FREIS Jean, Pierre, Édouard

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 5 août 1922 à Villers-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), mort à l’hôpital le 5 décembre 1944 à Mirecourt (Vosges) des suites de blessures ; étudiant en médecine ; résistant.

Jean Freis était le fils de René, Pierre Freis, comptable, et de Marguerite, Marie Pottier, institutrice. Il avait une sœur, Renée née en 1916 et un frère Pierre né en 1925 qui sera également résistant.
En 1936 la famille habitait à Badonviller (Meurthe-et-Moselle), René Freis était commerçant et tenait un bureau de tabac, son épouse était toujours
institutrice.
Il était célibataire, étudiant en médecine, et domicilié légalement à Badonviller. En novembre 1942, avec deux autres camarades étudiants, Jacques Lemoine et Claude Carrier, il se rendit au château de Jean Geny, à l’est de Badonviller dans le massif de la Chapelotte pour la réception d’un parachutage d’armes qui n’arriva pas. Ils regagnèrent alors leur Faculté. Son père René organisa une section de parachutage sur le terrain Fauvette, en bordure du chemin vicinal de Saint-Maurice-aux-Forges, à Ancerviller (Meurthe-et-Moselle). L’équipe comprenait les deux fils de René Freis, Jean et Pierre, son gendre prisonnier évadé, le chef de gendarmerie Coupot, Jean Schneider, Pierson et Louis Cunin, ingénieur des TPE, chef du secteur. En juillet 1943, un premier maquis de réfractaires au STO se forma à la Chapelotte avec pour chefs, Jean Freis et Jacques Lemoine. Jean Freis prit le grade d’adjudant major le 4 septembre 1944.
Le 17 novembre 1944, Badonviller fut libérée par les unités de la 2e DB. Jean Freis fut grièvement blessé ce jour-là par éclats d’obus d’une plaie crânienne dans la région pariétale gauche. Il fut évacué en première urgence à l’hôpital de Mirecourt (Vosges), où il décéda le 5 décembre 1944.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et possède un dossier SHD sans l’homologation FFI. Il est classé victime civile par MdH et MGW. Ses services dans la résistance sont compris entre le 15 novembre 1942 et le 30 novembre 1944.
Il obtint une citation à l’ordre du régiment avec attribution à titre posthume de la Croix de guerre le 15 juin 1945.
Son nom figure sur le monument aux morts et dans la chapelle-mémorial, à Badonviller, sur la plaque commémorative 1939-1945 au lycée Ernest-Bichat à Lunéville (Meurthe-et-Moselle et sur la plaque commémorative 1939-1945 de la Faculté de Médecine Paris-Descartes, Paris VIe arr.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article245028, notice FREIS Jean, Pierre, Édouard par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 20 janvier 2022, dernière modification le 20 janvier 2022.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Service historique de la Défense, AVCC, Caen, Cote AC 21 P 344895 (nc) ; SHD, Vincennes, GR 16 P 234468 sans homologation (nc) et GR 19 P 54/9 pages 193, 224, 237, 248 et 269.— Mémoire des Hommes (victimes civiles).— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès demandé).— Recensements de population 6 M 33/576 année 1926 et 33/40 année 1936, p. 20.

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