CHRÉTIEN Jules

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 22 août 1923 à Raville, aujourd’hui Raville-sur-Sânon (Meurthe-et-Moselle), exécuté sommairement le 16 août 1944 à Maixe (Meurthe-et-Moselle) ; résistant des Forces françaises de l’intérieur (FFI) homologué DIR.

Jules Chrétien était le fils de Charles, Émile Chrétien, terrassier à l’administration du canal de la Marne au Rhin, et d’Ernestine, Elvina Humbert, son épouse.
C’était le septième d’une famille de huit enfants.
Il était domicilié à Raville (Meurthe-et-Moselle) et entra dans la Résistance 1er janvier 1943 au Secteur de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) comme combattant du Groupe Maquis Secteur 416 de Lunéville et du B.O.A.
Le 16 août 1944, une équipe de résistants du secteur 416B composée de Jean Valot, François Peyre, Paul Banzet, Jean Claude Peyre et Jean–Pierre Hertz se sentant menacée, dut s’éloigner de Lunéville et trouva refuge dans une sape de la 1ère Guerre Mondiale à proximité de la forêt de Parroy, sur la commune de Raville. Ils y furent surpris par un détachement de parachutistes allemands qui cantonnait à Einville (Meurthe-et-Moselle) et se rendait au terrain d’exercice de Jolivet.
Jean Valot abattit l’officier qui commandait le détachement, mais rapidement submergés par le nombre, les cinq hommes furent encerclés. Jean Valot fut blessé et fait prisonnier et Jean Claude Peyre fut frappé à mort. Les trois autres maquisards réussissent à s’échapper en entendant la fusillade.
Jules Chrétien n’hésita pas à enfourcher sa moto pour se porter au secours de ses camarades. Il fut intercepté par les Allemands et grièvement blessé. Jean Valot et Jules Chrétien furent transférés à la Feldgendarmerie de Lunéville et atrocement torturés, mais ils ne parlèrent pas. Ils furent retrouvés huit jours plus tard, assassinés dans la Sape du Bois de Saurupt, à Maixe (Meurthe-et-Moselle).
La Citation obtenue décrit toute son action : "Chef d’une équipe d’action immédiate du secteur de Lunéville, a réussi des missions très périlleuses, notamment les sabotages de l’écluse de Crévic et de la voie ferrée Paris-Strasbourg, mort courageusement le 16/08/1944 a Raville-sur-Sânon en tentant de sauver ses camarades cernés par les allemands". Elle lui valut l’attribution de la Croix de guerre
Il obtint la mention « Mort pour la France » et le titre de "Déporté et interné résistant" et fut homologué au grade de sous-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Il reçut la Médaille de la Résistance par décret du 18 mars 1970 publié au JO le 12 mai 1970.
Son nom figure sur le monument aux morts de Raville-sur-Sânon, sur le monument commémoratif aux FFI à Lunéville, et sur une stèle érigée dans le cimetière communal d’Einville-au-Jard (Meurthe-et-Moselle).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article244478, notice CHRÉTIEN Jules par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 24 décembre 2021, dernière modification le 10 janvier 2022.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Service historique de la Défense, AVCC, Caen, AC 21 P 45328 (nc) ; SHD, Vincennes, GR 16 P 130168 (nc) et GR 19 page 6.— Arch. Dép. Meurthe-et-Moselle, Recensement Raville 1926, 6 M 33/444, p. 3 et 4.— Mémoire des Hommes.— Mémorial Genweb.— Geneanet.

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