FAÏTA Jacquie [née DEPAMBOURG Jacqueline ; épouse FAÏTA]. Pseudonymes dans la clandestinité : MIREILLE, CAMBON.

Par Jean-Claude Lahaxe

Née le 3 mai 1924 à Nîmes (Gard), morte le 24 décembre 2008 à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; secrétaire de direction ; responsable des Vaillants et Vaillantes dans les Bouches-du-Rhône, membre du secrétariat de l’UFF et du bureau de la fédération communiste de ce même département.

Jacquie Faïta devint avant la guerre membre des Jeunesses communistes et de l’Union des jeunes filles de France, contribuant à ce titre à l’aide aux républicains espagnols. Elle adhéra en mai 1941 dans le Gard au Front patriotique de la jeunesse, organisation de jeunes du Front national. Un an plus tard, elle se trouvait désignée responsable de cette organisation pour la région Gard-Lozère. En février 1943, Léo Figuères la chargea d’une responsabilité identique pour les départements du Rhône et de l’Isère. Jacquie Faïta se retrouva affectée aux FTPF en juin suivant.

Jacquie Faïta participa à la libération de Lyon (Rhône) en septembre 1944 avant de gagner Paris avec son époux Edo dit Bernard (né le 20 janvier 1921 à La Spezzia), résistant comme elle. Elle participa aux activités du bureau national des Jeunesses communistes avant de s’installer à Marseille en compagnie de son mari en janvier 1945. Ayant suivi durant un mois les cours de la première école des JC, elle adhéra au parti peu après. La même année, elle siégeait au sein du secrétariat fédéral de l’UJRF et était membre du comité de la fédération communiste des Bouches-du-Rhône.

Jacquie Faïta figura sur la liste communiste lors des élections municipales du 19 octobre 1947. Elle était alors commissaire fédéral des Vaillants et Vaillantes, poste qu’elle conserva jusqu’en 1950, siégeait au bureau national de cette organisation et occupait en outre des responsabilités au sein de l’UFF. Jacquie Faïta se présenta sans succès lors des cantonales de 1949. Elle participa à la manifestation contre la guerre d’Indochine sur la Canebière à Marseille le 10 janvier 1950.

Responsable de la section du quartier de La Plaine à Marseille en 1952, Jacquie Faïta siégeait aussi cette année-là au sein de la direction départementale de l’UFF. L’année suivante, elle entra secrétariat départemental et, en tant qu’invitée, au bureau national de l’UFF. À ce titre, elle participa aux festivités de la journée internationale de la femme qui se déroula à Berlin le 8 mars 1953.

Jacquie Faïta suivit les cours de formation de l’école centrale du parti d’octobre 1953 à février 1954, entrant au sein du bureau de la fédération communiste des Bouches-du-Rhône à la suite du congrès de cette année-là. Présentée sans succès le 17 avril 1955 dans le 8e canton de Marseille, elle fut de nouveau battue lors des élections législatives de janvier 1956.

Jacquie Faïta effectua plusieurs séjours à l’étranger. Elle se rendit en RDA en 1954, fut déléguée au congrès mondial des mères de Lausanne le 10 juillet 1955, assista le 8 mars 1960 à Copenhague à la 50e journée internationale des femmes.

Jacquie Faïta resta au bureau de la fédération communiste des Bouches-du-Rhône jusqu’en 1973. Elle s’y occupa plus particulièrement des problèmes des femmes travailleuses et des enfants, siégeant parallèlement au sein du bureau départemental d’une association de parents d’élèves. Elle demeura ensuite au comité fédéral jusqu’en 1976. De 1966 à 1991 (date du décès de son époux), elle disposa du statut de demi-permanente du parti. Durant toute cette période, elle exerça parallèlement des fonctions au secrétariat départemental (1954/1959, au bureau (1962, 1966-1968) ou au comité fédéral de l’UFF (1964-1965).
Figurant toujours sur les listes présentées par le Parti communiste, Jacquie Faïta se retira dans le 6e canton à la suite du premier tour du 24 septembre 1967. Elle figura par la suite sur la liste conduite par Pierre Doize dans le 5e secteur de Marseille lors des municipales de mars 1971, liste qui fut battue au second tour par celle de la socialiste Irma Rapuzzi. Jacquie Faïta échoua de nouveau dans le 6e canton lors des élections d’octobre 1973.

Jacquie Faïta devint la première responsable de l’Association des vétérans du parti pour les Bouches-du-Rhône en 1992. Un hommage lui a été rendu le 14 janvier 2009 dans les locaux de la fédération communiste.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24264, notice FAÏTA Jacquie [née DEPAMBOURG Jacqueline ; épouse FAÏTA]. Pseudonymes dans la clandestinité : MIREILLE, CAMBON. par Jean-Claude Lahaxe, version mise en ligne le 15 janvier 2009, dernière modification le 25 juillet 2009.

Par Jean-Claude Lahaxe

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, dossier 148 W 302, note de police du 1er mai 1948. – Arch. PCF, décisions du secrétariat des 2 novembre 1953, 27 février et 23 septembre 1954. — Listes établies entre 1952 et 1968 par la fédération communiste des Bouches-du-Rhône. — La Marseillaise, 1950-1976. — Pascal Posado, Léo Lorenzi, 1938-1945 : Les communistes face à la tourmente dans les Bouches-du-Rhône, édité par la fédération des Bouches-du-Rhône du PCF et l’Amicale des vétérans, 1995, p. 36 et 104. — Déclarations effectuées le 7 avril 1998.

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