LE COZ Jean, François, Marie [Plouigneau]

Par Daniel Heudré

Né le 9 juillet 1894 à Botsorhel (Finistère), exécuté sommairement le 9 août 1944 à Plouigneau (Finistère) ; charron, entrepreneur de travaux ; résistant FFI-FFC.

Fils de François Marie Le Coz, charron, et de Françoise Guillemette Maltret, ménagère, Jean Le Coz se maria le 30 janvier 1929 avec Jeanne Louise Morin à Botsorhel. Il travailla comme charron puis devint entrepreneur de travaux.
Il avait été incorporé au régiment de Sapeurs-pompiers de Paris comme soldat de 2e classe le 9 septembre 1914, il passa au 1er régiment du Génie le 7 octobre 1917 puis au 21e le 1er avril 1918. Placé en sursis charron à Botsorhel, il fut démobilisé le 9 septembre 1919, puis réformé en 1924 et pensionné 20%. Il travailla à la Poudrerie nationale de Moulin-Blanc en 1931. Il fut nommé caporal le 1er novembre 1939 au 112e régiment régional puis affecté spécial comme entrepreneur de travaux.
Pendant l’occupation allemande, Jean Le Coz donna asile à des aviateurs alliés et des Français poursuivis par la Gestapo. Lors des combats de la libération près de Morlaix, le 7 août à Plougasnou, le commandant allemand exigea des maquisards leurs prisonniers et trente otages sinon le bourg serait bombardé. Une colonne allemande ouverte par les otages et grossit par les soldats russes de la Wehrmacht, prit la direction de Lanmeur où un adjudant allemand abattit Vincent Le Noan et Jean Tanguy qui débouchèrent sur la place sans armes. Cette colonne arriva dans la nuit du 8 au 9 août dans la commune voisine de Plouigneau amenant avec elle un convoi de cultivateurs avec leurs charrettes.
La commune de Plouigneau venait d’être libérée par les Américains, le 8 août 1944. Le lendemain, le 9 août, Jean Le Coz était à bord d’une voiture où se trouvaient également ses camarades FFI, brandissant des drapeaux alliés et la croix de Lorraine. Arrivée dans le bourg de Plouigneau, la voiture rencontra une colonne d’Allemands équipés de canons et d’autres armes. Tous furent arrêtés et fusillés sur le mur de la mairie place de l’église. Outre Jean Le Coz, ils avaient pour noms Joseph Jourden, Albert Perrot, Jean-Yves Ropars et un inconnu.
Informés de ce qui venait de se passer, les résistants FFI attaquèrent la colonne et l’aviation américaine, quatre patrouilles et huit avions, mitraillèrent les troupes allemandes aux abords du bourg et mirent fin au combat dans l’après-midi.
Jean, François, Marie Le Coz avait plus de 50 ans lors de son décès.
Les noms des victimes sont inscrits sur une stèle commémorative située près du monument aux morts de Plouigneau.
Reconnu Mort pour la France, Jean Le Coz a été homologué interné résistant (DIR), soldat FFI et FFC (sergent chef, du 1er juin 1944 au 9 août) au titre du réseau Adolphe-Buckmaster.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article243667, notice LE COZ Jean, François, Marie [Plouigneau] par Daniel Heudré, version mise en ligne le 12 novembre 2021, dernière modification le 17 novembre 2021.

Par Daniel Heudré

SOURCES : AVCC-SHD, Caen, 21 P 72070.— Arch. Dép. Finistère, registre matricule, état civil . — Mémoire des hommes. — SHD, Vincennes, GR 16P 351250 (nc). — Georges-Michel Thomas, Alain Le Grand, Le Finistère dans la guerre 1939-1945 t.2, p.78-79.

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