GAYRAUD Raymond, Marcel

Par Jacques Girault, Nadia Michel-Ténine

Né le 25 septembre 1921 à Bordeaux (Gironde) ; ingénieur ; militant communiste de Seine-et-Oise [Essonne].

Fils d’un employé de bureau dans une fabrique de boite de conserves et d’une employée de bureau aux ateliers des chemins de fer du Sud-Ouest, d’opinions « pas très marquées mais plutôt à gauche », Raymond Gayraud reçut les premiers sacrements catholiques et par la suite devint très vite athée. Élève de l’école pratique d’industrie de Bordeaux, il entra à l’Ecole nationale des Arts et Métiers d’Angers (Maine-et-Loire) en 1938 et en sortit ingénieur en 1941. Réfractaire au service du travail obligatoire, il se maria uniquement civilement en avril 1945 à Paris (XVe arr.) avec une secrétaire, fille d’un ébéniste et d’une ouvrière. Le couple eut trois enfants.

Raymond Gayraud travailla comme ingénieur dans diverses entreprises : Entreprises industrielles charentaises à La Rochelle (1941-1943), ABC à Claye-Souilly (Seine-et-Marne) de 1943 à 1945, Cotal à Neuilly-sur-Seine (1945-1946), Stéatite industrielle à Montreuil (1046-1947), Nadella à Levallois-Perret (1948-1949), ONERA à Châtillon-sous-Bagneux (1949-1952), SATAM à La Courneuve (1952-1955), Philips à Paris (1955-1956). Il entra en 1956 comme ingénieur à l’institut de physique nucléaire à la faculté des sciences d’Orsay où il resta jusqu’à sa retraite en 1982.

Raymond Gayraud adhéra au Parti communiste français en 1947 dans le Xe arrondissement de Paris. Secrétaire de la section communiste d’Orsay à la fin des années 1950, il entra au comité de la fédération communiste de Seine-et-Oise en 1959, puis passa dans le comité de la nouvelle fédération de Seine-et-Oise-Sud en 1964. Il le demeura dans la nouvelle fédération de l’Essonne. Il était alors membre de la commission des ingénieurs, techniciens et cadres et seulement membre du bureau de la section communiste.

De 1950 à 1956, Raymond Gayraud fut membre du secrétariat national du Syndicat national des cadres et ingénieurs de la métallurgie. Il adhéra par la suite au Syndicat national des personnels contractuels de l’éducation nationale affilié à la Fédération de l’éducation nationale dans les années 1960.

En 1982, Raymond Gayraud quitta le PCF « en désaccord avec l’autoritarisme renforcé des dirigeants fédéraux et nationaux cooptés sans l’avis de la base, voire contre l’avis de la base ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24228, notice GAYRAUD Raymond, Marcel par Jacques Girault, Nadia Michel-Ténine, version mise en ligne le 11 janvier 2009, dernière modification le 13 mars 2009.

Par Jacques Girault, Nadia Michel-Ténine

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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