CHARPIOT Michel, Georges

Par Michel Thébault

Né le 19 décembre 1925 à Bruay-en-Artois aujourd’hui Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), exécuté sommairement le 1er septembre 1944 à Bruay-en-Artois (Pas-de-Calais) ; résistant FTPF.

Michel Charpiot était le fils d’Ernest, Louis, François Charpiot (né le 27 juin 1901 à Hesdin, Pas-de-Calais) mineur et d’Anna, Jacqueline, Laurencia Passepont (née en 1904 à Rollencourt, Pas-de-Calais). Ses parents s’étaient mariés le 12 septembre 1925 à la mairie de Rollencourt et Michel né en décembre fut l’aîné d’une nombreuse fratrie (au moins 12 enfants nés entre 1925 et 1944). Au recensement de 1936 de Bruay-en-Artois la famille composée alors des parents et de six enfants résidait 30 rue de Bretagne et Ernest Charpiot était mineur, employé par la Compagnie des mines de Bruay.
 
Michel Charpiot s’engagea dans la Résistance à l’été 1944 au sein des FTPF (le dossier d’homologation de la formation FTPF indique le 1er août 1944 comme date d’entrée dans le mouvement). Le 1er septembre 1944, alors que les troupes allemandes accéléraient leur retraite, les différents mouvements de résistance de Bruay-en-Artois et des communes voisines, se mirent d’accord pour lancer un mot d’ordre de soulèvement général. Le 31 août 1944, la Kommandantur de Bruay évacua la ville. Dans la nuit les groupes de résistants entrèrent en action et occupèrent la ville. Aussitôt, dans toute la ville, la Résistance s’attaqua aux différents objectifs désignés et aux convois allemands qui repartaient vers la Belgique. Le 1er septembre, l’hôtel de ville fut occupée par les résistants, cinq soldats allemands fait prisonniers y furent également amenés. Dans la soirée, une unité allemande pénétra dans Bruay et investit l’hôtel de ville pour libérer les prisonniers abattant de nombreux résistants présents. Michel Charpiot âgé de 18 ans, fit partie des victimes de ce massacre.
 
A la demande de sa mère et en hommage à son frère Michel, le Général De Gaulle accepta de prendre pour filleul à sa naissance en 1944 Jean Marie Charpiot.
 
Il obtint la mention « mort pour la France » et fut homologué FFI. Il reçut à titre posthume la Médaille de la Résistance par décret du 18 janvier 1968. Son nom figure sur la plaque commémorative 1939 – 1945 de la mairie de Bruay-en-Artois sous l’inscription : « Souvenez-vous dans cet hôtel de ville les fascistes allemands assassinèrent le 1er septembre 1944 ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article246908, notice CHARPIOT Michel, Georges par Michel Thébault, version mise en ligne le 2 avril 2022, dernière modification le 2 avril 2022.

Par Michel Thébault

SOURCES. SHD, AVCC, Caen, Cote AC 21 P 42571 et SHD Vincennes, GR 16 P 121860 (nc). — Mémoire des Hommes, dossiers d’homologation des formations FFI, groupe FTPF GR 19 P 62/2. — Arch. Dép. Pas-de-Calais (état civil, recensement). — Mémoire des Hommes. — Mémorial Genweb.

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