CHAILLET Maurice, Georges

Né le 24 mars 1891 à Paris (XXe arr.), mort en déportation le 18 janvier 1944 à Mauthausen (Autriche)  ; mécanicien ; militant communiste et de la CGT.

Fils d’Eugène Chaillet et de Valentine Moulin, Maurice Chaillet épousa le 24 novembre 1922 Marie Madeleine Sérandour. Un enfant naquit de cette union le 28 novembre 1926 : Marcel, Raymond, Jean. Marie Madeleine Sérandour mourut le 26 septembre 1927.
Devenu veuf, il épousa Marguerite Cornaille le 31 octobre 1929 à Bezons (Seine-et-Oise, Val d’Oise). Marguerite Cornaille porta toute son affection à son beau-fils Marcel qu’elle éleva comme son propre enfant.
Le 15 août 1944, Marcel Chaillet fut mortellement atteint par des tirs allemands à Allonnes (Eure-et-Loir) alors qu’il se rendait au-devant d’éléments avancés américains.

Maurice Chaillet, en 1939 et jusqu’à son arrestation le 29 novembre 1940, milita pour le Parti communiste à Asnières-sur-Seine (Seine, Hauts-de-Seine). Sous les ordres de Raymond Aubrun dirigeant du secteur Asnières-Gennevilliers, il participa à la formation des Comités Populaires de la CGT dont le rôle consistait à rassembler les travailleurs pour lutter contre Vichy et l’occupant allemand.
Le 3 février 1941, il fut condamné par le tribunal civil de la Seine à 10 mois de prison, « pour avoir : 1° exercé une activité ayant directement ou indirectement pour objet de propager les mots d’ordre émanant ou relevant de la 3è Internationale communiste ou d’organismes contrôlés en fait par cette 3e internationale ; 2° distribué ou détenu en vue de la distribution de l’offre ou l’exposition des écrits tendant à propager les mots d’ordre de la 3è Internationale ou des organismes qui s’y rattachent ».
Il fut incarcéré à la prison de la Santé, à Fresnes, Poissy puis libéré le 16 juillet 1941.
De nouveau arrêté au début d’octobre 1941 puis détenu au camp de séjour surveillé de Choisel-Châteaubriant, il fut transféré le 7 mai 1942 au camp de Voves (baraque 24).
Il fut déporté au camp de Mauthausen (matricule 39436) où il mourut le 18 janvier 1944.
André Grillot, de Choisy-le-Roi, relate les circonstances de sa mort  : « Chaillet est resté comme moi dans le camp de Mauthausen, occupé dans le mois de décembre [1943] à construire un mur, travail assez pénible car il fallait travailler dehors par tous les temps sans vêtements et avec de mauvaises galoches aux pieds. Puis il a réussi à rentrer comme tourneur dans une petite usine du camp, mais il n’y a travaillé que deux ou trois jours. Il a pris froid, un matin il s’est levé avec beaucoup de mal, comme il n’avait pas prévenu la veille qu’il ne pourrait pas aller travailler, il fut contraint de descendre à l’usine, d’y rester toute la journée, le soir il fut transporté à « l’hôpital » avec beaucoup de fièvre et le lendemain ou le surlendemain il était mort d’une pneumonie double. Il était bien décidé à ne pas mourir au camp, le moral était bon, mais les mauvaises conditions de vie, le manque de soins, ont eu raison de lui. » Lettre du 13 juin 1945, adressée à Marguerite Chaillet.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article243783, notice CHAILLET Maurice, Georges, version mise en ligne le 14 novembre 2021, dernière modification le 14 novembre 2021.

SOURCES : Archives familiales (aucune photo). — AVCC-Service historique de la Défense, Caen, AC 21 P 434 711. — SHD, Vincennes, GR 16 P 116724. — Robert Cornaille, Chroniques familiales, imprimé non édité 2021.— FMD, Livre mémorial, absent, consultation le 15 novembre 2021.

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