BANNEROT André, Georges

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 23 novembre 1911 à Étival-Clairefontaine (Vosges), mort en action le 4 septembre 1944 à Neufmaisons (Meurthe-et-Moselle) ; résistant du Groupe mobile d’Alsace (GMA).

André Bannerot était le fils de Georges Léon, papetier chez Daridan et de Marie Louise, papetière. Il avait un frère André Georges, né en 1911.
Il entra dans la Résistance au IIIe groupement du maquis des Vosges, secteur de Saint-Dié, G.M.A. (Groupe Mobile d’Alsace), où ses services ont été homologués à compter du 1er juin 1944.
Le GMA Vosges dont le PC se trouvait près de Raon-L’Étape (Vosges) comprenait plusieurs centaines d’hommes dont une majeure partie attendait d’être équipée et armée.
Un parachutage prévu à cet effet dans la nuit du 3 au 4 septembre 1944 sur le terrain de Veney échoua à cause de conditions météorologiques défavorables et fut reporté de 24 heures. Des centaines d’hommes du GMA ne purent être armés. Le capitaine Marc (Dr René Meyer) qui les commandait prit la décision vers minuit de les faire bivouaquer dans la ferme inhabitée de Viombois, situé sur la commune de Neufmaisons, en Meurthe-et-Moselle sous la protection de 70 hommes de la centurie du lieutenant Jean-Serge, bien armés. Malgré l’ordre de l’état-major d’évacuer cet endroit réputé dangereux, le capitaine Marc préféra pour des raisons logistiques rester sur sa position.
Le lendemain 4 septembre 1944 à neuf heures, les sentinelles firent feu sur une voiture de transmissions allemande. Deux autres incidents eurent lieu à onze heures et onze heures trente, ce qui eut effet d’alerter l’ennemi. À quatorze heures, les troupes allemandes, alertées par les fusillades, arrivèrent sur place. L’avance de l’ennemi fut enrayée dans un premier temps mais vers quinze heures alors que le capitaine Marc venait enfin de donner l’ordre d’évacuer la ferme, les Allemands lancèrent de violents assauts. Le combat dura six heures pendant lesquelles les maquisards se défendirent vaillamment, parfois au corps à corps. À 21 heures l’ennemi cessa le combat après avoir eu de lourdes pertes.
À 23h30, les avions alliés arrivèrent pour le parachutage mais ne voyant rien, ils repartirent vers l’Angleterre sans se douter de la tragédie.
57 maquisards furent tués à la ferme et 34 autres, faits prisonniers pendant les jours suivants seront massacrés au camp du Struthof que les maquisards avaient pour objectif de libérer. Les Allemands eurent 134 morts et 182 blessés.
André Bannerot était parmi les tués au combat.
Il obtint la mention « Mort pour la France ».
Son nom figure sur le Mémorial de la Résistance de la Ferme de Viombois, à Neufmaisons (Meurthe-et-Moselle).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article242856, notice BANNEROT André, Georges par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 2 octobre 2021, dernière modification le 9 octobre 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 13143 (nc).— SHD, Vincennes, GR 16 P 30424 sans mention d’homologation (nc).— SHD, Vincennes, GR 19 P 88/7 GMA.— Liliane Jérome Livre mémorial des victimes de Viombois 4 septembre 1944, 16 août 2016.— La Bataille de Lorrain de septembre 1944 à mars 1945 La bataille de la ferme de Viombois.— Mémoire des Hommes.— Mémorial Genweb.— Recensements de population année 1911.

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