GOLDBAUM Moroka Maurice

Par Jean-Luc Marquer

Né le 8 mars 1926 à Janow (Pologne), disparu le 6 août 1944 Grenoble (Isère) ; résistant de l’Armée secrète, homologué Forces françaises de l’Intérieur

Maurice GOLDBAUM
Maurice GOLDBAUM
Photo : Claude Richard, Mémorial GenWeb, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

Juif d’origine polonaise, Moroka, Maurice Goldbaum était le fils de Michel, artisan maroquinier, et d’Ida, Bluma Szulmajster, son épouse. Il avait un frère Charles né en 1924.
La famille émigra en France aux alentours de 1930. Un document conservé par la famille indique que Michel Goldbaum entra en France le 12 juillet 1929.
En 1936 naquit un troisième garçon, Marcel.
En 1942, la famille Goldbaum habitait au 95 boulevard de Magenta dans le Xe arrondissement de Paris.
Peu de temps avant la rafle du 16 juillet 1942, Michel Goldbaum, puis ses deux fils ainés, partirent se réfugier à Sassenage (Isère), commune de l’agglomération grenobloise.
Le reste de la famille devait les suivre quelques temps plus tard, mais la rafle survint. Ida Goldbaum, qui en avait eu quelque écho, confia son plus jeune fils à la concierge du 97 boulevard de Magenta.
Cette dernière partait en vacances dans sa famille qui habitait une maison tout près de l’Indre où se trouvait la ligne de démarcation. Marcel partit avec deux de ses cousines légèrement plus âgées que lui.
Ida Goldbaum était restée à Paris pour ranger les affaires et fermer l’appartement. Elle prit le train pour rejoindre Grenoble, mais elle fut arrêtée à Vierzon (Cher) puis déportée par le convoi n°14 parti le 8 août 1942 de Pithiviers (Loiret).
Marcel Goldbaum et ses cousines parvinrent à franchir la ligne de démarcation et rejoignirent le reste de la famille à Sassenage.
Maurice et Charles Goldbaum trouvèrent un emploi dans une scierie de Fontaine (Isère), puis décidèrent, comme plusieurs de leurs camarades, de rejoindre le maquis du Vercors, secteur 8 de l’AS-Isère.
Après l’assaut général donné le 21 juillet 1944 par les troupes allemandes au massif du Vercors, l’ordre de dispersion fut donné le 23 juillet 1944.
Maurice et Charles Goldbaum parvinrent à quitter le massif.
Le 5 août 1944, Maurice Goldbaum rendit visite à son frère Marcel à Montbonnot (Montbonnot-Saint-Martin, Isère), où son père l’avait placé, quelques jours avant, en pension dans une famille, car il devait lui-même se cacher des persécutions allemandes.
Maurice Goldbaum était accompagné d’un camarade. Il voulait embrasser son frère avant de partir. Il avait l’air inquiet et semblait très pressé. Ce fut la dernière fois que Marcel le vit.
Maurice Goldbaum fut fait prisonnier le 6 août 1944 à Montbonnot et interné à Grenoble (Isère). Il fut officiellement porté disparu à cette date.
Cité à l’ordre du Régiment à titre posthume le 21 mars 1947 : « Patriote courageux qui a préféré l’impitoyable combat du maquis à l’obéissance servile aux ordres de l’occupant. Incorporé dans une formation du Vercors a disparu au cours des combats engagés contre les troupes allemandes en juillet 1944. », il fut décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze.
Son nom figure sur la stèle commémorative des amis de Krasnik au cimetière parisien de Pantin (Seine-Saint-Denis) avec celui de son frère Charles, mort au combat le 5 août 1944 à Saint-Quentin-sur-Isère (Isère) et celui de sa mère Ida, déportée à Auschwitz (Pologne) où elle fut assassinée le 1er août 1943.
Le mémorial de la Shoah à Paris et le Mémorial de Yad Vashem le recensent parmi les victimes de la Shoah.


Notice provisoire

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article242881, notice GOLDBAUM Moroka Maurice par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 5 octobre 2021, dernière modification le 7 octobre 2021.

Par Jean-Luc Marquer

Maurice GOLDBAUM
Maurice GOLDBAUM
Photo : Claude Richard, Mémorial GenWeb, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 261702 (nc) ; GR 19 P 38/16. — AVCC Caen, AC 21 P 195685 (nc). — Informations et documents communiqués par Marcel Gerbault-Goldbaum. — Mémoire des hommes. — Geneanet. — Mémorial de la Shoah (Paris). — Yad Vashem, Jérusalem (Israël).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément