BERNHEIM Rose, Germaine, née NETTER [Pseudonyme dans la Résistance : Robine]

Par Benoît Prieur, Jean-Luc Marquer

Née le 14 février 1886 à Vézelise (Meurthe-et-Moselle), exécutée sommairement le 20 août 1944 à Saint-Genis-Laval (Rhône, Métropole de Lyon) ; commerçante ; résistante du réseau Gallia, homologuée Forces françaises combattantes (FFC) et internée résistante (DIR).

Germaine BERNHEIM
Germaine BERNHEIM
Photo : Geneanet, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

D’une famille juive, Rose, Germaine Netter était la fille d’Abraham Netter, négociant, et de Babette Bloch, son épouse. À sa naissance, la famille habitait à Vézelise (Meurthe-et-Moselle).
Elle se maria le 2 avril 1906 à Toul (Meurthe-et-Moselle) avec Joseph Katz (1878-1943) déporté et décédé à Auschwitz. Il eurent trois enfants Fanny, Alice Katz (1907-1995), Jean-Paul Katz (1908-1984) et Hélène Katz (1912-1996). Ils habitèrent de 1908 à 1929 à Paris. Ils divorcèrent en 1928 ou 1929.
Elle se remaria le 30 octobre 1929 à la mairie du Xe arrondissement de Paris avec Pierre Bernheim. L’acte de mariage indique qu’elle était alors commerçante.

Ils habitèrent à Paris, puis à Roanne (1942) puis à Lyon (à partir de juin 1943) où ils furent tous les deux impliqués dans la résistance. Elle était agent P2 au sein du réseau Gallia.

Elle fut arrêtée avec son mari Pierre Bernheim le 4 août 1944, 5 quai des Étroits à Lyon 5e arr. (Rhône, Métropole de Lyon), et internée au réfectoire des femmes de la prison Montluc à Lyon.
Germaine Bernheim fut exécutée sommairement le 20 août 1944 au fort de Côte-Lorette à Saint-Genis-Laval (Rhône, Métropole de Lyon), avec environ 120 autres maquisards, abattue au pistolet mitrailleur dans la maison du gardien. Son mari fut exécuté le même jour sur le terrain d’aviation de Bron.
Elle obtint la mention « Morte pour la France » et fut homologuée résistante, sous-lieutenant des Forces françaises combattantes à titre posthume avec prise de rang au 1er juin 1944 (arrêté du 16 avril 1947, publié au JORF du 29 avril 1947, p. 4053).
Elle fut décorée de la Croix de guerre 1939-1945 et de la Médaille de la résistance avec rosette (décret du 24 avril 1946 et publication au JO le 17 mai 1946). Son nom est inscrit sur le caveau des Martyrs dans le fort de Côte-Lorette à Saint-Genis-Laval.
Une plaque commémorative en l’hommage à Pierre et Germaine Bernheim a été apposée 5 Quai des Étroits à Lyon, lieu de leur arrestation.

Le Mémorial de la Shoah à Paris et Yad Vashem à Jérusalem (Israël) la recensent parmi les victimes de la Shoah.


Voir : Saint-Genis-Laval, fort de Côte-Lorette (20 août 1944)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article247211, notice BERNHEIM Rose, Germaine, née NETTER [Pseudonyme dans la Résistance : Robine] par Benoît Prieur, Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 12 avril 2022, dernière modification le 19 avril 2022.

Par Benoît Prieur, Jean-Luc Marquer

Germaine BERNHEIM
Germaine BERNHEIM
Photo : Geneanet, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 424 690 (nc). — SHD, Vincennes, GR 16 P 442410 (nc). — Mémoire des Hommes (base des médaillés de la Résistance). — Mémorial GenWeb. — Geneanet. — JORF, Gallica. — Ass. des rescapés de Montluc, Les 15 derniers jours des internés à Montluc, 9-24 août 1944, aoÛt 2019. — Mémorial de la Shoah, Paris. — Yad Vashem, Jérusalem (Israël). — État civil, acte de naissance n°5, acte de mariage n°1552 (Paris Xe).

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