MONDANGE Jean, Baptiste

Par Nathalie Viet-Depaule

Né le 17 avril 1902 à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), mort le 22 septembre 1972 à Chaville (Hauts-de-Seine) ; conducteur-électricien puis journaliste ; secrétaire général de la JOC.

Fils d’un électricien mineur, Jean Mondange fut embauché, à l’âge de seize ans, aux mines de Blanzy comme apprenti électricien. Tout en travaillant, il suivit les cours des Arts et Métiers où il obtint le diplôme de conducteur-électricien. Après le service militaire qu’il fit en Allemagne (1920-1921), il rejoignit sa famille qui s’était fixée à Mondeville (Calvados) et entra à la Société normande de métallurgie. En décembre 1923, il fut engagé par les Entreprises électriques du Centre puis, en 1925, par la société Grammont. Il avait alors quitté la Normandie pour habiter Paris.

Issu d’une famille profondément catholique, Jean Mondange avait commencé, dès son retour d’Allemagne, à militer à l’Association catholique de la jeunesse française (ACJF) aux côtés du chanoine Lénault, à Caen. Ayant fait la connaissance du Père Guérin, il devint vite un des animateurs de son patronage à Clichy (Seine) qui avait déjà constitué une section de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC). Membre de la commission ouvrière centrale de l’ACJF, il fut élu secrétaire général de la JOC à l’issue de son congrès national qui se tint à Rouen les 22, 23 et 24 avril 1927. Jean Mondange assuma cette fonction jusqu’au 1er février 1932.

Jean Mondange entra ensuite à la Maison de la Bonne presse, créa une page « Jeunes » dans La Croix et dirigea le service de diffusion de cette grande entreprise d’information chrétienne. Il était parallèlement administrateur de La Vie catholique. Il avait dès 1932 adhéré au syndicat CFTC des journalistes.

Mobilisé en 1939, souffrant d’une pleurésie, il revint à Chaville où il était domicilié depuis 1933. Il fut alors chargé aux côtés du père Merklen et d’Alfred Michelin* de la parution de la Croix. Installé d’abord à Bordeaux puis, à dix kilomètres de Limoges, Jean Mondange fit paraître le journal avec un groupe de résistants qui appartenaient à un réseau de renseignements en liaison avec Londres.
A la Libération, après un court passage à la Voix de l’Ouest, il devint jusqu’au 1er mai 1948 gérant de Témoignage chrétien. Membre du MRP, il brigua sans succès un siège de conseiller municipal à Chaville en 1945 et 1947 sur la liste républicaine de résistants et d’indépendants.

Jean Mondange participa ensuite, avec un groupe de publicitaires catholiques, au lancement de la Centrale technique d’informations catholiques (CTIC) qui réalisa affiches, tracts, campagnes du denier du culte ou de constructions d’églises etc... et diffusait Notre courrier. Il en devint rapidement le président, tâche qu’il assuma jusqu’à sa retraite.

Tout en étant rédacteur à l’Association nationale des périodiques catholiques des journaux de province, il publia en février 1952 le premier numéro du mensuel Courrier catholique de l’information. Président depuis 1955 de l’œuvre de la brochure de l’Église (OBE), Jean Mondange lança en 1958 les Notes hebdomadaires de la CTIC et géra jusqu’en 1968 les activités de la CTIC et de l’OBE.

En 1970, il reprit une activité nouvelle à « La vie montante », mouvement apostolique des personnes du troisième âge, dont il fut secrétaire général adjoint. Il fut responsable de son journal.
Jean Mondange avait épousé, en 1933 à Valognes (Manche), Thérèse Fauvel qui soutint toujours ses activités militantes et qui fut elle-même présidente de la Ligue féminine de l’ACJF. Le ménage eut cinq fils. Jean Mondange était titulaire de la Légion d’honneur.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24504, notice MONDANGE Jean, Baptiste par Nathalie Viet-Depaule, version mise en ligne le 11 février 2009, dernière modification le 14 février 2009.

Par Nathalie Viet-Depaule

ŒUVRE : Une industrie nouvelle : la fabrication de l’opinion publique, Édition de l’Hirondelle, 1948-1949, 134 p. — La presse d’aujourd’hui, Édition de l’Hirondelle, 1952, 177 p. — Le chrétien devant la presse d’aujourd’hui, Paris, 1955.

SOURCES : L’apostolat de la jeunesse ouvrière, rapports du congrès national tenu par l’ACJF à Rouen, Librairie de la jeunesse catholique, 1928. — 1937, L’élan jociste. Le dixième anniversaire de la JOC Paris-Juillet 1937, Les éditions ouvrières, 1989. — Le Monde, 27 septembre 1972. — Notes hebdomadaires de la CITC, 2 octobre 1972. — Témoignage chrétien, 28 septembre 1972. — Témoignages de Madame Jean Mondange et de son fils Dominique Mondange. — État civil.

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