MARCHAL André, Louis

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 7 mars 1912 à Pierre-Percée (Meurthe-et-Moselle), exécuté sommairement le 5 septembre 1944 à Badonviller (Meurthe-et-Moselle) ; résistant des Forces françaises de l’intérieur (FFI) homologué DIR.

André Marchal était le fils de Louis Sagard Marchal et de Blanche Valentin. Il se maria le 16 février 1935 à Dommartin-lès-Remiremont (Vosges) avec Marie Hélène François.
Il entra dans la Résistance au IIIe groupement du maquis des Vosges, secteur de Saint-Dié, G.M.A. (Groupe Mobile d’Alsace), où ses services ont été homologués du 1er au 4 septembre 1944.
Le GMA Vosges dont le PC se trouvait près de Raon-L’Étape (Vosges) comprenait plusieurs centaines d’hommes dont une majeure partie attendait d’être équipée et armée.
Un parachutage prévu à cet effet dans la nuit du 3 au 4 septembre 1944 sur le terrain de Veney échoua à cause de conditions météorologiques défavorables et fut reporté de 24 heures. Des centaines d’hommes du GMA ne purent être armés. Le capitaine Marc (Dr René Meyer) qui les commandait prit la décision vers minuit de les faire bivouaquer dans la ferme inhabitée de Viombois, situé sur la commune de Neufmaisons, en Meurthe-et-Moselle sous la protection de 70 hommes de la centurie du lieutenant Jean-Serge, bien armés. Malgré l’ordre de l’état-major d’évacuer cet endroit réputé dangereux, le capitaine Marc préféra pour des raisons logistiques rester sur sa position.
Le lendemain 4 septembre à neuf heures, les sentinelles firent feu sur une voiture de transmissions allemande. Deux autres incidents eurent lieu à onze heures et onze heures trente, ce qui eut effet d’alerter l’ennemi. À quatorze heures, les troupes allemandes, alertées par les fusillades, arrivèrent sur place. L’avance de l’ennemi fut enrayée dans un premier temps mais vers quinze heures alors que le capitaine Marc venait enfin de donner l’ordre d’évacuer la ferme, les Allemands lancèrent de violents assauts. Le combat dura six heures pendant lesquelles les maquisards se défendirent vaillamment, parfois au corps à corps. À 21 heures l’ennemi cessa le combat après avoir eu de lourdes pertes.
À 23h30, les avions alliés arrivèrent pour le parachutage mais ne voyant rien, ils repartirent vers l’Angleterre sans se douter de la tragédie.
57 maquisards furent tués à la ferme et 34 autres, faits prisonniers pendant les jours suivants seront massacrés au camp du Struthof que les maquisards avaient pour objectif de libérer. Les Allemands eurent 134 morts et 182 blessés.
André Marchal fut fait prisonnier et fusillé le jour même au lieu-dit les Trois Sauveux, à Badonviller (Meurthe-et-Moselle).
Il obtint la mention « Mort pour la France » et le titre de "Déporté et interné résistant" (DIR) et fut homologué soldat des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Il fut décoré de la Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 24 mai 1957 paru au JO le 29 mai 1957.
Son nom figure sur le monument commémoratif, à Badonviller (Meurthe-et-Moselle) et sur le monument aux morts, à Celles-sur-Plaine (Vosges).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article244091, notice MARCHAL André, Louis par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 1er décembre 2021, dernière modification le 1er décembre 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Service historique de la Défense, AVCC, Caen, AC 21 P 82672 (nc), Vincennes, GR 16 P 391479 (nc) et GR 19 P 88/7 page 48.— Mémorial Genweb.— Mémoire des hommes.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément