COMBES Maurice, Jean

Par Louis Botella, Marie-Louise Goergen, Gilles Morin

Né le 23 février 1928 à Henrichemont (Cher), mort le 20 novembre 1990 à Fleury-les-Aubrais (Loiret) ; employé ; secrétaire du secteur de Montluçon (Allier) de la Fédération FO des cheminots (1950-1952) ; secrétaire du syndicat FO des cheminots d’Orléans ; militant socialiste SFIO puis du Parti socialiste autonome (PSA) et du Parti socialiste unifié (PSU).

Fils d’employé du chemin de fer, Maurice Combes adhéra le 24 juin 1948, pendant son service militaire effectué à Versailles, au Rassemblement démocratique révolutionnaire (RDR). Employé de bureau à la section de la Voie et des Bâtiments de Montluçon, il devint le 3 décembre 1950 secrétaire du secteur de Montluçon de la Fédération FO des cheminots. Est-ce de lui que parle la Révolution prolétarienne d’octobre 1952 ? : « Dans les Cahiers Pelloutier (juillet-août), un militant des cheminots de Montluçon, Maurice Combes, écrit : « Nous devons de plus en plus nous préoccuper des problèmes qui se posent dans notre entreprise, lesquels surtout à la SNCF ne sauraient rester isolés des problèmes qui se posent dans la nation. C’est ici qu’une certaine tradition libertaire, anarcho-syndicaliste, me semble singulièrement dépassée. Elle favorise un antistalinisme purement négatif qui frise parfois la psychose. On n’a jamais exorcisé les totalitarismes par des mots. Par contre on peut leur barrer la route en faisant œuvre constructive. » Il fut remplacé comme secrétaire du syndicat de Montluçon le 14 décembre 1952, probablement suite à sa mutation pour Vitry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) ou Orléans (Loiret).

Il fut élu membre suppléant du conseil national de la Fédération lors du congrès de l’Union Sud-Ouest, tenu en avril 1952 à Bordeaux. Il exerça par la suite les fonctions de secrétaire de syndicat d’Orléans. Lors de sa réunion du 29 septembre 1958, la situation de Maurice Combes fut examinée par cette instance. Son nom et sa responsabilité syndicale au sein de Force ouvrière furent mentionnés sur les affiches apposées dans les rues d’Orléans par les partisans du « non » au référendum de septembre 1958. Il déclara que cette utilisation fut faite à son insu et l’affaire fut classée. Par la suite, en désaccord avec les orientations fédérales et confédérales, il quitta FO.

Il fut membre du Parti socialiste SFIO et appartint à l’aile minoritaire lors de la guerre d’Algérie. En juin 1957, il fut l’un des signataires de la motion minoritaire (Depreux, Verdier, Mayer, etc) « Qu’on le veuille ou non, tout dépend de l’Algérie ! » pour le congrès de Toulouse. Peu après, le 15 juillet, il écrivait à André Seurat avoir eu l’intention de démissionner mais être demeuré dans le parti en raison de l’action du Comité socialiste d’études et d’action pour la paix en Algérie.

En septembre 1958, Combes participa à la création du Parti socialiste autonome (PSA). Il devint membre de la délégation permanente du PSA lors du congrès de mai 1959. À la suite de la création du Parti socialiste unifié (PSU), il fut élu membre du comité politique national (CPN) en avril 1961. Il collabora régulièrement à Tribune socialiste pendant les années 1961 et 1962. Lors du congrès du PSU en janvier 1963 à Alfortville (Seine, Val-de-Marne), il appartint au courant B (nom donné à la motion B), devenu majoritaire au CPN et fut désigné, le 3 février de la même année, comme responsable adjoint de l’organe du parti. En avril suivant, membre du bureau national, il fut chargé de la responsabilité du parti au sein des entreprises. Il fut réélu en novembre.

En 1967, il fut signataire du texte « Le parti devant la perspective de la gauche unie » pour le congrès de 1967, paru dans Tribune socialiste le 27 avril 1967. À la suite du congrès, il appartint au courant minoritaire au sein du CPN. Il protesta dans un article paru le 11 janvier 1968 dans l’organe du parti contre l’exclusion de Jean Poperen.

Il fut candidat du PSU lors des élections législatives de 1962 dans le département de la Seine, des élections cantonales en 1964 à Orléans et en 1967 dans le Calvados.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2457, notice COMBES Maurice, Jean par Louis Botella, Marie-Louise Goergen, Gilles Morin, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 25 janvier 2011.

Par Louis Botella, Marie-Louise Goergen, Gilles Morin

SOURCES : Arch. Fédération FO des cheminots (fonds André Mourlanne, transmis par Michel Gi). — Archives A. Seurat. — Arch. Jean Risacher. — Fichier RDR. — Fichiers adhérents du PSU. — Le Rail syndicaliste, 1952, juin 1954-1964. — Tribune socialiste, n° 41, 2 février 1963. — Les élections législatives 1962 et 1967, La documentation française. — Comptes rendus des congrès confédéraux de 1952 et 1954 de la CGT-FO. — Informations transmises par Maurice Lepoint. — Louis Botella, FO chez les cheminots..., op. cit. — État civil.

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