TRISTAN François, Émile [Pseudonyme dans la Résistance : André Flamand]

Par Jean-Luc Marquer

Né le 24 décembre 1923 à Paris XIIIe arr. (Seine, aujourd’hui Paris), abattu pendant une tentative d’évasion le 8 août 1944 à La-Mure (Isère) ; instituteur ; résistant des FTPF, homologué Forces françaises de l’Intérieur

Plaque et croix, colline du calvaire, La Mure (Isère)
Plaque et croix, colline du calvaire, La Mure (Isère)
Photo : Éric Bois

François, Émile Tristan était le fils de Jacques, commissaire de police, et de Jeanne, Marie Vachot, son épouse.
Célibataire, il était instituteur.
François Tristan s’engagea dans la Résistance. Il faisait partie de l’un des Bataillons de FTPF, 1er ou 10ème, qui combattaient dans le maquis de l’Oisans.
Ses services sont homologués à partir du 1er juillet 1944.
Le 8 août 1944, vers 15 heures, un contingent d’Alpenjäger arriva à La-Mure (Isère). François Tristan et Paul Baret étaient leurs prisonniers. Ils faisaient partie de la même patrouille capturée par les allemands. Alors qu’ils se trouvaient à proximité du cimetière, François Tristan tenta de s’échapper en gravissant la colline du calvaire. Il fut abattu alors qu’il allait franchir la ligne de crête.
L’acte de décès n°102 fut établi pour un inconnu, avec le signalement suivant : « taille un mètre soixante dix, cheveux chatains, ondulés, visage ovale teint sanguin, chaussé de gros souliers, bas rouge chemise kaki ». Il précise de plus que l’inconnu répondait au nom d’emprunt de Flamand.
Il fut enterré dans le cimetière communal de La-Mure.
Un jugement du tribunal civil de Grenoble (Isère), en date du 24 janvier 1945 rectifia l’acte de décès n°102 et l’attribua à François Tristan.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué résistant, membre des Forces françaises de l’Intérieur.
Il est maintenant enterré dans la tombe familiale au cimetière communal de Nattages, commune de Parves-et-Nattages (Ain).
Son nom figure sur une plaque disposée sur le lieu de sa mort, sur le monument aux morts de Nattages et sur le monument commémoratif aux FFI et résistants de la Matheysine morts pour la France à La-Mure.
Paul Baret fut exécuté le 9 août 1944, peut-être après un jugement expéditif.


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article242443, notice TRISTAN François, Émile [Pseudonyme dans la Résistance : André Flamand] par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 4 octobre 2021, dernière modification le 4 octobre 2021.

Par Jean-Luc Marquer

Plaque et croix, colline du calvaire, La Mure (Isère)
Plaque et croix, colline du calvaire, La Mure (Isère)
Photo : Éric Bois

SOURCES : SHD Vincennes, GR 19 P 38/18 ; GR 16 P 578447 (nc). — AVCC Caen, AC 21 P 162894 (nc). — Mémoire des hommes. — Mémorial GenWeb. — Geneanet. — Notes d’Éric Bois, président du comité Valbonnais-La Mure du Souvenir Français. — État civil.

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