MAGNE André, Pierre, Abel

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 4 octobre 1918 à Bordeaux (Gironde), exécuté sommairement le 13 juillet 1944 à Caixon (Hautes-Pyrénées) ; militaire de carrière ; résistant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

André, Pierre, Abel Magne était le fils de Pierre Magne, instituteur, et d’Augusta, Maria Girard, son épouse, tailleuse.
Il épousa Andrée, Jeanne, Marie Durdos le 5 mars 1943 à Auch (Gers).
André Magne était domicilié à Lectoure (Gers). Il était officier de carrière et membre de l’ORA. Il s’engagea dès sa création au corps franc pyrénéen fondé le 17 novembre 1942 par le capitaine André Pommiès de l’ORA. L’unité deviendra célèbre sous le nom de corps franc Pommiès (CFP).
Il appartenait à la brigade de Clerck ainsi que Jean Seguin et les frères Danzas.
En juillet 1944, près du lieu-dit La Tuilerie, à Caixon, le bataillon Reboul était en mission de réception d’un parachutage des Alliés pour le maquis. Les avions survolèrent les lieux deux nuits de suite mais ne larguèrent aucun matériel. Les hommes attendirent jusqu’à l’aube puis regagnèrent La Tuilerie. Prévenus à la suite d’une dénonciation, les Allemands investirent La Tuilerie et firent prisonniers André Magne, Marcel et Paul Danzas et Jean Seguin. Malgré la torture qu’ils subirent courageusement, les quatre résistants ne parlèrent pas. Le 13 juillet 1944 en fin de matinée, ils furent abattus d’une balle dans la tête.
André Magne obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué au grade de capitaine des Forces françaises de l’intérieur (FFI par décret du 27/12/1945.
Il fut élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur et obtint la Citation suivante avec attribution de la Croix de guerre à titre posthume : "Jeune officier dynamique plein de flamme, qui s’est donné entièrement à la cause de la Résistance. D’une rare valeur et d’une grande bravoure, toujours volontaire pour les missions périlleuses, spécialisé dans la réception des parachutages, a assuré pendant plus d’une année le service de plusieurs terrains, dirigeant ses équipes, recevant et transportant les armes, assurant leur conservation. A été tué au Champ d’Honneur le 13 juillet 1944 à Caixon (65) en attendant le service d’un terrain de parachutage."
Son nom figure sur les monuments aux morts, à Auch, Lectoure (Gers) et Caixon, sur la stèle commémorative à l’orée du plateau de Lamayou, près de La Tuilerie, à 800 mètres à l’Ouest de Caixon portant l’inscription : "Souvenez-vous qu’en ce lieu furent torturés et fusillés par les barbares nazis le 13 juillet 1944 A. MAGNE et D. SEGUIN pour la Libération de la France" ainsi que sur le Mémorial du Corps franc Pommiès, à Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article246411, notice MAGNE André, Pierre, Abel par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 16 mars 2022, dernière modification le 16 mars 2022.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Service historique de la Défense, AVCC, Caen, Cote AC 21 P 84880 (nc) et SHD, Vincennes, GR 16 P 383172 (nc).— "La Dépêche.fr" du 15 mars 2022, Caixon : mémoire vivante pour l’armée des ombres.— Mémoire des Hommes.— Mémorial Genweb.— État civil Bordeaux section 3, acte de naissance n° 973.

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