FROUIN Josée

Née en 1937 ; employée ; militante du PSU et de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) en banlieue sud-est.

Josée Frouin était « taillée dans le bois dont on fait des militants » écrivait Xavier Ternisien dans Le Monde du 28 août 2006, après l’avoir observée dans sa défense des expulsés du squat de Cachan (Val-de-Marne).

Fille d’un ouvrier et d’une réfugiée espagnole, elle fut dans la banlieue sud-est parisienne de tous les combats pour la défense des immigrés. Militante du PSU, avec son mari Jean Frouin, elle créa en 1965 un comité de soutien aux habitants du bidonville de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) et participa à l’alphabétisation des femmes algériennes. En 1988 elle adhéra à la Ligue des droits de l’Homme et fut présidente de la section Val-de-Bièvre. Elle se consacra avec beaucoup d’énergie à la défense des sans-papiers. Son rôle fut important dans le collectif des « Mille de Cachan », y compris pendant l’expulsion par la police de près de mille squatteurs d’un bâtiment désaffecté de l’École normale supérieure de Cachan en août 2006. En toute circonstance, aucune autorité ne l’impressionnait et ne la freinait dans sa défense des droits.

Jean Frouin, ingénieur qui partagea son militantisme (on peut vraiment parler d’un couple militant) était délégué de la LDH pour l’Île-de-France.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24422, notice FROUIN Josée, version mise en ligne le 2 février 2009, dernière modification le 6 janvier 2010.

SOURCE : Le Monde, 28 août 2006.

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