COLOMER Paul

Par André Balent

Cheminot communiste des Pyrénées-Orientales.

Cheminot à la Compagnie des chemins de fer du Midi, Paul Colomer, mutilé de la guerre 1914-1918, avait été en poste à Cerbère (Pyrénées-Orientales). Révoqué, sans doute pour sa participation à la grève de 1920, Paul Colomer était devenu gérant de coopérative à Collioure (Pyrénées-Orientales). En 1922, il était signalé comme étant en liaison étroite avec Jean Parramon, un des dirigeants du Parti communiste à Cerbère. En 1924, il était un des membres du groupe communiste de Collioure (voir Paul Combeau*). Paul Colomer semble avoir joué, après sa révocation, un rôle dans l’organisation du Parti communiste parmi les cheminots de Cerbère. Ainsi, le 17 juin 1924, Paul Colomer présidait, assisté de Granier et de Sire, cheminots « membres du groupe extrémiste de Cerbère », une réunion animée par deux dirigeants syndicaux unitaires, Boué, instituteur révoqué et Vernochet, inspecteur primaire révoqué. (Voir également J. Parramon*, François Salex, Irénée Tolza).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2446, notice COLOMER Paul par André Balent, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 29 janvier 2009.

Par André Balent

SOURCES : Arch. Dép. Pyrénées-Orientales, versement du cabinet du préfet (16 septembre 1959), liasse 111 (PC et CGTU, 1921-1924) rapport du commissaire spécial de Cerbère au préfet des Pyrénées-Orientales (18 juin 1924) ; rapport du chef de brigade de gendarmerie de Port-Vendres, Carcenac, 12 septembre 1924 ; liasse 108 (suspects, année 1920) rapport du commissaire spécial de Cerbère concernant Jean Parramon, 1er septembre 1922. — L’Ordre Nouveau, organe de l’interfédération communiste publié à Toulouse, n° 4, 29 avril 1921.

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