NOVI Ernest, Théodore [Dictionnaire des anarchistes]

Par Dominique Petit

Né le 1er avril 1861 à Nice (Alpes-Maritimes) ; architecte ; anarchiste parisien.

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

Le 23 mai 1893, Ernest Novi participait à une réunion publique à la salle Octobre, 46 rue de la Montagne Sainte-Geneviève. L’ordre du jour était consacré à « La jeunesse des Écoles et l’anarchie » et la « Question sociale ». Le public était composé de 75 personnes. Novi développa en quelques mots les théories qu’il professait et termina en disant que l’idéal des anarchistes ne pourra être réalisé qu’après une révolte.
Le 3 juin 1893, il assistait avec 500 personnes, à un meeting de protestation à la salle du Commerce, 94 rue du Faubourg du Temple contre la condamnation à mort de Foret.
Le 12 décembre 1893, Novi se trouvait à la deuxième réunion de socialistes dissidents et d’anarchistes 47 rue Myrrha. Une quarantaine de personnes y discutaient de « l’organisation dans la société future. »
Il figurait sur l’état récapitulatif des anarchistes au 26 décembre 1893, il demeurait 1 Carrefour de la Croix rouge (juin 1893).
Les agents de police de la brigade spécialement chargée de surveiller les anarchistes opéraient, le 27 février 1894, six arrestations d’anarchistes suspectés de faire partie d’une association de malfaiteurs. Vers six heures du soir, M. Doffemont, commissaire de police du quartier Notre-Dame, accompagné d’agents, arrêta, au moment où ils rentraient, chez eux deux anarchistes français, malgré la consonnance italienne de leurs noms (Tosca et Novi étaient originaires des Alpes Maritimes), habitant ensemble, 8 quai aux Fleurs. La perquisition amena la saisie de correspondances. Son dossier à la Préfecture de police portait le n°329.012.
Au moment où ces perquisitions étaient faites, François, dit Francis, l’anarchiste qui avait déjà eu à plusieurs reprises affaire avec la justice, rôdait autour de la maison habitée par Tosca et Novi. Il était appréhendé et conduit au poste, mais, après avoir subi un interrogatoire, il était laissé en liberté.
Ernest Novi était porté sur l’état récapitulatif des anarchistes du 31 décembre 1894.
Il était en 1895 l’un des rédacteurs avec Octave Veret et Émile Dodot du journal Sur le trimard, (Paris, 4 juillet 1895 à mars-avril 1896) qui à partir de la fin août (n°3) devait devenir une revue mensuelle. Il y faisait également office de secrétaire-gérant, de trésorier et de bibliothécaire. Il demeurait alors 13 quai aux Fleurs, puis 87 rue Lepic.Une nouvelle série, reprise par Mecislas Goldberg, paraîtra en 1898 (numéro 1, 23 février 1898).
Sur l’état récapitulatif du 31 décembre 1896, il habitait 6 rue Mercoeur. Sur l’état de 1901, il était noté qu’il avait quitté le département et son dossier portait alors le n°207.279.
Le 28 décembre 1899, il se maria à Paris (XIe arr.) avec Blanche, Catherine, Joséphine Descille.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article243805, notice NOVI Ernest, Théodore [Dictionnaire des anarchistes] par Dominique Petit, version mise en ligne le 15 novembre 2021, dernière modification le 20 novembre 2021.

Par Dominique Petit

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York
Fiche photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

SOURCES :
La Sociale année 1895 — R. Bianco « Un siècle de presse anarchiste… », op. Cit. — Le Libertaire 22 novembre 1895 — Journal des débats 27 février 1894 — Notice Novi Ernest du Dictionnaire des militants anarchistesL’Indépendant rémois 28 février 1894 — Les Temps nouveaux 7 septembre 1895 — Archives des Alpes-Maritimes. Etat civil — Les anarchistes contre la république de Vivien Bouhey. Annexe 56 : les anarchistes de la Seine — Archives de la Préfecture de police Ba 78, 1500.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément