RENAC Jean, Jules

Par Emeric Tellier

Né le 29 juin 1903 au Pré-Saint-Gervais (Seine, Seine-Saint-Denis), mort le 23 avril 1993 à Eaubonne (Val-d’Oise) ; ajusteur ; adhérent à la CGT ; adhérent au PCF.

Jean Renac
Jean Renac
Jean Renac

Petit-fils de communard, Jean Renac vit le jour au domicile de ses parents au 7 rue Charles Nodier au Pré-Saint-Gervais. Son père, Jean, Pierre Renac est un tailleur sur cristaux de 27 ans, sa mère, Louise, Désirée Caron, est âgée de 23 ans.

Après la mort précoce de ses parents, il prit en charge ses frères et ses sœurs. En 1919, il fut embauché chez Clément-Gladiator, à Levallois-Perret (Seine, Hauts-de-Seine), une usine pionnière de la construction automobile en France. La même année, il prit sa carte à la CGT et participa à sa première grève, pour l’application des huit heures, le 1er mai 1919. En 1920, il fut licencié après s’être investi dans la grève des cheminots.

En mai 1921, il adhéra aux Jeunesses communistes. Il diffusait L’Avant-garde et s’occupa des groupes d’enfants « Les Pupilles ». En 1922, il intégra le Parti communiste français (PCF). La même année, il fut embauché comme ajusteur chez Citroën, quai de Javel à Paris (XVe arr.). Dans les mois suivants, il participa à une grève qui lui valut d’être licencié. En 1925, il fut embauché chez Motobécane à Pantin (Seine, Seine-Saint-Denis) où il a formé une section syndicale, avec quinze ouvriers. Il était également secrétaire de la cellule PCF des usines Motobécane, Marchal et Electro-Mécanic de Pantin.

En 1925, il s’est occupé de la formation des premiers groupes de pionniers, et plus particulièrement du groupe nord. Il a participé au congrès des dirigeants de groupes d’enfants en 1926, dont il a rédigé un compte-rendu pour les Cahiers du bolchévisme.

Cette année-là, il effectua son service militaire avant d’être rapidement ajourné, puisque soutien de famille. Licencié à son retour, il a alors travaillé dans le bâtiment.
En 1927, il conduisit une première délégation d’enfants en Union soviétique avant de participer, trois ans plus tard, à la création d’un camp de jeunes travailleurs dans l’Yonne dont il fut le directeur. La même année, il fut élu secrétaire permanent du syndicat CGTU du bâtiment de Paris, puis secrétaire général en 1931. Il fut alors désigné membre du bureau de la Fédération CGTU du Bâtiment jusqu’en 1934.

À la Libération, il travailla dans une entreprise nationalisée, les Ateliers Aéronautiques de Colombes (Hauts-de-Seine), où il participa à la reconversion de l’entreprise ainsi qu’aux luttes pour la survie de l’industrie aéronautique nationale.
En 1951, il fut appelé à diriger une maison d’enfants dans l’Oise, désigné par les œuvres de la Résistance. Ensuite, sa carrière professionnelle et son activité militante se déroulèrent dans diverses entreprises de la métallurgie pour s’achever, avant son passage à la retraite, dans une entreprise de compresseurs à Gennevilliers (Sine, Hauts-de-Seine) où il était délégué du personnel.

En 1969, avec Louis Gatignon, il constitua la section interprofessionnelle des retraités de Gennevilliers. En 1970, il fut élu membre du bureau de l’Union des syndicats CGT des travailleurs de la Métallurgie (USTM) des Hauts-de-Seine, avec comme responsabilité l’organisation des retraités de la métallurgie dans le département. Il est l’un des fondateurs de l’Union confédérale des retraités (UCR).

Jean Renac participa, dès 1974, au collectif des retraités et pré-retraités de la Fédération CGT des travailleurs de la Métallurgie, avant d’être élu au bureau lors de la première conférence nationale (1975), puis au secrétariat lors de la seconde conférence nationale (1979), aux côtés de Roland Deloire, René Imont et René Dubois. Il quitta le secrétariat et le bureau de l’Union fédérale des retraités (UFR) de la Métallurgie en 1986, à l’occasion du second congrès. Il est resté membre du conseil national de l’UFR jusqu’en 1992. Il était alors syndiqué à la section des retraités et préretraités de l’entreprise Chausson, à Gennevilliers.

Il fut conseiller municipal communiste de la ville de Colombes (Hauts-de-Seine).
Jean-Louis Fournier, secrétaire général de la FTM-CGT, rappela dans un courrier adressé à l’UFR Métallurgie qu’il aimait répéter : « Toute chose compte, même les plus petites, il faut savoir écouter que nous disent les camarades. »

Il est inhumé au cimetière nouveau d’Eaubonne.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article247273, notice RENAC Jean, Jules par Emeric Tellier, version mise en ligne le 15 avril 2022, dernière modification le 16 avril 2022.

Par Emeric Tellier

Jean Renac
Jean Renac
Jean Renac

SOURCES : Arch. FTM-CGT. — L’Humanité, 1925-1926, 1932. — Les Cahiers du bolchévisme, 25 février 1926. — UFR Activité, 1983, 1993. — Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, n° 79, 2000. — État-civil en ligne. — Registre-matricule (non consulté : 1er bureau, classe 1923, n° 4834).

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