SOULAGE Alphonse, Charles [dit Périan] [Dictionnaire des anarchistes]

Par Rolf Dupuy, Dominique Petit

Né le 8 mars 1863 à Lyon (IIe arr. Rhône) ; menuisier ; anarchiste à Paris et à Londres.

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York.

Soulage fut cité comme témoin lors du procès de François qui comparut les 11 et 12 avril 1893, devant la cour d’assises de la Seine, en même temps que Bricout et sa maîtresse, Marie Delange. Francis fut acquitté. En effet, il fut démontré à l’audience que François n’avait pu prêter un veston à Meunier (l’auteur de l’attentat du restaurant Véry) comme le raconta le Père Peinard : « Au moment de la Véryfication, c’est Soulage qui avait le veston sur le dos. Pour plus de preuve, il a apporté le gilet pareil qu’il avait gardé ».
Le 22 avril 1893, Soulage assistait à une soirée familiale d’une centaine de personnes, organisée par les anarchistes, 52 rue Chapon, pour le retour de François.
Le 6 mai 1893, lors d’un meeting de 300 personnes, salle du Commerce, 94 rue du Faubourg du Temple, Soulage annonça que Brunet avait perdu un enfant et invitait les compagnons à assister à l’enterrement.
Le 1er janvier 1894, lors des rafles suivant l’attentat de Vaillant à la Chambre des députés, il avait été l’objet d’une nouvelle perquisition à son domicile 12 rue Pernelle où la police avait saisi une photo de Ravachol, mais il avait été laissé libre.
Le 1er mars 1894, son logement, 22 rue Saint-Claude, était perquisitionné, il était arrêté et inculpé d’association de malfaiteurs. Son dossier à la Préfecture de police portait le n°150.475.
A l’été 1894, il s’était réfugié à Londres, où il avait notamment été hébergé par Delebecque.
Son nom figurait en septembre 1894 sur une liste d’anarchistes établie par la police des chemins de fer en vue d’une surveillance aux frontières.
Il figurait sur l’état récapitulatif des anarchistes au 31 décembre 1894 où il était indiqué qu’il habitait à Londres.
En 1896 il fut arrêté à Paris rue de Turenne. Sur l’état au 31 décembre 1896, il demeurait 66 rue de Turenne et était considéré comme « dangereux ».
Le 29 avril 1897, il se maria à Paris (IIIe arr.) avec Marie, Angèle Assier, couturière.
Sur l’état de 1901, il habitait 54 rue Compans.
En 1898, il fut signalé dans diverses réunions en faveur de Dreyfus.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article245526, notice SOULAGE Alphonse, Charles [dit Périan] [Dictionnaire des anarchistes] par Rolf Dupuy, Dominique Petit, version mise en ligne le 9 février 2022, dernière modification le 2 décembre 2022.

Par Rolf Dupuy, Dominique Petit

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York.
Fiche photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York.

SOURCES :
C. Bantman « Anarchismes et anarchistes… », op. Cit. — Archives Nationales F7/12508 — Archives de la Préfecture de police Ba 78, 1509,1497, 1500 — Notice Ernest, Alphonse, Charles Soulage du Dictionnaire des militants anarchistesLes anarchistes contre la république par Vivien Bouhey, Annexe 56 : les anarchistes de la Seine. — Le Figaro 13 avril 1893 — Journal des débats 1er mars 1893 — Archives de Lyon. Etat civil — Archives de Paris. Etat civil — Le Père Peinard 23 avril 1893.

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