EMERY Suzanne

Par Jean-Pierre Besse, Claude Pennetier

Née le 10 avril 1909 à Montboyer (Charente), morte le 12 décembre 2006 à Grasse (Alpes-Maritimes) ; femme de chambre ; secrétaire de la Chambre syndicale des employés gens de maison ; militante communiste et résistante à Paris.

Fille d’un charpentier, domiciliée à Paris, dans le XIXe arr. puis dans le Xe arr., célibataire, Émery Suzanne, bonne à tout faire puis femme de chambre, était en 1937 secrétaire, en qualité de permanente, de la Chambre syndicale des employés gens de maison. Elle était assistée de Albert Cléret, secrétaire adjoint ; Georges Ricaud, trésorier ; Lors du renouvellement du bureau syndical, courant 1937, Suzanne Émery était maintenue dans ses fonctions de secrétaire ; Eugène Bourinet était secrétaire adjoint ; Andrée Thomas, trésorière ; Seille Ferdinand. En 1939, Suzanne Émery assumait de nouveau la charge du secrétariat de la Chambre syndicale dont Charles Cousinat était le trésorier. La Chambre syndicale constituée le 1er octobre 1936, était affiliée à la Fédération de l’Alimentation, à l’Union des syndicats ouvriers de la région parisienne et à la CGT. Elle publiait L’Éveil des gens de maison qui paraissait mensuellement. En 1937, la Chambre syndicale comptait 1 600 membres.

Suzanne Emery suivit en 1938 l’école centrale des femmes communistes où elle se classa parmi les meilleures élèves. Avant guerre, elle était secrétaire d’une section de Paris-ville, membre du comité régional. Après la dissolution du Parti communiste, son domicile fut perquisitionné le 27 septembre 1939. Elle participa à sa reconstitution clandestine puis à la Résistance sous divers pseudonymes (Marguerite, Huguette). Selon un document de 1945, elle aurait été successivement technique puis politique d’une section femmes puis technique d’un comité populaire enfin interrégionale politique femmes. Elle fut arrêtée le 16 février 1942, dans le cadre de l’affaire Pican* puis écrouée à la Roquette. Lorsqu’elle fut arrêtée, elle venait d’être désignée comme responsable de la propagande parmi les jeunes et elle avait sur elle un rapport contenant l’activité du mouvement des femmes dans la Nièvre, l’Indre et le Loir-et-Cher. Elle s’évada en 1944.

À la Libération, elle était membre du comité régional de Paris-ville.
Décédée à Grasse en décembre 2006, Suzanne Emery fut inhumée dans sa commune natale.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24315, notice EMERY Suzanne par Jean-Pierre Besse, Claude Pennetier, version mise en ligne le 18 janvier 2009, dernière modification le 16 octobre 2019.

Par Jean-Pierre Besse, Claude Pennetier

SOURCES : Arch. PPo. 320 ; BA 2447, carton 3 activités communistes 1940-1944. — RGASPI, 546/7/1888, 517/1/1887 — Note de Jean-Pierre Ravery. — État civil de Montboyer.

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