RUFFET Henri, Édouard, Hippolyte

Par Michel Thébault

Né le 3 novembre 1928 à Paris (Seine), mort en action le 19 août 1944 à Cheillé (Indre-et-Loire) ; résistant FFI.

Henri Ruffet était le fils de Léon, Félicien Ruffet âgé de 32 ans gardien de la paix à Paris et de Olga, Raymonde Barthélémy âgée de 22 ans employée au Ministère de la Guerre. Son père né le 9 février 1896 à Évans (Jura) fut mobilisé en avril 1915 dans un régiment d’infanterie. Plusieurs fois blessé, il reçut la Croix de guerre avec étoile de bronze et fut démobilisé le 20 septembre 1919. Devenu gardien de la paix à Paris en 1921, il épousa le 8 novembre 1926 à la mairie du XIVème arrondissement Olga Barthélémy née à Paris(XIVème arr.) le 3 octobre 1906.

A l’été 1944, Henri Ruffet résidait chez ses grands-parents à Bréhémont (Indre-et-Loire), une petite commune des bords de Loire à la périphérie ouest de Langeais. Sans doute avait-il été envoyé là par ses parents pour échapper aux difficiles conditions de vie parisienne.
Dans la deuxième quinzaine du mois d’août 1944, la situation militaire de l’armée allemande sur le front de l’ouest se dégrada brutalement. La IIIème Armée américaine du général Patton, progressant rapidement au nord de la Loire, libéra progressivement les régions situées au nord du fleuve tandis que les unités allemandes en repli essayaient de longer la Loire par le sud, traversant le sud du Maine-et-Loire et de l’Indre-et-Loire, pour tenter d’échapper à l’encerclement. Les groupes FFI, en particulier le groupe ORA de Langeais engagea toute une série de combats à partir du 18 août entre La Chapelle-sur-Loire et Langeais, qui s’achevèrent par de violents combats à Langeais même le 23 août, l’arrivée des troupes américaines dans le secteur le 24 et la libération de Langeais le 25 août en même temps que la libération de toute la rive droite de la Loire. C’est dans ce contexte qu’Henri Ruffet, âgé de 15 ans et demi, décida de s’engager dans la Résistance et prit contact avec les maquis locaux pour participer aux combats. Il fut tué au combat (Mémoire des Hommes) dans des circonstances qui restent à déterminer, le 19 août 1944 à 17 heures, sur la commune de Cheillé, limitrophe de Bréhémont.

Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué FFI. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Bréhémont (Indre-et-Loire).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article244764, notice RUFFET Henri, Édouard, Hippolyte par Michel Thébault, version mise en ligne le 12 janvier 2022, dernière modification le 12 janvier 2022.

Par Michel Thébault

SOURCES : SHD AVCC, Caen, Cote AC 21 P 145330 et SHD, Vincennes, GR 16 P 527710 (nc) — Mémoire des hommes, dossiers d’homologation des formations FFI, ORA groupe de Langeais GR 19 P 37/8 — Arch. Dép. Jura et Paris (état civil, registre matricule) — DVD AERI La Résistance en Indre-et-Loire — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb — État civil Mairie de Cheillé registre des décès 1944 acte n° 16.

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