ESTIBOTTE Jules [ESTIBOTTE Pierre, Jules]

Par André Balent

Né le 14 janvier 1876 à Lescun (Basses-Pyrénées, Pyréénes-Atlantiques) ; mort le 29 novembre 1963 à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ; professeur ; syndicaliste CGT des Pyrénées-Orientales ; maréchaliste, cadre de la Légion française des combattants des Pyrénées-Orientales.

Jules Estibotte était le fils de Jean Estibotte, brigadier des douanes, et d’Anne, Hélène, Julie née Soubie, âgés respectivement de vingt-six et vingt-deux ans en 1876. Lescun, sa commune natale, est un village pyrénéen du haut Béarn, dans la vallée d’Aspe. Il se maria à Bourg (Gironde ?) le 7 août 1906 avec Ruffine, Marie, Anne Casaubon qui lui survécut.

Jules Estibotte était un militant du syndicat CGT des professeurs des Écoles normales de Perpignan (Pyrénées-Orientales). Il exerçait, en qualité de professeur d’espagnol, à l’École normale de garçons de Perpignan. Il fut également économe de cet établissement.

Jules Estibotte eut une fille qui exerça plus tard la profession de médecin. Son syndicat, pendant longtemps affilié à la Fédération autonome des fonctionnaires, adhéra à l’UD-CGT des Pyrénées-Orientales en 1928 (lorsqu’une partie de cette fédération décida d’intégrer les rangs de la CGT). Louis Costes était le secrétaire du syndicat des professeurs des Écoles normales de Perpignan lorsque cette organisation adhéra à l’UD-CGT. Il l’était toujours en 1929. En 1928 et, en 1929, le syndicat des professeurs d’École normale prit 84 timbres à la trésorerie de l’UD. Jules Estibotte et Louis Costes furent délégués de leur organisation au XVIe congrès de l’UD-CGT des Pyrénées-Orientales (22 juillet 1928) et étaient tous deux membres titulaires du comité général de la Bourse du Travail de Perpignan en 1929 et 1930.

En 1929, Jules Estibotte siégea à la « commission d’études et du journal » de cet organisme et y fut élu le 24 janvier 1930 (voir aussi Marty*). En 1937, il était président de l’association des anciens prisonniers de guerre (1914-1918). Retraité, professeur honoraire, il habitait en 1939 à Perpignan, 42 rue Claude-Bernard, maison où il mourut.

Après 1940, il fut trésorier général du comité départemental de la Légion française des combattants. Il l’était encore en 1942 (voir Gaudérique Sola*).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24703, notice ESTIBOTTE Jules [ESTIBOTTE Pierre, Jules] par André Balent, version mise en ligne le 24 février 2009, dernière modification le 7 septembre 2019.

Par André Balent

SOURCES : Arch. dép. Pyrénées-Orientales, 2 M 263, listes électorales, Perpignan, 1939. — Arch. Com. Perpignan, état civil, acte de décès. —Arch. Com. Lescun, état civil, acte de naissance. — L’Action syndicale (mensuel des syndicats confédérés de Perpignan et des Pyrénées-Orientales), juillet 1928, août 1928, février 1929, septembre 1929, février 1930. — Ramon Gual, Jean Larrieu, « Vichy, l’occupation nazie et la résistance catalane », Prades, IIa ; « Els Alemanys fa (pas massa)… temps », Terra Nostra, 91-92, 1996, p. 288. — Annuaire-Guide des Pyrénées-Orientales, Nîmes, Chastanier et Alméras, 1937. — Almanach de la Légion française des combattants, édition spéciale des PO, s.d., Ibidem, 1942. — Témoignage d’Aimé Lloubes, instituteur retraité des Pyrénées-Orientales (26 août 1983).

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