EYCHENNE Louis

Par André Balent

Né le 14 juillet 1911 à Toulouse (Haute-Garonne), mort le 15 août 1944 à Toulouse des suites d’un accident, lors d’une action de la Résistance, à Sainte-Foy-de-Peyrolières (Haute-Garonne) le 15 ou le 22 juin 1944 ; ingénieur ; résistant (maquis de Rieumes, Haute-Garonne), Corps franc Pommiès (CFP) de l’ORA, AS (Armée secrète)

Louis Eychenne est né à Toulouse au 22 rue du 10 avril. Son père, Henri, Paul Eychenne, âgé de vingt-cinq ans en 1911, était chauffeur à la Compagnie des chemins de fer du Midi. Sa mère Clotilde, Marie Carcy, âgée aussi de vingt-cinq ans en 1911, exerçaitt alors la profession de lingère.
Plus tard, il habita à Tarbes (Hautes-Pyrénées). Il fit des études secondaires au lycée Jean-Dupuy de cette ville. Après avoir obtenu le baccalauréat, il poursuivit des études à l’École électrotechnique de Toulouse. En 1929, il les poursuivit à l’École nationale supérieure des des Arts et métiers d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et fit partie ensuite de la promotion 1933 de « Supélec » (École supérieure d’électricité) de Gif-sur-Yvette (Seine-et-Oise / Essonne). À sa sortie, ingénieur, il travaillait à Toulouse. Il demeurait 31 rue de Cazeneuve.
Capitaine de réserve (il avait servi au 24e régiment d’Artillerie de Toulouse), Louis Eychenne participa à la Résistance au moins dès la fin de 1942. Il en fit partie, avec Jules Delattre. On le retrouva en effet parmi ceux qui accompagnèrent André Reboul (1905-1987) juge d’instruction à Muret (Haute-Garonne), à la mise en place de ce qui devait devenir le maquis dit « de Rieumes ». Fin 1945, il prit la tête d’une « compagnie » de cette formation armée en gestation, autour de Saint-Lys (Haute-Garonne). Ce maquis, initialement « indépendant », fut, dans un premier temps, tiraillé entre l’AS à laquelle voulaient adhérer nombre de ses membres et le Corps franc Pommiès (CFP), la grande formation de l’ORA de la R 4. Dans un premier temps, les sympathies pour le CFP semblèrent l’emporter. Le maquis, lorsqu’il devint opérationnel, bénéficia de ce rapprochement initial avec le CFP, car il put récupérer les armes et le matériel parachutés en Haute-Garonne par les Alliés. Eychenne participa à plusieurs des coups de main du maquis. Le dossier d’homologation du maquis de Rieumes au SHD de Vincennes fait état de l’appartenance, en juin 1944, de la compagnie d’Eychenne au « bataillon Delattre ». Les divergences au sein du maquis se traduisirent par des départs vers d’autres formations comme le maquis de Betchat des FTPF. Il semble qu’Eychenne ait plutôt soutenu Delattre que Reboul. En tout cas, le maquis de Rieumes, après la scission du 23 juin 1944, le revendiqua comme un de ses membres morts en action contre l’ennemi avant la libération de Muret (21 août 1944). Après son accident et son transport dans une clinique de Toulouse, toutefois, sa compagnie aurait suivi André Reboul en Bigorre.
En juin 1944, la compagnie d’Eychenne était stationnée à Sainte-Foy-de-Peyrollières. Le 15 juin (ou le 22, selon les sources), il fut victime d’un accident en service commandé près de cette localité. Transporté à a clinique Ambroise-Paré de Toulouse, il y mourut le 15 août 1944.
Il obtint la mention « Mort pour la France ». Il y a un dossier à son nom au SHD (Vincennes) avec la cote non consultée (GR 16 P 213288). Son nom a été inscrit sur le livre d’or de l’institut électro-technique de Toulouse, sur la plaque commémorative du lycée Jean-Dupuy de Tarbes (Hautes-Pyrénées), sur le mémorial du CFP à Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées), sur la plaque commémorative apposée sur le hall d’entrée de l’École nationale supérieure des arts et métiers d’Aix-en-Provence, sur la plaque commémorative de « Supélec » à Gif-sur-Yvette (Essonne). Il y a une impasse Louis Eychenne à Toulouse.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article243033, notice EYCHENNE Louis par André Balent, version mise en ligne le 10 octobre 2021, dernière modification le 20 octobre 2021.

Par André Balent

SOURCES : Service historique de la Défense, Vincennes, 19 P 31/13, maquis de Rieumes (AS) ou « bataillon Delattre ». — Arch. com. Toulouse, 1 E 656, état civil, registres des naissances 3 janvier-22 août 1911, acte de naissance de Louis Eychenne. — Site Mémoire des hommes (SHD) consulté le 8 octobre 2021. — Site MemorialGenWeb consulté le 9 octobre 2021.

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