REBOUILLET Nectaire, Georges

Par Eric Panthou

Né le 1er mai 1908 à Saint-Bonnet-en-Bresse (Saône-et-Loire), mort en service commandé le 10 juillet 1944 à Joursac (Cantal) ; garde mobile ; résistant ?

Fils de François Marcel Rebouillet et de Jeanne Marie Gazeaux, Nectaire Rebouillet avait épousé Louise Paulet et était domicilié à Saint-Bonnet-en-Bresse (Saône-et-Loire). Il était Garde républicain mobile, nommé en mai 1938 à la 4éme Compagnie de Baccarat puis membre en 1944 du 6ème Régiment des Gardes mobiles.
Il est mort le 10 juillet 1944 à Joursac (Cantal). Selon le lieutenant-colonel, commandant l’organe liquidateur de la Garde mobile à Toulouse, Nectaire Rebouillet a été tué alors qu’il était en service commandé.
le 9 juillet, le 2ème bataillon du 1000e rgt de sécurité et le bataillon de reconnaissance 1000 (Aufkl. Abt.1000) ont quitté tôt le matin la vallée de Brezons pour rejoindre Bourg-Lastic et Eygurande via Riom-Es-Montagnes.
Cependant, le 1er bataillon du même régiment est resté ce jour-là pour terminer ses opérations en vallée de Brezons et ne quitta le secteur que le 10 juillet en passant par Pierrefort, puis Les Ternes, avant de rejoindre Saint-Flour et Roffiac en soirée, les deux communes de cantonnement du 1er bataillon jusqu’à son départ pour la Courtine (Creuse) le 13 juillet après-midi.
Ce jour là, 10 juillet, il est certain qu’il n’y aucun ratissage du 1000ème régiment de sécurité du côté de Joursac, et c’est très peu probable que d’autres unités de Jesser s’y soient trouvées.
On ignore donc, en l’absence de consultation de son dossier de militaire mort pour la France, les circonstances exactes de son décès. Son acte de décès a été dressé le 17 juillet sur les renseignements transmis par le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Saint-Flour. Il est décédé le 10 juillet mais sa mort peut être consécutive à une blessure subie la veille ou les jours précédents.
Sur la base Mémoire des Hommes, il est signalé mort au combat.
Comme il n’a pas de dossier FFI, un doute subsiste sur le fait qu’il ait pu être tué dans une opération menée contre la Résistance et non pas pour la Résistance. Une autre hypothèse aurait été que la Résistance l’ait considéré comme dénonciateur des maquisards arrêtés et exécutés à Talizat et Chalinargues les 29 et 30 juin par le 1er bataillon du 1000e régiment. Néanmoins, le fait qu’il soit présenté par son supérieur comme en service commandé, qu’il ait été reconnu « Mort pour la France » et qu’il apparaisse sur la liste nominative des tués, fusillés, déportés non rentrés du département du Cantal, laisse à penser qu’il ne fait pas partie des tués au service du Régime de Vichy.
Il est inhumé dans le carré de corps restitués 39-45 et Indochine du cimetière communal, à Saint-Bonnet-en-Bresse (Saône-et-Loire).
Il a été reconnu « Mort pour la France », par décision du Ministère des anciens combattants en date du 12 août 1947.

Son nom figure sur le monument aux Morts de Saint-Bonnet-en-Bresse, prénommé Georges.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article244765, notice REBOUILLET Nectaire, Georges par Eric Panthou, version mise en ligne le 10 janvier 2022, dernière modification le 10 janvier 2022.

Par Eric Panthou

SOURCES : AVCC Caen, AC 21 P 132342, dossier Nectaire Rebouillet (nc). — SHD Vincennes, GR 19 P 15/1 : liste nominative des tués, fusillés, déportés non rentrés du département du Cantal, dressée en 1947. — Mémorialgenweb. — JORF, 8 mai 1938, p. 5236. — État civil Joursac (en ligne). — Compléments de Laurent Battut sur la Brigade Jesser.

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