ENDRESS Georges

Par Jeanne Siwek-Pouydesseau

Né le 29 avril 1914 à Paris (XIe arr.), mort le 2 février 2003 à Taule (Finistère) ; fonctionnaire au ministère des Anciens Combattants ; secrétaire général du syndicat FO du ministère des Anciens combattants, trésorier de la Fédération générale des Fonctionnaires FO de 1954 à 1979.

Fils d’un facteur des Postes, Georges Endress poursuivit ses études jusqu’au brevet de l’enseignement primaire supérieur puis resta un an commis d’architecte avant de faire son service militaire. À son retour, il fut employé dans une entreprise commerciale. Après 1936, il entra comme auxiliaire au ministère de l’Agriculture dans le service chargé d’indemniser les calamités agricoles. À la déclaration de la guerre, Georges Endress fut mobilisé, fait prisonnier et envoyé en Prusse Orientale, dans une ferme. Il retourna en France au moment de la « relève » et revint au ministère de l’Agriculture comme commis titulaire à l’Inspection des courses et du pari mutuel. À la Libération, Georges Endress fut affecté au bureau du personnel du ministère des Prisonniers et Déportés, chargé du recrutement des personnels de catégorie C et D ainsi que du conseil de discipline. Il était rédacteur contractuel détaché, faisant fonction de sous-chef de bureau, et adhéra à nouveau à la CGT.

Après la fusion de son ministère avec celui des Pensions pour créer le ministère des Anciens Combattants, les communistes prirent en main le syndicat ce qui amena Georges Endress à participer à la création de Force ouvrière. Il devint secrétaire général-adjoint puis secrétaire général du syndicat de l’administration centrale du ministère des Anciens Combattants. Il n’était pas permanent et conservait un service « allégé » au bureau du personnel, malgré les critiques de la CGT et de la CFTC sur le cumul d’une activité syndicale avec ces fonctions. En outre, le ministère mettait à la disposition du syndicat un bureau avec deux secrétaires administratifs permanents. Après quelques années, les syndicats de l’administration centrale et des services extérieurs des Anciens combattants fusionnèrent dans un seul syndicat général dont Georges Endress resta le secrétaire général non permanent jusqu’à sa retraite en 1979. Ce syndicat a toujours été majoritaire. Georges Endress adopta des positions communes avec la secrétaire générale du syndicat CGT, Antoinette Rothiot qui, dit-il, a toujours été correcte dans ces contacts.

Georges Endress fut membre du bureau du comité interfédéral des fonctionnaires puis de la Fédération générale des Fonctionnaires FO dont il fut le trésorier de 1954 à 1979. La FGF recevait des syndicats une cotisation relativement faible pour les activités communes et le service de la Nouvelle Tribune des Fonctionnaires. Il siégea pendant une douzaine d’années au Conseil supérieur de la Fonction publique. Georges Endress fut également secrétaire général de la Fédération des administrations centrales Force ouvrière de 1953 à 1978. À ce titre, il siégea au comité national confédéral. Il appartint également au bureau de la Mutuelle des anciens combattants créée en 1948 et en fut le trésorier adjoint jusqu’en 1979.

Georges Endress termina sa carrière comme attaché d’administration centrale, toujours au bureau du personnel des Anciens combattants. Il préféra conserver ses activités syndicales plutôt que de postuler au grade d’attaché principal. Après sa retraite, il participa avec Tribié, Giauque et Vespérini à la création de l’Union des fonctionnaires retraités FO et continua à s’occuper de la gestion de l’immeuble de la FGF, rue des Petites Écuries.

Georges Endress refusa toujours d’appartenir à un parti politique, mais il se considérait comme « de gauche ».

La maladie le contraignit, en septembre 2001, à se retirer dans sa maison bretonne.

Sur le plan personnel, il était divorcé et sans enfant. Il était chevalier de la Légion d’Honneur et officier de l’ordre du Mérite.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24456, notice ENDRESS Georges par Jeanne Siwek-Pouydesseau, version mise en ligne le 6 février 2009, dernière modification le 21 avril 2012.

Par Jeanne Siwek-Pouydesseau

SOURCES : La nouvelle Tribune des Fonctionnaires FO, janvier 2003. — Entretien du 6 novembre 2000 avec l’intéressé. — Jeanne Siwek-Pouydesseau, Les syndicats des fonctions publiques au XXe siècle, Berger-Levrault, 2001. — FO Hebdo, le 12 février 2003.

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