PÉROTIN Michel, Marie, Louis [Pseudonymes dans la Résistance : Chatenet, Fressinat]

Par Jean-Luc Marquer

Né le le 9 juin 1920 à Bordeaux (Gironde), mortellement blessé le 21 août 1944 à Hostun (Drôme) et mort à Saint-Marcellin (Isère) ; étudiant en droit ; résistant de l’Armée secrète, homologué lieutenant des Forces françaises de l’Intérieur.

Tombe Michel PÉROTIN, Nécropole Nationale de Vassieux-en-Vercors (Drôme)
Tombe Michel PÉROTIN, Nécropole Nationale de Vassieux-en-Vercors (Drôme)
Photo : Geneanet, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

Michel, Marie, Louis Pérotin était le fils de Jean, Louis, René généalogiste, et de Marie, Yvonne, Lucie Boisserie-Lacroix, son épouse.
Il était étudiant en Droit à Bordeaux (Gironde), ville d’où il était originaire et où il habitait 81 rue des Sablières.
Il s’engagea dans la Résistance et rejoignit le maquis du Vercors, secteur 8 de l’AS-Isère.
Ses services sont homologués à partir du 1er janvier 1944.
Aspirant, puis sous-lieutenant, il devint chef du C6, relevant du 11e Régiment de Cuirassiers reconstitué.
Le peloton Fressinat parvint à quitter le massif après l’ordre de dispersion du 23 juillet 1944.
Le lieutenant Yves Pérotin prit le commandement du 2ème Escadron, et le conduisit le 20 août 1944 à la Baume-d’Hostun (Drôme) où il fusionna avec le 1er Escadron.
Grièvement blessé accidentellement le 21 août 1944 à Hostun (Drôme), il fut transporté à l’hôpital de Saint-Marcellin (Isère) où il décéda quelques heures après son admission.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué résistant, lieutenant des Forces françaises de l’Intérieur.
Il est enterré dans la Nécropole Nationale de Vassieux-en-Vercors (Isère), carré A, rang 4, sépulture 82.
À titre posthume, il fut décoré de la Croix de guerre et de la Médaille de la Résistance, et élevé au grade de Chevaier de la Légion d’Honneur.
Il se trouve une plaque à sa mémoire sur la tombe familiale au cimetière de la Chartreuse à Bordeaux (33).
Son nom figure sur le monument aux morts de Bordeaux, sur une plaque commémorative dans le hall de la faculté de Droit de Bordeaux et sur le mémorial au combattants du dispositif Maurienne-Dévoluy à Tréminis (Isère).
Son frère Yves Pérotin (1922-1981), archiviste et historien français, surtout connu pour ses travaux d’archivistique, fut également résistant de l’Isère. L’ouvrage posthume La vie inimitable (Presses Universitaires de Grenoble, 2014), écrit au sortir de la guerre, constitue un témoignage vivant et parfois cruel de la vie dans les maquis.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article242866, notice PÉROTIN Michel, Marie, Louis [Pseudonymes dans la Résistance : Chatenet, Fressinat] par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 2 octobre 2021, dernière modification le 8 octobre 2021.

Par Jean-Luc Marquer

Tombe Michel PÉROTIN, Nécropole Nationale de Vassieux-en-Vercors (Drôme)
Tombe Michel PÉROTIN, Nécropole Nationale de Vassieux-en-Vercors (Drôme)
Photo : Geneanet, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

SOURCES : SHD Vincennes GR 16 P 467804 (nc) ; GR 19 P 38/16. — AVCC Caen, AC 21 P 129670 (nc). — La Picirella, Joseph, Témoignages sur le Vercors, Drôme Isère, 1973, Lyon, p. 331 et 334. — Mémoire des hommes. — Mémorial GenWeb. — Geneanet. — État civil.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément