BISWANG Jean Louis [Pseudonyme dans la Résistance : Capitaine BÉRANGER]

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 28 octobre 1919 à Montauban (Tarn-et -Garonne), blessé au cours d’une action résistante le 13 juin 1944 à Astaffort (Lot-et-Garonne) puis mort à l’hôpital d’Agen (Lot-et-Garonne) le 16 juin 1944 ; officier ; résistant du Corps franc Pommiès (CFP) homologué FFI.

Jean Louis Biswang était le fils d’Etienne Eugène Philibert Antoine Biswang et de Germaine Yvonne Marie Fernande Lapataire. Il était célibataire et domicilié 114, rue du Bac à Paris (VIIe arr.)
Il entra à l’École de Cavalerie de Saumur, d’où il sortit le 20 avril 1940 et participa à la campagne de France de mai/juin 1940.
Après la dissolution de l’armée d’armistice, il fut reclassé dans les "Équipes Nationales" dans les Hautes-Pyrénées, avec dans la clandestinité le pseudonyme de Capitaine BÉRANGER.
Il fut rattaché au Corps franc Pommiès, Groupement Nord-Ouest (Le Magny) Bataillon Estreguil et compagnie de Caudecoste, où ses services furent homologués du 1er au 13 juin 1944.
Le 13 juin 1944, en représailles à des actions locales de la Résistance, la Milice procéda à l’arrestation dans le bourg d’Astaffort de plusieurs otages soupçonnés d’appartenir à la Résistance. Au cours de leur transfert vers Agen, le convoi tomba dans une embuscade tendue par un groupe de maquisards sur la route nationale 21, vers la ferme de Château Martin, à Astaffort.
Les miliciens reçurent le renfort de soldats de la Wehrmacht et un véritable bataille rangée s’ensuivit. Jean Biswang fut grièvement blessé au cours de l’affrontement et décéda des suites de ses blessures quelques jours plus tard, le 16 juin à l’hôpital Saint-Jacques, avenue de Layrac, à Agen (Lot-et-Garonne).
Il obtint deux citations à l’Ordre du jour du Corps d’Armée dont une pour sa conduite au feu au cours de la campagne 1939-1940 : «  Officier d’une audace impétueuse, animé d’un ardent patriotisme, artisan, dès la première heure, de la préparation à l’insurrection nationale contre l’envahisseur. Est tombé héroïquement à la tête de ses hommes le 13/06/1944 à Astaffort (Lot-et-Garonne) après avoir fait face courageusement à un ennemi particulièrement mordant et très supérieur en nombre et en armement. Bel exemple d’abnégation et de sang-froid, chef valeureux et aimé de ses hommes.  »
Le décès fut établi par un jugement rectificatif rendu par le Tribunal civil de première instance d’Agen en date du 22 août 1945.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué au grade de capitaine par Décret du 19 janvier 1946.
Il fut élevé à titre posthume au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur.
Dans la base de Mémoire des Hommes, la Médaille de la Résistance a été attribuée à un dénommé BISWANG sans prénom par décret du 03 août 1946 publié au JO du 13 octobre 1946.
Son nom figure sur la stèle et la plaque commémoratives, à Astaffort (Lot-et-Garonne), sur le monument commémoratif du Lycée Ambroise-Paré, à Laval (Mayenne), sur le Mémorial Corps franc Pommiès, à Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées) et sur les plaques commémoratives de la mairie et de l’église Saint-François-Xavier, à Paris (VIIe arr.)


Voir monographie Astaffort (Lot-et-Garonne), 13 août 1944

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article246612, notice BISWANG Jean Louis [Pseudonyme dans la Résistance : Capitaine BÉRANGER] par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 25 mars 2022, dernière modification le 23 juin 2022.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Service historique de la Défense, Caen, Cote AC 21 P 23847 (nc) et SHD, Vincennes, GR 16 P 61616 (nc) ; GR 19 P 47/18, p. 14.— "LADEPECHE.fr" du 24 mars 2022 Agen. Astaffort commémore les combats du 13 juin 1944.— Mémorial Genweb.— Mémoire des Hommes. — Notes de Gilles Alfonsi.

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