opposition au sein de la Ligue (T3). Celle-ci captait le mécontentement de nombre de militants liés aux mouvements sociaux (syndicalistes, mouvements de jeunes, de femmes et homosexuels, antinucléaires, etc.) se rebellant contre l’autoritarisme bureaucratique qui, selon Jean-Yves Potel, s’affirmait de plus en plus dans l’appareil de la Ligue. Elle se cristallisa sur des questions conjoncturelles telles que l’indépendance de la rédaction de Rouge quotidien ou la « réunification du mouvement trotskiste » c’est-à-dire un projet de fusion avec l’OCI qui, selon cette tendance, faisait courir le danger d’un repli dogmatique. En réalité, on assistait, selon Jean-Yves Potel, à une profonde crise du projet révolutionnaire. L’écho de la tendance 3 dans l’organisation, fut tel qu’au 3e congrès de janvier 1979, elle a fait vaciller la direction historique. Jean-Yves Potel est alors entré au Bureau politique (BP) de la Ligue avec Jean-Paul Besset et Denis Pingaud, membres eux-aussi de la T3. Ils le vécurent comme une victoire à la Pyrrhus, car très vite les trois dirigeants de la T3 comprirent qu’ils n’avaient aucune prise sur l’orientation réelle de la Ligue. En septembre 1979, Jean-Yves Potel démissionna du BP et de son poste de permanent. Et après le 4e congrès de juin 1980, il rompit définitivement avec la Ligue.
Il n’a pas cessé pour autant de militer, mais d’une autre manière et dans d’autres cadres. Il a d’abord repris des études (histoire, sociologie politique à Paris I) et transformé profondément la nature de son engagement en s’orientant vers les oppositions démocratiques en Europe de l’Est. Il y découvrait une autre manière de faire de la politique et des idées qui l’ont encouragé à une révision fondamentale de ses conceptions sans pour autant abandonner ses principes et valeurs de départ. A cette époque, il s’intéressait de plus en plus aux luttes démocratiques à l’Est, notamment à celles des Tchécoslovaques de la Charte 77 et des Polonais du Comité de défense des ouvriers (KOR). Il a milité dans des comités de soutien et a rejoint la rédaction de la revue que venait de fonder François Maspero, L’Alternative, pour les libertés démocratiques en Europe de l’Est, où il écrivait sous le pseudonyme de Jean-Yves Touvais. En octobre 1979, il a participé, en tant que membre d’un comité de défense des dissidents tchèques (« Comité du 5 janvier ») à l’organisation, à Prague même, d’une manifestation de solidarité à Vaclav Havel, à Petr Uhl et à d’autres militants du VONS, alors en procès. Arrêté, il a été expulsé de Tchécoslovaquie avec plusieurs personnalités (dont Patrice Chéreau). En juillet-août 1980, il s’est rendu pour L’Alternative en Pologne, a assisté aux grèves des chantiers navals de Gdansk et à la naissance de Solidarnosc. Il en a tiré un livre, Scènes de grèves en Pologne, et a participé à la fondation en France du comité « Solidarité avec Solidarnosc » et à ses campagnes de soutien aux ouvriers polonais avant et après le 13 décembre 1981. Parallèlement, il participa pour de nombreuses années, à des actions et des réflexions sur les luttes démocratiques à l’Est (Cf. bibliographie).
Jean-Yves Potel a été, par ses livres et ses nombreux articles, un témoin attentif et reconnu de ces années de bouleversements internationaux. D’abord comme écrivain, collaborateur régulier, au Monde diplomatique et à France Culture. Ensuite, comme militant pour les droits de l’homme, en Tchécoslovaquie et en Pologne dans les années 1980, et contre le nationalisme serbe pendant les guerres en ex-Yougoslavie particulièrement au Kosovo. En qualité de chercheur et de responsable de coopérations, il a dirigé entre 1990 et 2001, une quinzaine de programmes européens de préparation des nouveaux adhérents à l’entrée dans l’Union européenne.
À partir de 2006, Jean-Yves Potel a été le Correspondant du Mémorial de la Shoah de Paris en Pologne, il a organisé de nombreux échanges (recherche, débats, etc.) et des universités d’été pour les enseignants français avec la collaboration d’historiens polonais. L’histoire et la mémoire de la Shoah en Pologne ont été au centre de ses recherches pendant plus de dix ans. Il a publié et édité plusieurs ouvrages essentiels.
L’originalité de ses ouvrages, notamment de ses essais politiques sur la Pologne contemporaine, sur l’évolution de l’Europe centrale et du bloc de l’Est, sur la France, tient dans la combinaison de récits de voyages, d’enquêtes et d’études historiques et politiques approfondies, évoquant les événements dont il a été témoin, ou des questions mémorielles. Son travail se distingue particulièrement par la précision de son analyse des mouvements démocratiques et des dissidences dans le bloc soviétique, de l’évolution culturelle de ces sociétés, des mémoires collectives et des conflits nationaux, des guerres et génocides. En 2000, il a soutenu, à l’IEP de Grenoble, un doctorat d’habilitation à diriger des recherches consacré aux mécanismes de la crise de 1989 en Europe centrale et orientale.
Par ailleurs, notamment comme Conseiller culturel à Varsovie, il s’est beaucoup intéressé à l’expression artistique dans l’Europe centrale aussi bien par le théâtre, la littérature que par les arts contemporains. Il a écrit plusieurs articles importants sur la création artistique en Pologne depuis 1989. Il est l’auteur de deux recueils de poésie, d’un essai biographique. Il s’est intéressé à la poésie tsigane et à un poète juif polonais du ghetto de Varsovie. Il est membre des comités de rédaction de la revue littéraire bimensuelle en ligne En attendant Nadeau et de la revue critique sur les enjeux de mémoire, Mémoires en jeu.
Il a souvent résumé sa volonté d’agir par la formule de Vaclav Havel : « Le désespoir mène à l’apathie, l’apathie au conformisme », mise en exergue de son livre autobiographique Quand le soleil se couche à l’est.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article241757, notice POTEL Jean-Yves, dit Jean-Yves TOUVAIS, dit Jo VIAL par Bernard Thiéry, version mise en ligne le 27 juillet 2021, dernière modification le 28 juillet 2021.

Par Bernard Thiéry

3e congrès de la LCR.

OEUVRE :
Articles et livres de la période « trotskiste » :
« Préface » à Léon Trotski, Les crimes de Staline, éditions François Maspero, 1971. — « Le communisme est un objectif que l’on atteint consciemment », in Critiques de l’économie politique n°6, janvier-mars 1972, Éd. François Maspero. — « Vers le IVe Reich ?, réponse à André Glucksmann et Jean-Marie Brohm sur le Nouveau fascisme », paru d’abord dans Quatrième internationale n°9-10, septembre-octobre 1973, repris dans le collectif Le gaullisme et après ? État fort et fascisation, Éd. François Maspero, 1974. — Avec Alain Brossat (dir.) Antimilitarisme et révolution. Anthologie de l’antimilitarisme (1848-1918),Union générale d’éditions, 10/18, 1975 et 1976. — « Le mouvement des soldats en Italie » , chapitre inédit d’un ouvrage collectif à paraître aux éditions Maspero, étude et reportage (environ 100 000 signes) 1976, archives personnelles. — avec Maurice Arnold, « Municipalisme et contrôle ouvrier » , Critique communiste, n°13, février 1977 ; « Nucléaire et la révolution socialiste », in Critique communiste, n°17, septembre 1977. — avec Pierre Radzac « Pour une politique culturelle révolutionnaire », et avec Marc Perri « Points de repère pour une évolution », in Critique communiste, n°29, juillet 1979. — textes dans les Bulletins intérieurs de la Ligue, régionaux et nationaux, signés Touvais ou Jo Vial (1969-1979). — articles réguliers signés Jean-Yves Touvais (1976-1980 ) dans Rouge quotidien et dans Rouge hebdomadaire, grandes enquêtes, chroniques théâtrales.
Principaux ouvrages après 1980 :
Scènes de grèves en Pologne, (Éd. Stock, 1981, réédition revue et augmentée, Noir sur Blanc 2006) . — La Pologne de Solidarité, n° spécial revue L’Alternative, hors-série, 1982. — Gdansk, la mémoire ouvrière:1970-1980, Éd. François Maspero, 1982. — Le KOR : une opposition démocratique en Pologne, n° spécial revue L’Alternative, hors-série, 1983. — Pologne, n°445-446 de Les Temps modernes, août-septembre 1983. — L’état de la France et de ses habitants (dir.), Éd. La Découverte, 1985. — avec Alain Brossat, Sonia Combe et Jean-Charles Szurek (dir.), À l’Est la mémoire retrouvée, Éd. La Découverte1990. — Quand le soleil se couche à l’Est, Éd. de l’Aube, 1995. — L’Ensilencement, poésie, Éd. le Dé bleu 1995. — La Belle Image, poésie, Éd. Area 1996. — Les Cent Portes de l’Europe centrale et orientale, Éd. de l’Atelier, 1998. — avec Alain Brossat, Au miroir de la guerre (réflexion sur la guerre du Kosovo), Éd. de l’Aube, 2000. — Sevdie Ahmeti, Journal d’une femme au Kosovo, la guerre avant la guerre, (février 1998-mars 1999), préface, entretien avec l’auteure, notes, Éd. CCFD-Karthala, 2001. — La fin de l’innocence, la Pologne face à son passé juif, Éd. Autrement, 2009. — Francja, ta sama czy inna, Éd. Trio, Varsovie 2009. — Les Disparitions d’Anna Langfus, Éd. Noir et Blanc, 2014. — Papusza, poète tsigane et polonaise, n° spécial d’Études tsiganes, Éditions Fnasat-Gens du Voyage, 2013. — Zygmunt Klukowski, Une telle monstruosité… ,Journal d’un médecin polonais, 1939-1947, préface et édition française, Éd. Calmann-Lévy, 2011. — Wladyslaw Szlengel, Ce que je lisais aux morts, poèmes du ghetto de Varsovie, traduction et présentation, Éd. Circé, 2017. — L’Europe nue, Éd. Circé, 2021.
Sur Mai 68, contributions à :
68, une histoire collective, sous la direction de Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournelle, Éd. La découverte, 2008. — Témoignage in Mai 68 par celles et ceux qui l’ont vécu, coordonné par Christelle Dormoy-Rajramanan, Boris Gobille et Erik Neveu, Éd. De l’Atelier 2018. — « Les trois ruptures de Mars 68 en Pologne », in Esprit, octobre 2018, et « Les années 68 s’éloignent » 5 et 26 août 2018, site en-attendant-nadeau.

SOURCES : Documents fournis par Jean-Yves Potel et entretien avec Bernard Thiéry le 23 juillet 2021. — « Autour de 1968 : engagement, réseaux, trajectoires », entretien autobiographique conduit, le 16 mai 2008, par Gilbert Gildea, Professor of Modern History (Worcester College, Oxford), conservé dans la base de données de la faculté d’Histoire à Oxford. — Robert Pelletier, 10 septembre 1974 à Draguignan : les soldats se révoltent, in Rouge 16 septembre 2004. — Le siècle des communistes sous la dir. Michel Dreyfus, Bruno Groppo, Claudio Ingerflom, Roland Lew, Claude Pennetier, Bernard Pudal, Serge Wolikow, Éd. de l’Atelier septembre 2000. — Jean-Paul Salles, La Ligue communiste révolutionnaire 1968-1981, Instrument du Grand soir ou lieu d’apprentissage ?, Presses universitaires de Rennes, décembre 2005. — Hélène Adam et François Coustal, C’était la Ligue, Éd. Sylleps, novembre 2018. — Alain Krivine, Ça te passera avec l’âge, Éd. Flammarion octobre 2006. — Henri Weber, Faut-il liquider Mai 68 ?, Éd. du Seuil 1988. — Contre temps N°37 Mai 68, Syllepse, mai 2018. — Daniel Bensaïd « Marx débordait son temps et anticipait sur le nôtre » Site Alencontre, janvier 2007 ; - Mai 68 : une histoire sans fin, film de Chris Den Hond-production de la Formation Léon Lesoil.

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