PICHON Marguerite dite Margot [née ROZE Marguerite Blanche, épouse CAMEDESCASE, puis PICHON]

Par Mauricette Laprie

Née le 3 janvier 1903 à Bègles (Gironde), morte le 6 février 1995 à Lormont (Gironde) ; sténo-dactylographe ; syndicaliste CGTU de Bordeaux ; communiste.

Fille de Jean Georges Roze, ajusteur et de Marie Gabrielle Guérin, tailleuse, Marguerite Roze se maria à Bègles (Gironde) le 5 septembre 1925 avec Jacques Pierre Camedescase, né le 25 juillet 1903 à Bordeaux (Gironde), contremaître à la manufacture d’allumettes de Bègles, de leur union naquit Jacques André Gabriel le 15 juillet 1926 à Bègles. Leur divorce fut prononcé le 23 février 1934. Marguerite Roze se remaria le 10 septembre 1935 à Bordeaux avec Léo Robert Etienne Pichon, horloger né le 27 décembre 1899 à Bordeaux, dirigeant communiste bordelais.
Margot Pichon commença à travailler à 14 ans dans le commerce, elle suivit les cours du soir de la Philomathique de Bordeaux, après plusieurs emplois, elle entra à la banque Jules Molina d’où elle fut licenciée en 1923, ayant dû s’arrêter pour soigner son fils malade. Embauchée comme chef réceptionniste au magasin Lanoma, cours Victor Hugo, elle adhéra au syndicat CGTU des employés en 1930. Jusqu’en 1933, il y avait sept syndiqués sur 200 employés, elle développa le syndicat qui compta jusqu’à 100 syndiqués, en 1936 elle organisa la grève du commerce avec Jacqueline Brel.
En février 1932, elle était la secrétaire appointée de André Vrigneaud, secrétaire de l’Union Régionale Unitaire. Le commissaire spécial de Bordeaux écrivit dans son rapport du 28 février 1933 « la femme Camescasse, divorcée, maîtresse de Pichon, ex-secrétaire du PC va être titularisée dans son emploi rétribué de secrétaire-dactylo de l’Union Régionale Unitaire à la Bourse du travail »
Elle dirigea le syndicat CGTU puis CGT des employés de Bordeaux et milita au Parti communiste.
Son mari Léo Pichon fut arrêté le 16 mai 1940, astreint à résidence au centre de séjour de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime), et déporté en Afrique du Nord. Elle participa à la résistance comme agent de liaison.
Après la guerre, elle travailla comme secrétaire administrative à l’Union départementale CGT de la Gironde.
Elle fit partie de la délégation de l’Union départementale CGT de la Gironde menée par Pierre Brana en RDA – République Démocratique Allemande, du 8 au 16 octobre 1977.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article242821, notice PICHON Marguerite dite Margot [née ROZE Marguerite Blanche, épouse CAMEDESCASE, puis PICHON] par Mauricette Laprie, version mise en ligne le 28 septembre 2021, dernière modification le 28 septembre 2021.

Par Mauricette Laprie

SOURCES : Arch. Dép. Gironde, 1M578, 1M532, SC397. — Témoignage de Marguerite Pichon. — Guy Joubert, « Les femmes dans le mouvement ouvrier girondin », Aperçus d’histoire sociale en Aquitaine, Institut régional CGT d’histoire sociale, n° 57, 2e trimestre 2000. — Pierre Brana, Du syndicalisme au politique, PUR, 2013. — État civil de Bègles, de Bordeaux (Gironde).

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